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 first day, first impression [zoey]

Invité
Sam 8 Oct - 20:47

First day, first impression


Déjà perchée sur mes talons de 16 centimètres, une de mes paires préférées à la semelle rouge, je navigue à travers mon nouveau loft avec aisance, comme dans des chaussons. J’ai enfilé une robe Valentino assez simple mais classe à la fois, et un petit blazer pour habiller d’avantage le tout. Je ne me pose pas la question à savoir si je suis trop habillée, certes, c’est aujourd’hui la première journée de répétition, mais c’est ma manière de m’habiller depuis toujours. On ne me verra jamais habillée d’un jogging et d’un t-shirt trop grand, le contrôle de tout, de mon apparence en grande partie, même chez moi quand je suis seule. Je n’y coupe pas, c’est plus fort que moi. Les yeux rivés sur le reflet du miroir de l’immense salle de bain, j’applique une couche de rouge à lèvres mat mettant en valeur ma bouche et un maquillage léger cachant les micro imperfections de ma peau de quadragénaire. Un pas en arrière, mes mains glissent le long de ma robe en face du miroir en pied et je contrôle une dernière fois mon allure. Satisfaite, un regard à ma montre et je récupère mon téléphone pour envoyer un sms à mon chauffeur. Je connais New York comme ma poche, il n’est pourtant pas question que je conduise en pleine heure de pointe un lundi matin. C’est mon chauffeur qui s’en chargera, et je pourrai bosser, envoyer des mails et passer des coups de fil pour bien commencer la journée. Une fois installée à l’arrière de la berline aux vitres teintées, jambes croisées, je pianote sur mon téléphone et commence à sentir le stress et l’adrénaline. Les dernières semaines ont été fluctuantes au niveau du travail avec les producteurs et directeurs artistiques. Je sais qu’ils me font confiance, je n’ai pas peur de ce que je pourrai fournir, j’ai plutôt la légère angoisse de voir comment se passera les journées de travail avec toute cette troupe de jeunes gens sur-excités. Mon téléphone sonne et je sursaute, sortant immédiatement de mes pensées, avant de décrocher. « Salut chérie, oui, je suis dans la voiture. Ça va, toujours la petite angoisse. Je sais, t’es un amour, ça me fait du bien de t’entendre… » La voix de mon épouse au bout du fil, je fais tourner de mon pouce mon alliance autour de mon annulaire, le regard rivé sur l’anneau en or blanc. « Promis, je t’appelle ce soir. Je t’aime. » Un soupir s’extirpe de mes lèvres alors qu’immédiatement le visage de Zoey apparaît dans ma tête. Je tourne le regard vers l’extérieur et regarde les buildings défiler sous mes yeux, pensive.

