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 alaska • if you can't hide it, just throw some fucking glitters all over it

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Aaron Reitman // Alaska Caldwell
Gayer than the fire island production of rent.

Jinkx Monsoon

Âge : 26 ans.
Date et lieu de naissance : Aaron est né le 20 septembre 1990 à Boston, Massachusetts. Il a passé toute son enfance là-bas avant de déménager en Thaïlande pour le travail de son père. Le personnage d'Alaska est néanmoins beaucoup plus récent et n'a été officiellement créé qu'aux alentours de sa majorité lorsqu'il a déménagé à New York pour lancer sa carrière.  
Orientation sexuelle : C'est assez compliqué de faire plus représentatif de la communauté LGBTQ. Car Aaron est clairement un altersexuel pur et dur refusant d'être rangé dans la catégorie de gay et de genderqueer. M'enfin, ça n'empêchera pas que vous le verrez rarement - si ce n'est jamais - avec une femme et que ses pronoms personnels changeront en fonction de son humeur.
Statut marital : Célibataire volage qui ne se prive absolument pas.
Métier : Drag queen couvrant les activités de couturier, maquilleur, acteur et performer. Alaska est en plus à l'affiche d'une représentation d'Hedwig and the Angry Inch.

who are you?

Alaska est la forme artistique d’Aaron lui permettant d’exister pleinement sans se poser de questions. Parce que clairement, Aaron n’a jamais été un gamin calme du genre à passer inaperçu et sans aucune imagination. Alors forcément, ça ne lui a pas tout le temps été bénéfique et il a longtemps été limité dans sa forme d'expression – thank you America for being so open-minded. Alors la création d’Alaska s’est faite peu à peu de manière très naturelle. Elle s'est imposée auprès de tous et apparait aujourd'hui comme quelqu’un de fearless qui adore être au cœur de l’attention et qui assume pleinement la personne qu’elle est sans se poser de questions pour le montrer aux yeux des autres. C’est un peu un alien venu d’une planète 100% glamour qui est sur tous les bons plans gays/queers nocturnes et qui vit sa vie à fond sans aucune difficulté en restant parfaitement concentré sur son rôle d'Hedwig. Alors non, Aaron n'a pas toujours eu la belle vie, n'a pas pu s'exprimer autant qu'il le souhaitait, mais Alaska a su prendre la relève au point d'effacer Aaron de sa vie. Après tout, c'est ce qui lui fallait pour se sentir enfin à sa place et lui permettre qui sait de révolutionner le monde du drag comme d’autres ont pu le faire avant. Beaucoup d'ambition pour une seule et même personne, mais Alaska n'a pas l'intention de tout laisser tomber maintenant.




Caractère

Si on ne devait retenir qu’un seul mot d’Alaska pour la définir, ce serait sans aucun doute ‘artistique’. L’ensemble de sa carrière s’est construit autour de ce qu’elle avait à montrer, sans s’autoriser la moindre autocensure pour rentrer dans un cadre plus acceptable. Alors elle a tout construit de ses propres mains, à l’aide d’une intelligence indéniable et d’un sens du travail acharné, pour obtenir ce qu’elle souhaitait en tant que drag queen sans cacher le moins du monde son côté parfois vulgaire, borné, médisant et grande gueule. Et au final, elle est plutôt fière de ce qu’elle a pu accomplir jusque-là. Elle ne s’est pas laissée abattre, et a même réussi à contourner pas mal d’obstacles en se les appropriant pour mieux se renforcer. En d’autres termes, Alaska est quelqu’un d’indépendante et extravertie qui n’a besoin de véritablement personne pour avancer. Bien sûr, elle a besoin de ses amis et de ses proches dans la vie de tous les jours mais elle n’aura aucun problème pour se débrouiller dans la vie en n’hésitant pas à refuser leur aide, ce qui peut parfois la rendre un peu trop fière et réservée dans ses sentiments.

Mais en fin de compte, elle se reconnaît pas mal dans le personnage d’Hedwig. Tout comme elle, Aaron est parti à l’inconnu pour échapper d’un quotidien étouffant dans lequel elle ne se reconnaissait pas pour embraser une nouvelle identité lui permettant de redémarrer à zéro. Et sans doute garde-t-elle également un côté idéaliste et un brin engagé dans ce qu’elle juge juste et nécessaire – à commencer par les droits de sa communauté – en espérant un jour obtenir gain de cause et d’avoir autant de portée et d’influence que RuPaul.


