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 Well, that's a failure | Zoey&Seth

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‣ Emploi : Danny Zuko dans Grease, ex-star de films Disney, roi des irresponsables
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Mer 12 Oct - 15:26

Sûrement que Seth avait des petits problèmes de priorités. Sûrement, aussi, qu’un psy aurait eu beaucoup de choses à dire sur le fait que autant il avait la capacité de concentration d’un poulpe, parfois, autant, quand il avait un objectif clair et précis en vue, il se transformait lentement mais sûrement en fauve en position d’attaque. Particulièrement quand il s’agissait d’une femme.
Par instants, il ressemblait à un adolescent le jour de la rentrée scolaire. On le plongeait dans un nouvel environnement et il regardait tout autour de lui, silencieusement inquisiteur, pour repérer les plus jolis visages de la place. Il écoutait passivement les discussions qui fusaient autour de lui, souriait, testait les eaux, établissait, même s’en rendre compte, des sortes de classements un petit peu stupides selon un croisement de critères qui comportaient, entre autre, l’apparence et la sympathie générale. Parfois, ouais, c’était tout à fait comme s’il avait encore quinze ans. C’était un petit peu une chasse, aussi, en légèrement moins flippant. Disons simplement qu’il aimait séduire - et que, d’une façon ou d’une autre, il n’était jamais tout à fait en pénurie de proie.
Ok, peut-être que là aussi « proie » n’était pas tout à fait le bon mot.
Revenons donc à nos moutons.
Le jour où il avait rencontré le reste du casting de Grease, son cerveau mal placé avait fait son office. C’était quand même beau, travailler dans le milieu de la scène: c’était comme si son choix de carrière lui avait garanti d’être toujours entouré à merveille. Il avait dévisagé de tout son saoul, décroché des sourires, décroché quelques petites blagues plus ou moins stupides, plus ou moins mal placées, et puis il avait tranché: elle était jolie, quand même, la fille qui jouait Jan. Il n’avait jamais vraiment eu de type, quand il s’agissait de femmes. Une fois, ivre mort, il s’était lancé dans un grand discours lyrique qu’il avait conclu en soufflant qu’il était amoureux de la forme de la femme, il était amoureux du sourire de la femme, il était amoureux de toutes les femmes - et c’était bien le grand problème de sa vie, cet incessant butinage. Peut-être qu’il était un petit peu une traînée sur les bords - lui, au fond, il aimait juste se voir comme un esthète. Après tout, il aurait eu tort de s’en priver - le plus clair du temps, il avait du succès. Assez de succès pour évoluer avec toute la confiance du monde.