Quinze minutes en avance, je pose les pieds sur le macadam devant le Brooks Atkinson Theatre, claquant la portière derrière moi non sans avoir remercié Barry, mon chauffeur. Un nouveau soupir comme pour me donner contenance, et j’entre dans le théâtre en poussant la lourde porte. Mes talons raisonnent déjà sur le parquet de la salle et viennent à moi le producteur et le directeur artistique. Un accolade chaleureuse mais pour le moins professionnelle, je leur offre à chacun un large sourire prouvant ma motivation. Sur la scène, un groupe de jeunes gens commencent à prendre leurs marques, j’imagine que le reste de la troupe est en loge en train de se préparer. Nous descendons jusqu’à la scène, frôlons les sièges en velours rouge sur lesquels je viens glisser ma main pour m’imprégner de l’âme de la salle, et le producteur vient frapper quelques fois dans ses mains, prenant la place de sa grosse voix. « Tous sur scène je vous prie ! » Toute la troupe afflue, s’agglutinant sur les planches. Mes yeux parcourent les visages de ceux castés un peu plus tôt le mois derniers, les danseurs encore inconnus. Tous dans la même tranche d’âge. « Je vous présente Maxyn Stewart qui sera notre metteur en scène. Certains d'entre vous ont pu la croiser pendant les auditions puisqu'elle faisait partie du jury décisionnaire. » Je me contente d’un sourire chaleureux et d’un hochement de tête alors que les applaudissements retentissent, créant un frisson le long de ma colonne vertébrale. « C’est avec les premiers déplacements que vous allez commencer, pendant plusieurs jours, pour créer avec Maxyn les tableaux du show. Je vous souhaite de bien travailler, vous êtes entre de bonnes mains ! » Il vient placer sa main sur mon épaule et je lui adresse un large sourire alors qu’ils s’échappent déjà tous les deux, me laissant seule avec la troupe. Je pose sur un fauteuil mes affaires et me défais même de ma veste pour me mettre à l’aise, avec le monde qu’il y a, nous ne manquons pas de chaleur. « Tout d’abord je vous remercie d’être tous là à l’heure, je ne sais pas encore s’il y a des retardataires mais ils seront sanctionnés. J’aime la rigueur et la ponctualité, je ne mords pas, vous n’avez pas à avoir peur de moi du moment que vous donnez tout ce que vous avez dans le ventre. Je vous fais confiance. » J’accroche quasiment chaque regard rivé sur moi, m’arrêtant un peu plus longuement sur celui de Zoey que je viens de repérer. Un rictus prend place au coin de mes lèvres et je reprends mon baratin. « J’ai l’habitude de procéder à l’endroit, nous allons commencer par la première scène, premier tableau pour que vous puissiez vous imprégner des déplacements. Pour ceux qui n’apparaissent pas dans la première scène, je vous laisse vous installer dans les fauteuils. » D’un ton posé, calme et tout aussi carré, je mène ma barque comme j’en ai toujours eu l’habitude. Ce ne sont que des gamins dans leur généralité, et je dois faire ma place, qu’ils me respectent sans me craindre. Une main de fer dans un gant de velours. Au moment de la pause, il est quasiment quatorze heures et je remarque qu’ils ont besoin de souffler, fumer une cigarette pour certains et certaines, et manger un bout pour d’autres. « Pause de quarante cinq minutes, pas une de plus. Je vous fais confiance. » Un sourire pour accompagner le tout et je les laisse descendre de scène. Au passage, j’agrippe le bras de Zoey et lorsqu’elle se tourne vers moi, je plante mon regard dans le sien. « Tu veux bien m’offrir quelques minutes ? J’ai deux ou trois choses à te dire. » Je penche très légèrement la tête sur le côté, esquissant un sourire pour ne pas l’effrayer, et la laisse me suivre dans un des bureaux près des loges. Je ferme la porte derrière moi. Nous n’avons pas eu le temps de nous revoir depuis le casting, ni même de discuter. Je pose mes fesses contre le bureau en bois et pose mes mains sur ce dernier, de par et d’autres de mon postérieur en appui. « Est-ce que tu as des troubles de concentration ? » Je plisse un peu les yeux sans la lâcher du regard. « J’ai remarqué que tu étais assez dissipée, rassure-moi, ce n’est que l’excitation du premier jour, ou je vais devoir te recadrer régulièrement ? » Ma voix reste assez douce et absolument pas accusatrice, mais il se pourrait que ça change si la jeune femme monte sur ses grands chevaux.

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Invité
Lun 10 Oct - 16:20


Je suis arrivée trop tôt. Probablement beaucoup trop tôt même. Une part motivation, une part stress. Ce n'est pas moi d'être stressée pourtant, pas en temps normal. Je suis dans le métier depuis suffisamment longtemps. J'hurle mes poumons en chantant depuis que je suis une gamine apte à user de sa bouche pour marmonner plus que des 'ta ta ta' énergiques en signe de bonne humeur. Je joue la comédie depuis que je ne veux pas aller en cours sous prétexte que je suis malade, ce qui n'était évidemment pas toujours le cas. C'est simplement un cliché classique. J'ai chanté et joué la comédie devant des foules sans même broncher, sans me départir de mon énergie et ma bonne humeur contagieuse. J'y suis allé à fond à tout coup, me présentant sans l'ombre d'une ombre sur le visage pour travailler et m'amuser. Les problèmes doivent être laissés à la maison comme on dit. On doit séparer le boulot de la vie privée, mais aujourd'hui je n'y arrive simplement pas. Je me rongerais presque les doigts jusqu'à l'os sous le stress à cause d'une seule et unique personne. Elle. Cette femme que je n'ai pas revue depuis ce qui me semble être une éternité. Le fantôme d'un passé que j'ai depuis bien longtemps oublié, ou du moins je croyais que c'était le cas. On ne peut pas oublier ça, oublier cette 'première fois' qui nous fait complètement chavirer. Une révélation à cet instant de mon existence où je ne suis pourtant pas à plaindre. Un 18 ans bien mérité, un nom qui commence vaguement à se faire connaître dans ce milieu que je tente tant bien que mal de m'approprier et ce mignon jeune homme au bras duquel je me balade tout sourire même si je le sens au fond de mes tripes que quelque chose ne va pas sans réellement arriver à mettre le doigt dessus malgré un gros gros doute sur la provenance de la chose.