Groupe / Musical

Aaron ne s’est jamais caché pour sa passion des musicals tout simplement parce que les spectacles de Broadway représentaient au mieux la forme artistique qu’il affectionnait et dont il espérait se rapprocher un jour. Le jeu d’acteur, le chant, la danse, et tout le travail en backstage pour créer les costumes et le maquillage des acteurs, rien ne le laisse vraiment indifférent. Alors en soi, Les Mis, Le Roi Lion, Chicago et Grease, ça ne fait pas tellement de grandes différences pour lui. Surtout parce qu’ayant longtemps bossé en backstage pour plusieurs shows différents, il n’a jamais été exclusif dans sa dévotion pour Broadway. Toutefois, Chicago est celui qui lui tient le plus à cœur pour la simple et unique raison qu’il a performé un bon nombre de fois Cell Block Tango et All That Jazz en tant qu’Alaska. Il faut croire que le droit des femmes et le Chicago des années 20 sont des causes qui lui parlent. Raison un peu trop simple mais qui suffit amplement, surtout pour une drag queen.  






Et toi? T'es qui?
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Story of my life

Why drag?


‘Honestly, it just happened to me one day when I was a teenager. I never really planned to do so but while watching the other kids having fun on stage – cause as you may know I’m a theater kid –, I just couldn’t help myself but imagine me doing more than costumes, wigs and makeup. Because what does a fag do backstage? He always thinks he can do the role onstage much better than the person doing it. And I always noticed how different my style was from the other kids and well, I also spent ten years of my life in Thailand… so it just helped me to go onstage as a woman. After all I guess drag is just a creative outlet and it has allowed me to be the person I wanted to become, it is just a reflection of my artistry. And I actually really love being a drag queen and I wish more people would consider it as a form of art. But I guess it just doesn’t make any sense to most people as they only see us as men spending all their money to wear clothes of the opposite gender – which is totally cishet shit if I may say. But whatever, it’s just intrinsic to the person I am and a way to express my freedom of speech, even if it’s just an illusion. I don’t really know how to explain it correctly to be honest, there are so many forms of drag and I just love the person I am today thanks to it. It’s so powerful and transformative, and it also allows to raise awareness about different LGBTQ issues which is really important for our community. So why should I not be proud of being a drag queen?’


Il était probablement vrai que les gens ne comprenaient rien. Qu’ils étaient trop enfermés dans ce qu’ils connaissaient déjà pour se laisser aller à l’inconnu et à une forme d’art à laquelle ils n’avaient jamais été confrontés. Et peut-être qu’en fin de compte ils ne méritaient pas de s’en approcher uniquement pour la simple raison que ça détruirait la magie du drag pour ceux qui l’appréciaient. Car qu’on se le dise clairement, on pouvait bien dire ce qu’on voulait mais il n’en restait pas moins que le drag restait toujours aussi incompris et déformé. Mais qui ça pouvait bien déranger ? Les queens n’avaient jamais demandé l’approbation à qui que ce soit pour faire ce qu’elles avaient à faire, il suffisait de regarder Paris Is Burning - ou bien RuPaul's Drag Race dans une toute autre mesure - pour le comprendre et s'éduquer sur la question. Et Alaska comptait bien faire perpétuer la tradition quitte à en rajouter des caisses juste pour le plaisir de déranger. Après tout, if you can’t hide it just throw some fucking glitters all over it.

Boston, Massachusetts (1990-1995) + it's not that I do what I shouldn't, I do what Hollywoodn't.