« Hey Zoey » C’était un début d’après-midi comme une autre - quelques répétitions de dernière minute dans un casting qui, à force, avait tout le mal du monde à quitter les murs du théâtre dont pourtant ils seraient épuisés dans un mois. Ils avaient entrepris de squatter joyeusement les quelques petites salles de répétition pour vaquer à leurs occupations et à leurs stress de dernière minute. Dans toute cette sombre histoire, lui, il était appuyé contre le cadre d’une porte, le bras au niveau de sa tête, souriait de toutes ses dents, son épaisse masse de cheveux blonds en équilibre précaire au sommet de son crâne. Elle était seule. Bien. « Je te cherchais. » Ou peut-être pas - peut-être que ç’avait surtout été une sorte de joyeux hasard. Il avait bien envie de la voir, il la croisait par hasard, elle traînait aussi solitaire que lui, donc pourquoi pas? Le problème dans cette histoire, c’était qu’il n’avait pas eu le temps d’élaborer un véritable plan d’action. Il avait toujours été un petit peu piètre en improvisation - meh, au moins il faisait ce qu’il pouvait, et avec bonne volonté et assez de charme pour au moins tenter de faire un petit peu illusion. « Tu connais le rôle de Sandy, hein? J’ai cru entendre ça. Parce que tu pourrais me rendre service. » Un grand sourire lumineux - deux rangées de dents impeccables qui déploient, comme dans une mauvaise comédie romantique ou un cartoon spécialement douteux, une belle blancheur. Il n’avait jamais eu beaucoup de mémoire - okay, peut-être bien qu’il était un poisson rouge sur les bords - mais, curieusement, son cerveau parvenait toujours à conserver les toutes petites pièces d’informations qui pourraient éventuellement s’en servir. Parfois, il en avait presque l’impression de constituer, totalement malgré lui, des dossiers sur les gens - de quoi servir des plans d’actions parfaitement adaptés sans même prendre la peine d’y penser. Il se redressa légèrement, fit quelques pas dans la direction de la jeune femme. Il avait dansé ce matin, répété encore et encore les chorégraphies hautement kitsch du spectacle, et quand il amena ses mains au plus loin au dessus de son crâne pour s’étirer tout son dos s’étendit dans un léger craquement - preuve de fatigue et de sérieux, moui moui. « Et puis, on pourrait faire connaissance au passage. On a pas encore vraiment eu l’occasion… » qu’il ajouta avec un nouveau sourire, laissant l’ultime syllabe traîner négligemment.
Parfois, il se souvenait que tout le monde était probablement au courant de sa réputation à ce stade. Après tout, les tabloïds avaient fait des feuilletons entiers de ses aventures et de ses déboires sentimentaux. Mais, presque simultanément, il espérait qu’il avait quand même toujours assez de crédit auprès de la gent féminine. Comment? Meh. Aucune idée. Les cheveux, probablement - il avait de beaux cheveux, depuis gamin, au point auquel une partie de son lycée l’avait fortement soupçonné de porter une perruque. Le charme tient à des petites choses. En tous cas, Zoey - Jan - le regardait, et lui, lui il était fier comme un coq - comme si jouer Danny Zuko suffisait à faire de lui le roi du monde, comme s’il évoluait dans un territoire qui lui appartenait intégralement, sans l’ombre d’un doute. Peut-être que ce personnage était un tout petit peu trop fait pour lui, après tout. Le genre de personnage avec lequel il n’avait même pas besoin de « faire l’acteur » - juste d’être un petit peu trop lui-même. Meh. Au moins, c’était reposant au quotidien. Et puis, il avait potentiellement des chances de faire un truc cool sur scène, dans ces conditions.


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Jeu 13 Oct - 21:51


Seth Copeland... Qui ne connait pas Seth Copeland. Le modèle typique du beau mec qui fait baver toutes les filles pouvant se trouver sur son chemin... et probablement plus que simplement les faire baver si on se fie aux rumeurs qui courent à son sujet. Le monde artistique est sans pitié quand notre nom commence à se faire connaître et qu'on fait des bêtises et lui visiblement il l'a appris à ses dépends. Il a de la chance monsieur Copeland que je ne sois pas de celles qui se fient à ce que les rumeurs racontent. Je préfère généralement me faire ma propre idée de la personne qui se trouve devant moi, surtout dans un monde où la première impression est ce qui compte d'abord et avant tout. Je sais qu'on me juge sur mon apparence dès que je monte sur scène pour un rôle. Je sais que dès que j'ai posé le petit orteil sur les planches les personnes en charge du casting ont déjà une idée toute faite de ma personne et savent parfaitement si je colle ou pas à l'image qu'ils ont du rôle pour lequel je viens auditionner. Je sais aussi qu'il en est de même pour les autres membres du casting. Je sais que parfois on me trouve trop énergique, trop dynamique et que j'en deviens agaçante. On me l'a déjà dit bien franchement dans le blanc des yeux comme on dit et je n'ai pas bronché. Qu'est-ce que j'aurais pu dire de toute façon? On ne peut pas s'entendre avec tout le monde, mais je préfère tout de même la critique négative de la part de quelqu'un qui a au moins pris le temps de me connaître un minimum, de me parler ne serait-ce que quelques minutes, que celle d'une personne qui m'a vu sautiller au loin et a envie de me foutre une baffe parce que ça ne lui plait pas. On comprend le point.