C'est elle qui a validé la chose, elle de plus d'une dizaine d'années mon aînée que j'ai laissé m'approcher comme bien peu pouvaient à ce moment se vanter l'avoir fait. Le besoin d'expérimenter, l'envie d'un certain danger et de la douce rébellion de l'adolescente qui n'a pas encore fait le pont avec la vie d'adulte qui lui tend les mains. Celle qui m'a permis de confirmer le dit doute qui venait en mon esprit s'imposer. Les mecs ce n'était définitivement pas pour moi et le pauvre mec avec qui j'étais à ce moment-là a dû accuser le choc dès le lendemain où je ne suis pas passé par quatre chemins pour lui exprimer que ça ne le ferait pas lui et moi parce que j'aimais les femmes... Bon, peut-être que j'ai vaguement omis de mentionner que c'est parce que j'avais pris mon pied comme jamais la veille avec une femme plus que sublime que je n'aurais pas imaginé dans mon lit même dans mes rêves les plus fous, mais ne dit-on pas que ce qu'on ne sait pas ne peut pas nous tuer? Ou quelque chose comme ça. Une femme qui a donc joué un grand rôle au sein de mon existence... et la chose aurait pu se terminer là, mais non. Je n'y étais pas destiné il faut croire, car au moment même où je suis venu auditionner pour un rôle dans la pièce de mes rêves... elle était là.

Le frisson qui m'a parcouru la colonne à ce moment-là, le choc. Je ne savais pas quoi penser de tout ça. Est-ce qu'elle me reconnaîtrait après toutes ses années? Elle qui avait tant gagné en notoriété depuis avec son mariage et tout ce que ça implique. J'ai un peu fait ma curieuse, je l'avoue, mais il faut dire qu'en se gardant informé sur le domaine artistique c'était difficile de passer à côté d'elle et l'aura médiatique qui les entoure elle et sa femme. Elle que je croyais au final bien loin d'ici jusqu'à ce que je sente son regard sur moi se poser lorsque je me suis présenté sur scène plus que motivée par cette audition... que je sais ne pas avoir réaliser au mieux de mes capacités. Peut-on réellement me blâmer pour ça alors qu'elle est là, qu'elle observe chacun de mes mouvements, écoute la moindre de mes paroles... et se remémore peut-être même les frasques de notre passé. Ce n'est pas en soit que ça me gêne à ce point. J'ai assumé ma nature depuis, plus qu'assumé ma nature, mais wow... Je ne trouve pas d'autres mots. Visiblement ça ne m'a tout de même pas empêché d'avoir le rôle et heureusement parce que je lui aurais passé un de ses savons à celle-là si elle m'avait privé de la pièce à laquelle je voue un amour sans nom.

Elle que je crains pourtant de revoir encore aujourd'hui en me mordillant la lèvre alors que je me dirige vers la scène en laissant mes petites couettes se balader de chaque côté de ma tête lorsqu'on nous appelle à l'avant. Moi qui commençait à m'enraciner dans les loges en observant cette large jupe et ce tee-shirt lui aussi beaucoup trop large pour moi que j'avais enfilé simplement pour être confortable et à l'aise. Si seulement confort pouvait masquer le malaise lorsque je n'ai pu que constater qu'elle serait bel et bien là... à chaque foutu jour. Décidément le karma commence à me retomber sur la gueule. Aller Zoey. Tu es une pro, tu vas faire ça comme une pro, tout va bien se passer et tu vas arrêter de te détruire les lèvres simplement parce qu'elle te fixe un peu trop longtemps. Inspire... expire... et hop en scène... Surtout et hop je fais au mieux, mais visiblement ça ne va pas aujourd'hui. L'art de bien débuter les choses au jour un par Zoey. Forcément, elle l'a remarqué et même si j'essaie de me la jouer ninja et simplement éviter de croiser son regard en descendant de la scène pour la pause, je sens son bras s'enrouler à mon bras... et je risque un regard dans sa direction alors qu'elle mentionne avoir deux trois choses à me dire. Comme si j'étais en position de lui dire non. Alors j’acquiesce de la tête et la suit dans ce que je suppose être son bureau en me maudissant intérieurement.