Il fallait éviter à tout prix de tomber dans un cliché nauséabond en voulant s’écarter d’un cadre de vie déjà tracé d’avance. C’était la leçon qu’Aaron avait comprise dès son plus jeune âge. Ne pas poser de problème, paraître tout ce qu’il y avait de plus normal et être heureux dans ce qu’on lui tendait sur un plateau d’argent depuis sa naissance. Voilà tout ce qu’on attendait de lui. Et autant dire qu’à première vue, l’offre n’avait rien de repoussant. Après tout, la famille Reitman n’était pas la plus à plaindre et avait même une certaine influence dans le monde des affaires de Boston voire du Massachusetts dans son ensemble. Car mis à part son côté quelque peu classique et religieux, on ne pouvait rien enlever au reste du caractère normal et complaisant de cette famille. Du moins, c’était uniquement lorsqu’on se limitait à ces fameuses apparences dont l’Amérique semblait être si friande. En même temps, que pouvait-on bien faire face à Isaac Reitman, avocat brillant et réputé à travers le pays auprès de ses pairs, respectueux de ses traditions juives, et efficace dans tout ce qu’il entreprenait ? Ça semblait juste improbable de remporter la moindre bataille, ce n’était pas comme si personne n’avait tenté de le déstabiliser. Car il était tout de même bien aisé de se rendre compte que tout son cadre de vie avait été construit dans les moindres détails. Mariage parfait, carrière parfaite et apparences parfaites ne pouvaient que mener à une vie sans embuches, right ? Il fallait bien avouer que l’homme ne s’y était pas trompé et avançait avec une fierté arrogante sur son visage sans aucune hésitation. Alors en grandissant, Aaron avait appris à ne pas contredire son père, à ne pas remettre en cause cette belle illusion de perfection créée par ses soins et dégagée avec une facilité déconcertante faisant pâlir de jalousie ses concurrents. Alors aussi bien la femme que le fils Reitman restaient coincés dans ce modèle imposé par la figure paternelle. C’en était assez ironique, si ce n’était pas hypocrite d’ailleurs. Ne pas vouloir tomber dans le cliché alors que c’était tout ce qu’ils arrivaient à représenter aux yeux des autres. Papa était un riche avocat juif, maman s’occupait du petit sans possibilité de devenir autre chose que la parfaite femme au foyer compatissante et débordée par son envie de remplir intelligemment sa journée en multipliant les activités de bienséance pour entretenir l’image de la parfaite petite famille. Quant au fils, il était encore trop petit pour les contrarier. Autant dire qu’avec le temps, l’ambiance était lourde, pesante et tout ce qu’il avait de plus édulcoré et superficiel. Seulement à cet âge-là, Aaron n’avait pas encore eu le temps de s’en apercevoir et n’avait pu constater que la dangerosité de vivre dans le mensonge qu’en voyant la lente déchéance de sa mère. C’était plutôt simple, Sarah Reitman n’avait presque pas son mot à dire et devant les absences répétées de son mari, elle n’avait pas eu d’autres choix que de tomber peu à peu dans un début de dépression clinique les menant tous vers une rupture inévitable. Ce qu’ils avaient essayé de construire ensemble depuis leur plus jeune âge n’appartenait plus qu’au passé. Le bonheur des premiers instants suivant le mariage s’était effacé. La passion qui les avait autrefois animés s’était envolée. Alors il ne leur avait pas fallu plus d’un an après le début de la dépression de Sarah pour se rendre compte que ce qu’ils essayaient de maintenir dans leur couple ne fonctionnait pas et ne fonctionnerait sûrement jamais. Et comme ils n’étaient pas complètement idiots, ils avaient décidé qu’un divorce par consentement mutuel était toujours mieux que de vivre entièrement malheureux en gardant le simple espoir de voir que tout reviendrait comme avant en un claquement de doigts. Alors Isaac avait fini par obtenir la garde de son fils sans grande difficulté pour ensuite se remarier l’année d’après, et il n’avait pas non plus hésité à déménager en Thaïlande lorsque son cabinet l’avait convaincu de se charger de leurs clients asiatiques, laissant son ex-femme seule à Boston sans aucun remords. Ce n’était plus son devoir de s’occuper d’elle et refuser une telle opportunité était juste complètement idiot. Tant pis si ça devait entrainer le chaos du côté d’Aaron, n’avait plus qu’à apprendre la manière de le contourner. Après tout, ce n’était pas comme si on avait demandé son avis alors pourquoi se priver, l’image parfaite de son père était tombée il y avait bien longtemps à présent.  Et comme l’avait si bien fait remarquer Steinbeck, « lorsqu'un enfant, pour la première fois, voit les adultes tels qu'ils sont, lorsque pour la première fois l'idée pénètre dans sa tête que les adultes n'ont pas une intelligence divine, que leurs jugements ne sont pas toujours justes, leurs idées bonnes, leurs phrases correctes, son monde s'écroule et laisse place à un chaos terrifiant. »

Bangkok, Thailand (1995-2005) + there is no crime in giving yourself over to pleasure.