On vit dans une société où l'apparence est ce qui compte d'abord et avant tout dans chacune des sphères de notre existence. C'est ce qui est mis à l'avant plan sur les panneaux publicitaires, dans les publicités en soit, dans les films. C'est complètement ridicule ce qu'on fait dans les films. On use de personnes considérées par la majorité de la population comme étant de belles personnes et on les enlaidit pour le besoin de la cause simplement pour les faire fleurir de nouveau à la fin du film en prétextant avoir fait un miracle. Mais pourquoi? Ça m'a toujours dépité. Ce monde me dépite complètement. Sans doute est-ce en partie pour cette raison que j'ai décidée de m'en éloigner et faire autre chose de mon existence. Du moins, l'une des raisons. On comprend toujours le point.

Et donc, quand notre très cher Danny Zuko s'est présenté dans le cadre de la porte de la petite pièce où je me trouve depuis un moment à rouler une couette de cheveux entre mes doigts tout en lisant mes notes de cours j'ai simplement agi comme j'agis avec n'importe qui en dépit de sa réputation. C'est-à-dire de façon sympathique parce que je ne le connais pas moi Seth Copeland. Du moins, pas celui se trouvant devant moi. Je connais le Seth Copeland des tabloïds. Je lui ai donc rendu son sourire contagieux, qu'on se le dise, avant de déposer mes notes près de moi pour l'écouter. J'étais tout de même intriguée par ses paroles... bien davantage par ses paroles que par sa chevelure et ses dents trop parfaites. Dommage pour lui, je ne serai pas une groupie se liquéfiant à ses pieds sous prétexte qu'il a une allure de dieu. Je peux admettre qu'il n'est pas moche, mais mon analyse de la chose se terminera là. Les mecs c'est derrière-moi depuis bien longtemps.

« Je connais le rôle de Sandy oui. »

J'aurais pu hurler quelque chose comme 'OH OUI je le connais comme si c'était ma seconde nature', mais ça l'aurait probablement fait fuir en courant alors je me suis contenté de la réponse basique avant de m'approcher un peu plus de lui pour en savoir plus. Lui qui a craqué en s'étirant... wow... Il aurait visiblement besoin d'un bon massage pour décoincer tout ça. Peut-être de travailler un peu sa souplesse aussi. Ce n'est pas que pour les filles cette histoire de souplesse.

« Nous n'avons en effet pas encore eu le plaisir de faire connaissance alors je suis toute oui. Surtout que tu vas être coincé avec moi un moment. »

La bonne entente entre les membres d'un casting ça reste tout de même primordial... dit celle qui a envie de faire la peau à la metteur en scène. Disons que Maxyn c'est autre chose. Ce n'est pas une collègue de travail avec qui j'ai envie de me montrer sympathique. C'est un fantôme de mon passé qui arrive comme une fleur dans mon univers pour y foutre un peu la merde. À mon sens en tout cas puisque visiblement elle n'a pas la même vision de la chose que moi.

« Tu as besoin de moi pour quoi exactement? Tu dois travailler une partie? »

Quoi d'autre s'il me demande si je connais le rôle de Sandy? Ça n'est tout de même pas un mal en soit de valider la chose et attendant sa réponse j'en profite pour défaire ses petites couettes me pendant de chaque côté de la tête jour après jour après jour pour mon rôle en glissant une main dans mes cheveux pour leur redonner un minimum de forme. Quitte à jouer les Sandy aussi bien me glisser un peu plus dans le personnage même si pour les cheveux blonds on peut oublier.