Bras croisés, je la laisse fermer la porte et s'installer en écoutant ses paroles... et roulant des yeux parce que je n'arrive simplement pas à me retenir. J'ai l'impression d'être de nouveau la gamine face à elle il y a dix ans et je n'aime pas ça du tout.

« À ton avis!? On ne s'est pas vu depuis quoi? Une bonne dizaine d'années je dirais... et tu es simplement là à m'observer avec ton regard insistant dès que tu le peux. Bordel si tu veux quelque chose demande et arrête avec ce regard ça me fou mal à l'aise. Je suis plus une gamine Maxyn. »

J'ajouterais bien que j'essaie simplement de faire mon boulot, mais ça serait si facile de me renvoyer la balle dans les dents alors je préfère me taire.


1286 mots & -48h *points demandés 2/11/2016
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Invité
Mer 12 Oct - 15:10

First day, first impression


La toucher me provoque un long frisson, même juste ma main sur son bras, c’est quand même dingue. Je lui demande de me suivre jusque dans le bureau que je vais certainement occuper, qui est vide pour le moment. Vide mis à part un bureau et trois fauteuils. Nous nous y enfermons et je m’appuie sur le bureau pour regarder la jolie brune, les bras croisés, son regard sombre plongé dans le mien avec une intensité que je connais plutôt bien. Elle roule des yeux avec un air provocateur et elle me met déjà hors de moi. Pourtant, je sais que je dois me contenir. Mon ton est assez calme étrangement, bien qu’un peu froid, à mon habitude. « À ton avis!? On ne s'est pas vu depuis quoi? Une bonne dizaine d'années je dirais... et tu es simplement là à m'observer avec ton regard insistant dès que tu le peux. Bordel si tu veux quelque chose demande et arrête avec ce regard ça me fou mal à l'aise. Je suis plus une gamine Maxyn. » Je reste interdite quelques secondes face à sa manière de s’adresser à moi. Bien sûr, elle n’est plus la gamine que j’ai connue il y a une bonne dizaine d’années, elle semble plus assurée, et heureusement plus mature. D’ailleurs, elle n’a pas la langue dans sa poche, et sans mauvais jeu de mot, ça n’a jamais été le cas. « Je regarde tout le monde comme je te regarde Zoey. » Faux, archi faux. Mais loin de moi l’envie de lui faire comprendre qu’elle a une place toute particulière à mes yeux. Je m’approche d’elle, un pas, puis deux, de plus en plus près jusqu’à la faire reculer et bien vite, ses jambes entrent en contact avec le fauteuil derrière elle et elle y tombe à la renverse. Là, je viens mettre mes mains sur les accoudoirs de manière à me rapprocher encore, l’empêcher de bouger, la coincer là pour pouvoir lui dire ce que j’ai à lui dire. « Ça te fout mal à l’aise ? Alors il va falloir t’habituer. Je suis là pour que vous donniez le meilleur de vous-même, à partir de maintenant, et jusqu’au dernier show de la saison. Je ne compte pas arrêter de te regarder, c’est mon métier. Alors si tu as quelque chose contre ça, tu peux prendre tes affaires et t’en aller. » Mon regard azur planté dans le sien, ma voix posée mais suffisamment présente, je lui fais comprendre ma vision des choses. Mais je ne m’arrête pas là. « Ok, tu n’es plus une gamine, alors prouve-moi que j’ai bien fait d’appuyer ton profil pour ce rôle. Parce que si je n’avais pas été là tu aurais été recalée. » Je m’approche encore, quelques centimètres pour avoir le plaisir de sentir son souffle un peu plus rapide heurter mes lèvres. J’ai toujours aimé avoir le pouvoir, c’est quelque chose qui me fascine, me fait vivre. Et sentir presque son corps frémir sous le mien a tendance à m’exciter terriblement, mais je ne le montre pas, pas encore. Il ne faudrait pas non plus qu’elle ait l’ascendant sur moi simplement parce qu’elle est au courant de l’effet qu’elle me fait. « Tu as quelque chose à ajouter ? » Mon regard jongle entre ses yeux, elle soutient mon regard avec force et courage et finalement, je m’éloigne d’elle, retrouvant ma place initiale les fesses à moitié assise sur le bord du bureau. « En tout cas, tu es devenue une magnifique jeune femme… » Souffler le chaud et le froid, c’est ce que j’aime le plus. Instaurer la crainte pour finalement laisser planer une certaine chaleur du à mon côté charmeur assumé. Voyons voir comment elle s’en sort. Je suis curieuse de découvrir le caractère qu’elle a développé en une décennie.

