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 Mo money mo problems + Mia

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Jeu 6 Oct - 21:39

Camille n’était pas quelqu’un de très ambitieux. Il savait qu’avec ses études, il aurait pu prétendre à plus qu’un petit libraire. Bien plus qu’un simple petit libraire. Mais le fait est qu’il était content d’être un petit libraire. Il faisait ça depuis quelques années déjà, puisqu’il avait commencé quasiment dès son retour aux Etats-Unis, d’abord à mi-temps au début de ses études, puis de plus en plus, jusqu’à obtenir un petit poste sans prétention d’associé. Il savait bien qu’il ne montrait pas plus haut, et que le mieux qu’il pouvait espéré était de finir propriétaire. Mais il savait aussi que c’était surement ce qui arriverait un jour s’il continuait à avoir d’aussi bonne relation avec son patron. Enfin, Camille n’était pas très ambitieux. Mais il était heureux comme ça. Il aimait sa vie. Il aimait l’idée de son futur. Il aimait la boutique dans laquelle il travaillait, et ne s’ennuyait pas une seule minute de la journée. Lorsqu’il ne rangeait pas, ne nettoyait pas, ne triait pas, n’accueillait pas des clients, il lisait et rédigeait ses critiques. Il était méticuleux et attentif. Il n’oubliait pas grand chose, et il ne lui fallait jamais plus de deux minutes pour trouver un livre, n’importe ou dans la librairie. Il avait sa petite place, et il en était satisfait. Camille ne visait pas la lune, il était déjà suffisamment fier d’être de faire partis des étoiles. Il aimait tant ce qu’il faisait, que plusieurs soir par semaine, et une demi journée le week end, il allait dans le sud de Manhattan, au housing works bookstore coffee. C’était complètement bénévole, mais il aimait bien l’ambiance, et puis ils avaient besoin de gens. Il n’avait pas que ça à faire, mais il le faisait avec plaisir. Il s’était toujours senti heureux entouré de livre. Et il s’était toujours dit qu’il n’aurait pas besoin de grand chose d’autres dans sa vie pour être heureux. Il fallait dire que dans tous les cas, il n’avait jamais eu besoin de grand chose pour être heureux. On pouvait le dire simplet. Ca aurait été une grossière erreur. Il était bienheureux. Il avait appris, depuis son plus jeune âge, à se focaliser sur ce qui allait et non ce qui allait pas. Ainsi, souvent, en toute occasion, il souriait. C’était le premier pas du bonheur disait-il. C’était le premier geste, si simple, qui faisait que tout le reste se mettrait bientôt en place.