1007 mots & -48h *points demandés 2/11/2016
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Mer 19 Oct - 0:49

La défaite n'avait jamais été une option. Jamais. En tous cas, c’était ce que Seth s’était toujours efforcé de penser - même lorsqu’il en arrivait à échouer très clairement à une chose ou à une autre. Tout était une question d’auto-conviction, de moral et de mentalité, après tout… n’est-ce pas? Comme disait le grand sage: Always look on the bright side of life. Right? C’était une façon comme une autre d’interpréter les paroles de la chanson, okay? Toujours était-il qu’il croyait fermement qu’il était impossible de vaincre quand on ne se pensait pas capable de vaincre. Surtout quand il s’agissait de séduction, de charme et d’assurance. Non, tout n’était pas uniquement une question de physique, loin de là. Il y avait aussi l’attitude. Le genre d’attitude qui lui faisait déployer ce visage soigneusement composé et ce sourire immense, qui lui faisait sortir des prétextes et des approches de littéralement nulle part - et les tenir jusqu’au bout. A chacun son talent. Le sien était juste… ouais. Très, très spécifique.
Et elle souriait, Zoey, en défaisant ses cheveux. Elle était jolie - elle était avenante, elle avait quelque chose comme de la fraîcheur, comme un naturel rare dans ce genre de milieu. Peut-être moins rare à Broadway qu’à Los Angeles, mais tout de même. S’il avait pris la peine d’y réfléchir plus de quelques instants, sûrement que Seth aurait pu réaliser que chercher l’amitié des gens qui l’interpellaient ainsi aurait été préférable au fait de tenter systématiquement de leur faire du charme - mais la réflexion n’avait jamais été son fort, alors bon. A la place, il s’avançait encore, il souriait toujours. Il riait doucement à ses réponses, même si elles n’avaient techniquement pas grand chose de vraiment hilarant - juste pour donner un peu plus de chaleur à cette situation, aider à détendre l’atmosphère. « Okay » qu’il souffla avec un grand sourire: « Officiellement, donc: Seth Arthur Copeland, ravi de te rencontrer ». Une main tendue, une tête imperceptiblement penchée sur le côté. Oui. C’était un euphémisme: il était plus que ravi de la rencontrer. Ce qu’il était aussi? Bien conscient de sa renommée, bien conscient de l’effet que le simple fait de le rencontrait pouvait parfois avoir sur les gens. Peut-être qu’il y avait quelque chose de profondément immoral dans le fait de se servir parfois de cela. Meh. Tant pis. Un bref haussement d’épaules quand il dit « C’est ça. Pour travailler sur une partie. » - un nouveau léger rire « On ne peut pas avoir trop d’entraînement, n’est-ce pas? ». S’il y avait une chose qu’aucun de ses collègues de travail ici ne saurait nier ou même tenter de négocier, c’était bien cela. Même si, dans les faits, il se considérait comme très amplement préparé… et quand il ne se considérait pas ainsi, eh bien, il s’entraînait comme un maniaque de chez lui, soigneusement mis à l’abri de tous les regards inquisiteurs et/ou potentiellement moqueurs. Sa fierté, même si bien souvent mal placée, était l’une de ses principales caractéristiques - et sûrement le grand défaut qui en viendrait un jour à causer sa perte.
Bref. Son manque ponctuel et secret d’assurance n’était pas le sujet, de toutes façons - c’était même la toute, toute dernière chose qu’il aurait voulu avouer et s’avouer dans ce genre de situations. Bien vite recentré sur le moment, il reprit: « Disons que… le courant ne passe pas réellement avec Iris. » Une légère moue. Encore un euphémisme. Oh, ce n’était pas que Iris n’était pas courtoise ou polie. Juste que le courant ne passait réellement pas. Certes, elle était suffisamment professionnelle - ou ambitieuse - pour faire son travail correctement, tout comme lui d’ailleurs, mais ils manquaient cruellement de l’alchimie de base que l’on aurait pu attendre entre la personne qui incarnait Danny Zuko et celle qui incarnait sa Sandy. « Je me suis juste dit que ça serait plus simple - beaucoup plus simple même - de vérifier deux trois choses sur You’re the One that I Want avec toi » Bien sûr, il souriait toujours, charmeur au possible. Après un bref silence il ajouta, à ce stade remarquablement proche d’elle: « Si tu es partante et si tu es prête à relever le défi. »
Il y avait quelques petites failles dans son prétexte, quand on y regardait d’un petit peu trop près. Certes, les bruits de couloirs et les proximités qui avaient déjà commencé à se former dans le cast lui avaient permis d’apprendre que Zoey était susceptible de connaître la partie de Sandy, mais ce n’était pas non plus comme si la voir jouer le rôle de Jan lui permettait de juger objectivement de ses capacités physiques et vocales. Et alors? Il comptait bien jouer sur l’ego (après tout, il n’était sûrement pas le seul à en avoir, loin de là) - tout irait bien. Ce n’était pas non plus comme s’il comptait lui demander de monter sur scène pour cette chanson, devant public, là, maintenant, tout de suite. La curiosité le rendait audacieux. Et puis, une distraction. Ses yeux avaient enfin fini par tomber sur le petit tas de notes qu’elle avait déposé à ses côtés quand il était entré et lui avait adressé la parole. Des papiers densément remplis - le genre qui hurlait « intelligent » aussitôt qu’on y prêtait réelle attention. « Qu’est-ce que c’est? » qu’il souffla, sans transition, en les pointant du doigt - une oreille spécialement attentive aurait pu remarquer un infime changement dans son ton, un tout petit quelque chose de plus sincère, de profondément curieux. Son sourire avait laissé la place à une expression intriguée. Il en reviendrait probablement bientôt - très bientôt, même - mais il n’y avait aucun mal à s’intéresser à ce qu’elle pouvait bien faire, à cet instant comme dans sa vie de façon générale. Bien au contraire. C’était comme une addition surprise de dernière minute à son plan déjà improvisé. Même s’il n’avait jamais été le roi de la spontanéité, il était capable, à certains moments, d’admettre qu’elle avait parfois du bon. Quand elle l’aidait, par exemple. Okay. Quand elle l’aidait, uniquement. Fallait pas déconner non plus, hein.