« Why can’t I stay with Mom? She’s so much happier when I’m around and I’m sick of having elephants as my neighbors. I mean, it’s not that I don’t want to be there but… kind of. And you know it. It’s been more than twenty years and I feel like a prisoner. » LLes paroles étaient dures, froides, exagérées et à la limite de l’irrespect. Mais depuis le temps, ce n’était plus une surprise pour personne. Aaron avait grandi, gagné en assurance et n’hésitait plus à dire ce qu’il ressentait. Il n’avait pas envie de retourner sous le contrôle de son père, de redevenir une pauvre marionnette qu’on maîtrisait sans trop de difficulté. Peut-être qu’il commençait à réaliser qu’il pouvait s’exprimer, qu’il avait également le pouvoir de faire changer les choses s’il le désirait suffisamment. Et en soi, il n’avait pas tellement tort. C’était juste que son père avait décidé de fermer les yeux et de ne faire aucun compromis quitte à rentrer en conflit en permanence avec son fils. « You’ll see your mother for Christmas. » Le débat était perdu d’avance, comme toujours et il n’y avait désormais plus aucun moyen de revenir dessus. Les mots employés n’exprimaient aucune compassion, aucune tentative de compréhension. C’était comme si son père avait décidé de se plonger dans une déclaration de guerre inutile auprès d’un adversaire qui n’avait pas envie d’en être un. Et tout cela pour une question de fierté qui lui paralysait la possibilité d’aboutir à un raisonnement logique. Soit. Aaron savait désormais qu’il devrait vivre avec tout en continuant à faire ce qu’on avait décidé pour lui. La Thaïlande n’était certes pas ce qu’il avait imaginé, mais il fallait bien reconnaître que ce n’était pas le pire endroit du monde. Les gens étaient d’une rare gentillesse qui semblait impossible à retrouver aux Etats-Unis, le coût de la vie était ridiculement bas, les plages avoisinaient le décor paradisiaque, et il y avait une quasi-totale acceptation des personnes sortant de la structure binaire et hétéronormative imposée dans bons nombres de sociétés. Alors ces points-là l’aidaient à faire face et à réserver ses dernières forces pour plus tard. En attendant il ne faisait que montrer son mécontentement en continuant d’aller au lycée, c’était une première étape. Tout ce qu’il pouvait faire pour espérer une victoire, c’était de la jouer intelligemment. A ne pas permettre à son père de freiner sa liberté d’expression, de continuer à montrer sa différence en l’embrasant sans aucune gêne. Car au final Aaron n’avait jamais eu de doute sur qui il était réellement et il avait toujours été prêt à le montrer au reste du monde, il n’y avait que son père pour préférer l’ignorer. Alors peu à peu, il prenait plaisir à s’affirmer. Il s’était désigné dans la troupe des theater kids en commençant une immersion totale avec les costumes, perruques et maquillage avant de se familiariser avec les kathoeys qui couvraient les rues de Bangkok. Et c’était plutôt fun. D’un côté il avait une vision assez restrictive de ce qui pouvait bien se passer à Broadway en améliorant ses capacités dans les domaines qui lui avaient été confiés, et de l’autre il commençait à le mettre en application avec les lady boys de la ville qui couvraient entièrement son envie d’indépendance et de rejet de la binarité du genre. Au moins ce fut suffisant pour que son père abandonne la bataille et le renvoie aux Etats-Unis pour tenter de le remettre dans le droit chemin en l’envoyant dans l’une de ces écoles privées affreuses. Tout cela pour avoir été aperçu dans des rôles plutôt controversés dans les pièces du lycée. Bouarf, Ursula et Frank N Furter ne pouvaient pas plaire à tout le monde, ce n’était pas une grande perte. Il n’était pas prêt de s’arrêter pour si peu.