Aujourd’hui n’était donc pas coutume, Camille travaillait dans sa librairie sur Time Square. En temps normal, Camille aurait sans doute préférer travailler dans un endroit plus calme. Il aurait aimé rester à Brooklyn, ou même être plutôt dans le sud de Manhattan, dans des plus petites rues. Mais sa passion pour Broadway l’avait attiré au nord. Et il n’avait pas trouvé - et savait qu’il ne trouverait jamais - une librairie ou il pouvait rassembler deux de ses passions - Broadway et la littérature. Il était allé au culot il y a quatre ans pour obtenir un petit boulot, et il n’avait pas bougé depuis. Il s’était habitué au bruit de la rue, et il aimait aiguillé occasionnellement les touristes qui s’aventurait dans ses rayons. Il était particulièrement heureux lorsque les touristes étaient français et se faisait un plaisir sans limite de leur faire découvrir la boutique en utilisant son français impeccable. Mais aujourd’hui, il n’y avait pas de touriste pour le distraire. Son patron n’était pas là - ils faisaient souvent des roulements, pour qu’il y ait toujours quelqu’un dans la librairie sur des horaires les plus larges possibles - et il y avait assez peu de client. A vrai dire, il n’y avait qu’une seules clientes. Ce n’était pas particulièrement rare, mais il fallait quand même le préciser. D’autant plus que la cliente en question, il était sur de l’avoir déjà vu. Il l’a voyait souvent trainé parmi les étales de livre. Elle achetait jamais rien, mais elle semblait prendre un malin plaisir à hanter les étagères. Souvent quand il l’a voyait entrer, il avait un petit sourire. Il continuait ce qu’il avait à faire, se rapprochant parfois imperceptiblement d’elle, juste pour lui laisser l’occasion de lui demander des choses. Elle ne l’avait jamais fait, il l’avait laissé tranquille. Il savait que lui avait toujours détesté être dérangé lorsqu’il déambulait dans une librairie. C’était un lieu ou il avait envie d’être libre et ou l’on ne devait rien attendre de lui. Rien, pas même une question. Peut être qu’elle était là pour la même raison, pour prendre une pause entouré de livre et enfin respirer. Il n’en savait rien, il ne savait rien d’elle, et il ne voulait rien assumer. Mais il l’a voyait de plus en plus souvent, et parfois même sur des horaires ou il se doutait bien qu’elle devait avoir cours. Si son patron avait été là, il lui aurait surement posé une question. Jusque là, Camille n’avait rien fait. Il ne savait pas pourquoi elle n’était pas en cours, mais il savait qu’il y avait plein de raison de ne pas vouloir y aller. A une époque lui aussi aurait préféré hanté une librairie plutôt que de parcourir les couloirs de l’école. Il comprenait, il respectait, et puis ce n’était pas ses affaire.

En même temps elle était intriguante cette gamine. Elle lui jetait des regards parfois. Pas le genre de regard qui veulent dire, je vérifie que tu me regardes pas pour pouvoir embarquer un livre dans ton dos. Non, le genre de regard qui cherche presque une présence. Alors Camille s’était mis à penser qu’elle était peut être timide. Il avait posé le livre qu’il était entrain de rentrer dans l’inventaire. Il s’était rapproché d’elle et il avait soufflé doucement « Je peux faire quelque chose pour toi ? » La phrase était basique, il la servait à tout ses clients accompagné d’un sourire brillant. Il aurait pu trouver plus original, il ne l’avait pas fait. Néanmoins, il fila droit vers l’un des rayons, l’un de ses préférés, et lui ramena un bouquin. Un bouquin sur le Roi Lion. Une bible en la matière d’après lui, avec des dessins magnifiques. « Tiens, j’ai vu que tu achetais jamais rien, mais je penses que ça devrait te plaire. C’était un de mes préférés. » il lui fit un sourire « Cadeau de la maison » il ajouta, au cas ou ce n’était pas bien clair.




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Ven 28 Oct - 20:23

Ca avait pété à la maison. Oh, il fallait bien que ça arrive un jour, après tout, mais le fait était que c'était finalement arrivé. Mia venait tout juste de se lever lorsqu'elle entendit sa mère vociférer depuis la cuisine. À moitié endormie, elle avait d'abord pensé à un rat, ou une araignée, avant que la furie ne débarque dans sa chambre, un courrier à la main. Ah. Oui. L'école, probablement. Son proviseur qui prévenait madame Bones que sa fille avait une légère tendance à sécher les cours. Qu'avait-elle à dire pour sa défense ? Rien. Elle n'aimait pas l'école, c'était tout. Pourquoi aller à quelque chose qu'elle n'aimait pas, quelque part où elle n'éprouvait aucune sensation de bien être ? Cela défiait toute logique, alors elle avait décidé de n'y aller lorsque, vraiment, elle n'avait rien de mieux à faire. Heureusement, cette situation se présentait relativement souvent, mais il n'empêchait qu'en de rares occasions - concert, événement, expositions, ... - Mia trouvait une autre occupation, et séchait tout simplement ses cours. C'était idiot mais eh, elle s'en moquait au fond. Alors oui, ça avait pété à la maison, et la mère n'était clairement pas heureuse de cette lettre à mi-chemin entre l'information et la menace. Bon dieu, pourquoi cette enfant était-elle si têtue ? Elle n'en savait rien, et Mia n'eut pour seule réponse qu'un haussement d'épaules désinvolte. Le courroux ne s'était pas arrêté là, et la mère de famille avait continué à proféré toute sorte de menace, de promesses de punition, à l'égard de sa fille pendant que cette dernière mangeait ses céréales en relisant l'arrière de la boite. Elle le connaissait par coeur à force le lire tous les matins, mais c'était son petit rituel. Finalement, les hurlement cessèrent sur un « J'ai un casting, nous continuerons cette conversation ce soir. » Quand bien même Mia était persuadée qu'une conversation consistait en l'interaction de deux personnes, elle ne put s'empêcher de penser que c'était un peu tôt pour un casting. Barf. De toute façon, au soir, sa mère serait sans doute exténuée par sa journée et irait se coucher en oubliant de jouer à la maman parfaite qui s'inquiétait pour l'avenir de sa fille. C'était une carrière d'actrice qu'elle ferait bien de poursuivre, pas de mannequin.