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Dim 23 Oct - 19:44


Il y a un petit quelque chose chez ce cher monsieur Copeland qui m'embête un peu de prime abord, mais j'aurais réellement de la difficulté à déterminer quoi. Peut-être cette façon qu'il a de rire à mes commentaires qui ne se voulaient pas réellement drôles. On croirait presque voir une gamine devant son idole qui ne trouve rien de mieux à faire que rire à la moindre de ses remarques parce que c'est ce qui semble être le plus logique à faire, mais ce n'est peut-être qu'une impression. Peut-être aussi que je suis complètement à côté de la plaque et que c'est ce petit côté presque charmant que tant d'hommes semblent avoir perdu qui me titille un peu. Qui sait. Les minutes à venir parleront sans doute d'elles-mêmes. Ce n'était rien de suffisant pour m'empêcher de prendre la main qu'il m'a si solennellement tendue armé de son grand sourire. Un grand sourire qui ne quitte pas mes lèvres non plus alors qu'il m'énonce la totalité de son prénom.

« Enchanté Seth Arthur Copeland. Très joli prénom. Je sais que ce n'est pas un éloge en soit, mais j'ai déjà eu un chien qui s'appelait Arthur. Voilà. J'aime le prénom. »

Mon sourire s'étire un peu plus alors que je laisse échapper un faible rire à la fois désolé d'ainsi associer son prénom à celui d'un chien et un peu amusé par la chose parce que comme tant de choses il vaut mieux en rire qu'en pleurer.

