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 ‣ Big On Broadway : Contexte

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Lun 18 Avr - 4:35

big on broadway: contexte



Broadway. Ça n’a pas de limite dans l’imagination commune. C'est, d'une part, la rue immense qui vient, sans grand rapport au music-hall, perturber la quiétude du plan New Yorkais. C'est aussi et surtout les quarante enseignes de théâtre qui, le soir venu, s’éclairent coup sur coup, baignant soudain la rue dans la lumière et la foule déjà réunie aux entrées dans les couleurs. On a tous notre opinion, et lorsque l’on rêve les enseignes et les merveilles qu’elles cachent allument nos fantasmes. A Manhattan, on n'ignore pas Broadway. Chaque jour c’est, penchée par dessus un balcon, une femme sur-maquillée qui sourit dans la perspective de son tout premier show. Aux guichets, c’est une invraisemblable quantité de personnes qui jaillissent et s’apprêtent à distribuer les billets du soir. Tout près d’une porte, c'est un couple de touristes qui trépigne et répète comme un mantra les paroles de leur chanson favorite. Le velours rouge des fauteuils n’attendent que les spectateurs de la soirée. L’orchestre, lui, n’a pas commencé encore - mais, quelque part, c’est comme si les accords résonnaient déjà. La magie est là, en tous cas. Une fois encore, comme tous les soirs depuis des siècles entiers, Broadway s’apprête à faire rêver.

C’est un monde de strass, de paillettes, de grandiose, où, à chaque instant, un acteur ou un autre s’apprête à se lancer dans un solo épique, encadré de danseurs et de pure folie. C’est un univers entier, avec ses règles et ses petites guerres, avec sa joie et sa bonne humeur aussi, qui offre à quelques privilégiés le droit se s’échapper de la vie pour deux heures de pure imagination. A chaque théâtre sa propre fantaisie - il faut pleurer dans la France du XIXe siècle et sur le destin tragique d’un galérien, frétiller à Chicago dans les années 20, ou tout en jazz, et en alcool, de glamour danseuse atteignent des sommets par des meurtres sordides à paillettes, sombrer dans l’enfance avec les improbables intrigues politiques de légendaires lions made in Disney et glousser au grès des amours d’étés de Sandy et Danny et leurs conséquences toutes en pantalons moulants et coiffures détonnantes. Tout est à portée de main - un petit peu moins à portée de porte-monnaie, mais qui ne payerait pas pour un peu de magie ?

Tout n’est pas que musique et bons sentiments, pourtant. Il y a aussi la concurrence dans la quête incessante du nombre d’entrées - et elle fait rage. C’est aussi une furieuse économie, qui aide à nourrir la machine qu’est Manhattan, des destins qui se croisent, des ambitions, des chutes épiques, des échecs critiques. Les équipes luttent pour garder leur spectacle à flot parce que, si Broadway survit au temps, les musicals, eux, peuvent retourner dans l’ombre - et y rester. Le show-business a ses petites cruautés. Pourtant, le spectacle doit continuer, et les fans, les acteurs, les rêveurs, les équipes, les danseurs, tellement d’autres encore, y prennent part. Les lumières s’allument sur Broadway. Elles s’allument aussi sur les destins qui s’y entrecroisent.

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