Aujourd'hui, Mia n'avait rien de prévu. Elle n'avait donc rien de mieux à faire que d'aller en cours, logique implacable. Et pourtant. Si elle n'en avait pas montré le moindre signe, la soi-disante conversation du matin l'avait irritée, et elle ne se sentait pas particulièrement d'humeur à aller s'installer à son banc pour écouter des profs soporifiques qui savaient à peine de quoi ils parlaient. Du coup, elle prit son temps avant de sortir de la maison, prévenant ses amis de son absence et ce malgré qu'ils commençaient à y être habitués. Elle aurait sans doute adoré passer sa journée devant son ordinateur, ou dans ses livres, mais elle n'avait aucune idée de l'heure à laquelle sa mère rentrerait : autant être dehors histoire d'éviter de l'entendre gueuler à nouveau.

Le temps était long lorsque l'on avait rien à faire, ou personne avec qui le partager. Qui plus est, la mère de Mia n'était pas particulièrement généreuse en argent de poche, et cette dernière évitait donc de le dépenser à la moindre occasion. En vérité, elle le mettait précieusement de côté au cas où elle aurait besoin d'une somme importante un jour. Comme le jour où elle prendrait son baluchon pour partir, par exemple. En comparaison, pas un seul film ne valait la peine d'être vu, pas un seul chocolat chaud la peine d'être goûté. Elle s'était perdue un instant dans le parc à quelques blocs de chez elle. Écouteurs vissés dans les oreilles, elle avait gribouillé quelques dessins dans son carnet en réfléchissant à ce qu'elle allait faire, quand soudain : l'illumination.