« Oh... Zoey Marsden, plus officiellement. J'allais oublier de me présenter aussi. »

Je relâche enfin sa main que je continuais de serrer sans m'en être réellement rendu compte alors que je l'écoute m'exprimer qu'il souhaite bel et bien obtenir mon aide pour travailler une partie. Une partie incluant sans doute Sandy au vu de sa question et surtout parce qu'à l'exception de parts en groupes nous n'avons pas à jouer strictement ensemble tous les deux. À la fois un avantage et un inconvénient de ne pas être une tête d'affiche. Pas de partie en solo ou en duo sauf en de rares exception, comme pour Mooning, mais c'est ce qui me plait. Pourvoir jouer sans la pression démesurée qui repose sur les épaules des têtes d'affiche. Simplement le plaisir de jouer et de donner le meilleur de soit même en sachant que les regards ne sont pas plaqués que sur notre personne et le moindre faux pas que nous pourrions réaliser. Oh je l'ai bien fait à quelques reprises, mais ce n'est pas sans raison que je tente de m'éloigner un peu du domaine avec mes études. Ça me plait, mais je n'ai pas envie de subir les reproches incessantes pour des broutilles parce que certaines personnes sont plus stressées que moi et ne supporte pas mon zen.

« Comme tu le dis si bien on ne peut pas avoir trop d'entraînement non, mais j'espère tout de même que tu te reposes un peu parce que ton dos hurle le contraire. »

Je me mêle un peu de ce qui ne me concerne pas vraiment, mais quitte à parler de la chose aussi bien le faire en toute honnête non? Il n'y a rien de pire à mon sens qu'une personne qui ment sans arrêt sans autre explication que 'parce que' pour expliquer que le moindre mot quittant ses lèvres est tout sauf la plus pure des vérités. Je préfère encore être franche, à la limite du 'un peu trop familier', que simplement refouler ce qui me passe par la tête quand ça n'a rien de réellement méchant. Un peu comme il le fait en m'expliquant que lui et Miss Sandy ça ne semble pas être le grand amour en ce moment et mon sourire se change bien vite en une petite moue désolé malgré le fait qu'il n'arrête pas de s'approcher depuis qu'il a commencé à parler. Peut-être que c'est ce qui engendrait ce sentiment que quelque chose m'embête même si en soit je ne suis pas réellement perturbée par sa présence. Ma bulle personnelle est très petite et c'est probablement pourquoi j'ai tendance à trop facilement m'incruster dans celle des autres.

« Je suis totalement prête à relever le défi! Je connais le rôle, mais à l'exception de mes petites pirouettes seule à la maison et mon chant sous la douche je n'ai pas vraiment mis la chose en pratique. Encore moins avec un Dany. J'ai tout de même bon espoir d'y arriver et si ça peut t'aider ça me fait plaisir. Surtout si le courant ne passe pas avec Iris. C'est dommage, mais j'imagine que ça arrive. »

Il est évident que je ne peux pas garantir le succès de mon exécution parce que je n'ai pas 'sérieusement' pratiqué le rôle de Sandy, mais ma mère m'a si souvent reprise quand j'hurlais sous la douche que je devrais au moins arriver à atteindre la note juste. Nous verrons bien. J'attendais donc qu'il me dise à quel endroit il souhaitait pratiquer lorsque j'ai vu son regard dévier par-dessus mon épaule avec une curiosité marquée. Je n'ai pas réalisé sur le coup à quoi il faisait référence jusqu'à ce que je me retourne et me rappelle la présence de mes notes. C'est qu'il a tout de même réussi à me les faire oublier. Bravo monsieur Copeland.

« Oh ça c'est des notes... En fait, je suis un cours de droit par correspondance. Tada. »

Je hausse les épaules comme si c'était la chose la plus normale du monde et qu'il n'y avait pas de raison de s'en formaliser. Je lève les yeux en souriant avant d'ajouter ce petit quelque chose histoire de banaliser un peu plus la chose... ou le faire me qualifier de folle. J'imagine que c'est au choix.

« Oui monsieur Copeland j'ai une énorme paire de lunettes lorsque je passe ma soirée le nez dans un bouquin, comme dans les films. C'est ma double identité. Je suis comme Clark Kent. Étudiante avec les lunettes, artiste brûlant les planches de Broadway sans les lunettes. »


1081 mots *points demandés 2/11/2016
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