New York City, New York (2005-...) + I put on some make-up, turn on the tape deck and put the wig back on my head..

Pourquoi New York. Il fallait avouer que la question n’était pas banale. Si son père espérait le remettre dans le droit chemin, autant l’envoyer en Alaska ou au fin fond du Nebraska, c’était plus direct. Mais New York…c’était justement le pire endroit où il pouvait se retrouver pour s’enlever toutes les idées que la Thaïlande lui avait infiltré dans le crâne au fil du temps. M’enfin, il n’allait pas s’en plaindre. Il pouvait surtout remercier le fait que les pires – ou meilleures selon les points de vue – écoles privées bourgeoises se trouvent là-bas. Ça lui permettait de lancer sa carrière en finissant au moins le diplôme de fin de lycée. Et bien que les regards dédaigneux des autres garçons, l’indifférence des autres filles, et surtout ce mal-être ambiant qu’il arrivait à dégager de sa personne à chaque fois qu’il marchait dans les couloirs puissent être dérangeant, il avait continué à faire sa vie, à s’occuper avec sa machine à coudre et son maquillage pour, qui sait, pourquoi pas un jour à bosser en backstage sur les scènes de Broadway. New York lui offrait les opportunités dont il avait toujours rêvé, alors pourquoi s’en priver. Le reste n’était que du détail. Il avait la personnalité suffisante pour survivre à une jungle d’adolescents tourmentés et à un père trop fermé. Car à ses yeux, c’était juste eux qui ne savait pas réagir à une affirmation aussi directe de sa part et qui ne comprenaient rien à son art. Puis il avait aussi réussi à trouver des gens intelligents prêts à l’accepter et à l’aider dans ses nouvelles ambitions de carrière pour qu’il puisse s’élever en tant qu’artiste. C’était bien ça la beauté de la diversité newyorkaise. Et grâce à ça, il avait réussi à finir ses études à quinze ans sans grande difficulté pour ensuite se lancer dans ce qu’il avait toujours eu envie, ça n’avait que coulé de source. Sans grande surprise, il avait aussi dit au revoir à son père quitte à devoir compter sur les pauvres ressources de sa mère pour se loger. Et avec un peu de persévérance, il avait fini par décrocher ses entrées dans les backstage grâce à son talent et avait enfin officiellement abandonné Aaron pour laisser la place à Alaska. Il fallait dire que jouer sur la carte de la gender illusion tout en performant dans les soirées gays de la ville et en s’affirmant comme la relève de RuPaul et Lady Bunny eux-mêmes était plutôt excitant. Surtout lorsqu’on prenait deux minutes pour prendre le temps d’apprécier le travail des drag queens. On se rendait facilement compte de la complexité de leur rôle et du manque d’appréciation de leur activité. Car ce n’était pas tellement le simple fait de ressembler à une femme, de jouer une femme, d’agir comme une femme de manière exagérée. Non. Il y avait autant de forme de drag qu’il y avait de personnalités, et il était dès lors ridicule de toutes les ranger dans le même panier. Il y avait les queens qui faisaient du stand up et des shows comiques, d’autres qui faisaient du lip-sync, il y avait celles qui faisaient principalement du mannequinat, celles qui faisaient des concours de beauté, d’autres qui étaient plus punk rock et Broadway, ou celles qui ne sortaient que dans les clubs… C’était fou qu’avec autant de diversité, l’activité soit aussi peu représentée et considérée comme « un truc pour les gays » péjoratif et sans talent. Car pour Aaron, Alaska était la nouvelle manière qu’il avait trouvé pour faire transparaitre son art et toute l’étendue de son charisme en tant que personne. Alaska était une chanteuse, une danseuse, une fille qui savait aussi bien faire le show que poser devant les objectifs, c’était une œuvre d’art à elle seule. Et Aaron savait pertinemment qu’Alaska n’était pas seule dans cette position et que les autres drag queens qui l’entouraient avaient exactement le même avis sur leur alter ego. Et en y réfléchissant bien, l’art du drag avait tellement apporté, qu’il était encore plus frustrant de voir que les hétéros s’étaient appropriés tout le côté démonstratif et distrayant. A croire que les drag queens étaient aussi transparentes que la communauté LGBTQ+ pouvait l’être. Mais au moins, c’était aussi un moyen pour se faire entendre et essayer d’élever les problèmes de la communauté. On pouvait au moins remercier la récente ascension amenée avec l’émission de téléréalité RuPaul’s Drag Race pour leur permettre de se faire entendre. Sans même y avoir participé – par simple manque de temps – ça avait permis à Alaska de gagner en popularité. Il y avait plus d’attention sur les queens, plus de fans à travers le monde, plus de retombée sur les réseaux sociaux et plus d’opportunités qui s’offraient à elle.