Le drama book shop sur Times Square était sans conteste l'un de ses endroits préférés. Pourtant, elle n'y achetait jamais rien. Elle se contentait de flâner entre les rayonnages, d'attraper un bouquin de temps à autre et de le feuilleter l'air de rien. Oh, s'il y avait eu de la place, cela ferait longtemps qu'elle aurait planté sa tente au fond de la boutique, mais elle n'était pas fondamentalement certaine que le propriétaire apprécie. Ce fut donc l'occupation qu'elle choisit, jusqu'à ce qu'elle se fasse chasser du magasin à force de ne rien acheter. Enfin, elle n'était qu'une gamine, le libraire n'allait tout de même pas être si méchant avec elle, si ? Toujours était-il que cela faisait maintenant un moment qu'elle déambulait dans la boutique, s'amusant presque à lire la tranche de chaque livre disposé sur les étagères. Soudain, une voix la tira de ses pensées. Oh, le libraire. Le jeune, celui qui avait toujours un air gentil sur le visage. S'il pouvait faire quelque chose pour elle ? Euh, comme quoi ? Non parce qu'elle n'avait pas l'habitude qu'on lui pose la question. Du coup, elle resta un instant à le fixer, un peu surprise, clignant par moment des yeux. Puis, il disparut. Ah. D'accord. Mais il réapparut, et c'était à ne rien y comprendre, surtout que Mia n'était pas encore tout à fait sortie de sa bulle. Le libraire tenait un bouquin. Un livre qu'elle avait souvent effleurer du bout des doigts. Un ouvrage qui faisait partie des livres qu'elle avait glissé dans sa liste au père noël (ndlr : sa wishlist Amazon). « Oh ! » Très éloquente la petite. Enfin, qu'il en profite, c'était assez rare qu'elle soit si peu bavarde. Cadeau de la maison disait-il ? Eh bien, il n'en fallut pas plus pour lui mettre des étoiles plein les yeux « Eh ? Vraiment ? Pour moi ? » Oui, bon, elle était encore moins habituée aux cadeaux, ok ? « C'est super gentil mais euh, vous ne risquez pas des ennuis ? Je veux pas que vous ayez des problèmes ! » Rajouta-t-elle dans un air qui signifiait que c'était bien trop pour elle, qu'elle ne pouvait pas accepter un pareil cadeau ... enfin, en attendant, elle le serrait contre sa poitrine comme si c'était le bien le plus précieux qu'elle ait jamais possédé. Après tout, si ça risquait de lui porter préjudice, il ne le lui aurait pas offert, n'est-ce pas ? Et donner c'est donner, reprendre c'est voler. « Merci beaucoup en tout cas ! Pile ma comédie musicale préférée ! » S'enthousiasma la jeune-fille en reposant son regard sur l'ouvrage. Oui, elle sautillait presque sur place. Mais en même temps, c'est qu'il avait visé juste le libraire !
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Dim 13 Nov - 18:10

Pourquoi comprendre ce que Camille faisait là, il fallait surement comprendre l’enfant qu’il avait pu être. L’enfant New Yorkais qu’il avait été en tout cas. Parce que l’adolescent qui avait vu le jour en France avait été bien différent, bien plus épanouis, quoiqu’il tirait toutes ses racines de ce gamin New Yorkais qu’il avait par moment l’impression de retrouver dans la gamine. Parce qu’il fallait le dire, elle avait l’air d’être une gamine heureuse. Au moins dans les grandes lignes. Un peu comme Camille l’avait été. Et lui le savait que l’on avait pas besoin d’être heureux pour en avoir l’air. Il y avait des visages qui paraissaient naturellement heureux d’une part. Et cette gamine avait définitivement quelque chose de rayonnement sur le visage. Et pourtant elle avait aussi quelque chose de triste, ou de décalé. Mais peut être qu’il était le seul à le voir. Ou alors il était totalement entrain de projeter. Il se souvenait de lui même, gamin d’à peine dix ans, éclatant au milieu d’une foule hostile, éclatant lorsqu’il était seul, toujours paisible, et toujours planqué au milieu des livres, l’âme fêlé et pourtant le visage qui en disait le moins possible. La joie était souvent la plus efficace des barrières. On laissait souvent filer une neutralité joyeuse alors que quelqu’un pouvait être tenté de venir à la rescousse de quelqu’un de visiblement blessé. La preuve pour lui même. Il avait fallu qu’on lui casse le nez pour qu’on se rende compte que quelque chose clochait dans sa vie. Cela faisait pourtant plusieurs années que ça allait mal. Il ne savait rien de la jeune fille, et peut être qu’il se trompait lourdement. Peut être que tout allait bien chez elle. Peut être que si elle était rayonnante et charmante c’était qu’elle était sincèrement heureuse, mais il en doutait un peu. Après tout, ils étaient un jour d’école, et de toute évidence elle n’y était pas. Alors certes, c’était un truc d’adolescent de sécher les cours. Mais un adolescent normal séchait les cours pour aller boire avec ses amis, pas pour aller dans une librairie et ne rien acheter. Camille aurait aimé dire le contraire, mais les livres étaient le refuges des gamins malheureux. Les livres étaient un échappatoires paisibles et faciles. Tout le monde savait ça non ?