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Invité
Jeu 13 Oct - 18:19


Elle regarde tout le monde comme elle me regarde... Elle est bien drôle celle-là. Forcément elle ne peut que regarder tout le monde de la même façon quand elle sait ce que moi je cache sous ses vêtements que j'ai peut-être pris un peu trop large pour une raison finalement. Elle ne s'est tout de même pas tapé tout le casting entre temps. Ça ne me regarde pas, mais tout de même... Je ne suis pas naïve à ce point, pas au point de croire qu'elle me regarde réellement de la même façon qu'elle regarde la moindre autre personne posant pied sur cette scène... ou sinon je suis justement naïve au point de croire que j'ai eu une importance quelconque dans son existence au point où elle aurait pu ressentir le moindrement quelque chose en me revoyant. Après tout je n'étais qu'une gamine inexpérimentée qui est passé dans son lit comme sans doute tant d'autres avant moi et après moi. Puis elle est mariée maintenant. Elle a fait sa vie tout comme j'ai fais la mienne et peut-être que ça ne vaut pas la peine de monter sur mes petits poneys pour si peu. Je sais bien que l'expression dit monter sur ses grands chevaux, mais je ne me sens pas particulièrement grande en ce moment malgré mon apparente facilité à lui cracher mon ressentiment à la figure. Surtout lorsqu'elle se lève à la suite de mes paroles pour se diriger dans ma direction... un pas à la fois... à m'en faire reculer instinctivement parce que bon, ne nous le cachons pas, elle est relativement imposante comme femme... Il faut que j'arrête de réagir comme une gamine. Je ne suis pas possible en ce moment et ça m'enrage. Encore plus en sentant mes jambes heurter un fauteuil derrière-moi dans lequel je ne tarde pas à tomber.

Aller Zoey... Tu as presque la trentaine. Tu ne vas tout de même pas te laisser écraser comme ça sous prétexte qu'elle a l'attitude adulte que tu n'as pas. Tu ne peux pas te contenter de lui tirer la langue en signe de protestation à défaut de trouver les bons mots pour contrer son attaque en règle. Et pourtant ce n'est pas l'envie qui manque alors que je soutiens son regard et l'école m'expliquer que je vais devoir m'habituer à son regard poser sur moi et bla bla bla... Jusqu'à ce qu'elle dise haut et fort que si elle n'avait pas été là je n'aurais pas eu le rôle. Oh la garce. Je l'ai pensé très fort. La faute de qui si j'ai passé près de louper mon audition? Elle aurait pu me prévenir. Ce n'est pas comme si mon numéro était difficile à obtenir. Ce n'est pas comme si mon père était un agent. Ce n'est pas comme si ma mère enseignait le chant depuis des années et avait aussi son petit nom dans le domaine. Oh je la déteste en ce moment... et si elle continue de s'approcher comme ça je risque bien de la mordre. Je me retiens tout de même pour une seule raison, mais la meilleure de toutes les raisons. Je ne vais pas la laisser gâcher ma chance de briller dans cette pièce. Je ne vais pas la laisser écraser mon rêve sous ses chaussures sans doute hors de prix simplement parce que ça lui plait de se la jouer imposante devant moi. Elle va s'en mordre les doigts si elle croit que je vais flancher comme ça. Aller Zoey! Alors je souris, un petit sourire forcé, mais tout de même gorgé de motivation parce que visiblement j'aurais dû faire coach de motivation intérieure dans la vie. Dit celle qui fait des études sans doute beaucoup trop sérieuses pour elle en droit à temps perdu.

« Bien... parfait... si tu le dis. Je ne vois pas pourquoi je ne te ferais pas confiance. Après tout c'est toi qui gère non? Alors forcément tu sais mieux que moi ce qu'il en est. Je ne suis qu'une artiste parmi tant d'autres sur cette scène. Si tu dis que tu ne fais aucune distinction je vais en faire de même et te considérer comme une metteur en scène parmi tant d'autres m'ayant dirigées. »

Je croise les jambes, grattant frénétiquement un ongle pour en enlever une saleté invisible et surtout évacuer le surplus de stress me collant encore un peu plus à la peau avec cette impression que je commence à jouer à un jeu dangereux à la défier comme je le fais.

« Et merci pour le compliment... Toi tu n'as pas changé, si ça peut te conforter. »


-48h *points demandés 2/11/2016
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