« They’re ready to do Hedwig again, wanna try? »
Hedwig, hein ? Il ne fallait pas lui dire deux fois, Alaska avait trouvé un nouveau moyen de briller en dehors des scènes gays et de son travail en backstage qu’elle laisserait facilement tomber pour le rôle si elle l’obtenait. Ça ne demanderait qu’un peu plus de dévotion et de travail pour tout faire, mais elle savait pertinemment qu’elle en était capable. Elle était juste prête à leur prouver. A prouver à tous ceux qui n’avaient pas cru en elle qu’elle méritait plus de succès. "Sure, let's do it babe."



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Toujours de ma faute hein
Uhuhuhuh ! Que t'es belle
tu sais où me trouver au besoin




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C'est toujours la faute à quelqu'un d'autre
mais nous on est contents alors on dit merci Margauuuuux
Bienvenue en tout cas et bon courage pour ta fiche chaton
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CE TITRE. CE PERSONNAGE (enfin ce que j'en vois pour le moment). TOUT.
Perfection Bienvenue


guys, be cool
(c) anaelle
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C'est bien connu que c'est toujours la faute de Margaux . Mais ça fait partie de son charme, n'est-ce pas, puis voilà comment dire non .

Merci à vous trois en tout cas! Et wow merci Jeanne mais je ne parlerais pas de perfection quand même, tu vas me faire rougir .
Enfin bref, je suis contente d'être ici et j'espère que le reste sera pas trop mauvais .
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Mar 4 Oct - 16:41

Yay, team blâmons Margaux
Ça c'est le genre de personnage haut en couleur inimitable qu'on ne voit pas partout et qui me plaît
On se trouvera un lien, si ce n'est avec Scar, avec un futur compte... (à moins que je n'ai pas le droit d'avouer que mon DC est déjà prêt, mais bon, hein, chut, c'est pas comme si j'étais faible, tout ça... )

BIENVENUE EN TOUT CAS (faudrait pas oublier de le dire quoi)
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Mar 4 Oct - 21:12

Aw, merci pour les compliments t'es adorable . On trouvera ça (et je veux en savoir plus sur ce DC )
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Mar 4 Oct - 21:31

WILLKOMMEN, Bienvenue
Validation



Félicitations !


uuh c'est parfait elle est parfaite ta Alaska il est parfait ton Aaron tu t'es perfectionné dans le genre, j'adore, j'adore, j'adore

Comme on est sympas   on s'est occupés de rajouter ton avatar au bottin, par contre penses à recenser ton métier par ici Par défaut nous acceptons pas les doublons de prénom, et du coup ton pseudonyme a été ajouté dans le bottin des noms et prénoms. En revanche, si tu as envie d'avoir des cousins et cousines impromptus tu peux nous le signaler pour ouvrir ton nom de famille

Bien évidement, comme sur tout forum, tu peux aller poster ta fiche de liens pour te faire plein d'amis et planifier tes rps   Si tu as du mal à te trouver un partenaire de RP, tu peux aussi venir en demander ici on passera forcément te voir Tu peux aussi signaler où vit ton personnage histoire de te trouver des voisins  

Ensuite, puisque tu as été ajouté au groupe correspondant à ton musical préféré, cela veut dire que tu peux l'aider à rester à l'affiche le plus longtemps possible Pour cela il faut aider ton groupe à gagner des points. Tu trouveras les explications détaillées et demandes dans cette partie là

Et en vrai, si tu es perdu, non seulement tu peux venir nous poser des questions (  ) mais en plus tu peux toujours te référer à ce master post pour te guider dans l'essentiel de Bobby.  

BON JEU        








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