Alors voilà, il avait sauté sur l’occasion. Il l’avait vu une énième fois, et il s’était dit qu’il devait faire quelque chose. Il n’avait aucune idée de quoi faire exactement. Il n’était pas formé en gamin pas tout à fait bien dans leur peau. Après tout, il avait pas été le plus à plaindre non plus. Et en dehors de sa propre expérience, il n’en avait pas vraiment d’autre. Mais il se disait que ça suffisait, et que la jeune fille devait bien avoir une raison de revenir tout le temps dans leur boutique. Peut être qu’il suffisait juste d’initier le contact. Peut être que le reste se faisait tout seul. Il se disait aussi que les enfants pas heureux parlait facilement aux étrangers. Ils étaient souvent malheureux parce qu’ils n’arrivaient pas à parler à la maison. Il se sentait toujours un peu bête de penser ça. Ses parents n’avaient jamais été autre chose que des anges avec lui. Mais voilà, à dix ans, il n’avait jamais osé leur dire qu’il était battu et détesté à l’école, que les autres enfants se moquaient de lui parce qu’il était gay. Il savait donc que ce n’était pas toujours de la faute des parents. Mais il savait aussi que peut importe de qui venait la faute, c’était le résultat qui comptait. Et un enfant qui était malheureux c’était souvent un enfant qui se renfermait sur soit même et avait un vide, un besoin de partager quelque chose. Un étranger faisait souvent l’affaire. Mais ça c’était vrai à dix, quinze, vingt, et même quarante et quatre vingt ans. On s’épanche toujours mieux sur son barman ou son libraire que sur sa mère, allez savoir.

Il s’était dit qu’un livre ferait l’affaire. Ce n’était pas grand chose, vraiment. D’abord parce que c’était une vieille édition. Et quand il disait vieille, il ne disait pas rare. C’était une ancienne édition qui venait d’être remplacée sur les étagères. Il allait apporter le reste des cartons à une association le soir même. Il pouvait bien donner un exemplaire au passage. Et puis même si ça avait été la nouvelle, il aurait pu la payer à la jeune fille. Si seulement ça la faisait parler et sourire. Mais il ne voulait pas l’embarrasser, et les gros cadeaux, fait par des inconnus se trouvaient être plus embarrassant qu’autre chose. « Oui pour toi » il rit doucement. Il eut une petite envie de se moquer doucement d’elle, mais à vrai dire, il trouvait sa réaction adorable. Sans doute parce qu’il aurait sans doute eu la même à son âge. « Et t’en fais pas pour ça, va. » il lui fit un grand sourire « Je ne l’aurais pas fait autrement » il souffla doucement, comme pour la rassurer. Bon, cette phrase était un peu fausse dans la bouche de Camille. Il était du genre à faire des choses en dépit des problèmes que cela pourrait lui causer. Mais en l’occurence il ne risquait vraiment rien. Il fit un grand sourire en entendant que c’était sa comédie musicale préférée « Oh vraiment ? » il souffla, cherchant à vérifier qu’elle ne disait pas ça pour lui faire plaisir. Après tout, ça aurait été possible. On ne disait jamais à quelqu’un que son cadeau était moisit. « C’est la mienne aussi ! J’aurais adoré ce bouquin à ton âge » il souffla avec un petit rire. « Je l’ai adoré au mien ! » il rit doucement, sans chercher à mentir. Camille avait toujours été quelqu’un de très naturel. Et non il n’avait pas grande différence entre une adolescence de quinze ans et lui. Il ne cherchait pas vraiment à en faire d’ailleurs. Il était bien dans son rôle de Peter Pan. « Tu as besoin de quelque chose d’autre » il souffla doucement, laissant sa question volontairement évasive. Vraiment, si elle voulait, elle pouvait demander n’importe quoi. « Tu es la seule cliente pour le moment » il ajouta, au cas ou elle avait peur de gêner. « J’ai du temps » il sourit doucement et gentiment.




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