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 Chasing monsters under your bed - Asheo

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Mer 19 Oct - 21:54

Il avait roulé sans s’arrêter aux feux rouges, sans respecter les vitesses de limitation non plus. Ce n’était pas qu’il était spécialement pressé d’arriver chez Ashley, non, loin de là, c’était juste qu’il ne voulait pas arriver trop tard. Il se souvenait parfaitement bien des états dans lesquels son ex-petit ami était capable de se mettre quand il n’allait pas bien. Il n’avait pas oublié les longues soirées à le consoler quand, le jeune homme blotti dans ses bras, il passait sa main dans ses cheveux en lui murmurant des paroles apaisantes, pour le calmer. Il avait beau ne plus avoir de réels liens avec lui, il ne pouvait décemment pas le laisser seul, pas après qu’il l’ait appelé, qu’il lui ait envoyé ces messages. Il aurait tout aussi bien pu lui envoyer les pompiers, s’il avait vraiment craint qu’il fasse une connerie mais, se disait-il, mieux valait éviter qu’un éventuel scandale ne vienne entacher la première des Misérables. Raison officielle, bien sûr, parce qu’il n’était pas prêt à s’avouer, qu’en réalité, il s’inquiétait beaucoup trop… Sa moto se faufile entre les voitures, avec expertise, lui qui avait pris l’habitude de rouler vite et bien pour arriver à l’heure à ses rendez-vous. Il savait très bien que l’idée était mauvaise, que se retrouver seul avec lui dans un appartement était une erreur de débutant qu’il n’aurait pas dû commettre mais, eh, qu’aurait-il pu faire d’autre, au final ? Il n’avait pas vraiment eu le choix. Le moteur vrombit comme il accélère à nouveau, dans les derniers kilomètres, tournant dans l’avenue pour trouver le numéro indiqué par Ashley lors de son dernier SMS. S’arrêtant devant un building au hasard et sortant son téléphone pour relire l’adresse, il réalise que le jeune homme lui a envoyé un autre message, depuis son départ précipité. Il déverrouille et ouvre, son visage se décomposant brièvement à la lecture de ce qu’il venait de lui transmettre. Est-ce qu’il lui avait vraiment dit « Ok. Love u » quand il lui avait dit qu’il arrivait rapidement ? Si ça n’avait été que ça… Mais il avait cru utile et bon de se justifier en un pavé incohérent qu’il ne lut qu’en diagonale, une histoire obscure d’amis et de livreur de pizzas, bref, il était loin d’avoir tout compris et, au final, il n’était pas sûr de le vouloir vraiment, à la réflexion… Il soupire, préférant relire l’adresse avant de fourrer le téléphone dans la poche arrière de son jean et de garer sa bécane devant le bon bâtiment. Ses prunelles sombres cherchent le nom du jeune homme sur l’interphone et il sonne, le temps de réponse lui paraissant interminablement long. Quand la voix pâteuse d’Ashley lui répond, de l’autre bout de la ligne, il se fend simplement d’un « C’est moi. Leo. » Il juge utile de préciser, juste au cas où. La sonnerie signifiant l’ouverture de la porte retentit et il pénètre à l’intérieur, appuyant sur le lus haut bouton de l’ascenseur, attendant patiemment que les étages défilent jusqu’à arriver au dernier. Les portes s’ouvrent, il cherche le bon appartement en se repérant aux noms sur les sonnettes et toque trois légers coups brefs. Quand le visage d’Ashley apparait dans l’entrebâillement de la porte, il retient à peine un soupir soulagé, se détachant du mur pour entrer. Il s’impose, certes, il le reconnait volontiers, mais bon, il n’était pas venu jusque-là pour rien… Ses iris sombres balayent rapidement le corps de son comédien, juste pour s’assurer qu’il tient debout et qu’il n’a pas de blessures apparentes, avant de jeter un coup d’œil circulaire autour de lui. « Joli appartement… » commente-t-il simplement, plus par politesse qu’autre chose. Plongeant ses doigts à l’intérieur de sa veste en cuir, il en extirpe un tube d’aspirine de sa poche, le glissant dans les mains du jeune homme. « Avale ça. Avec un grand verre d’eau. » Il ne lui laissait pas le choix, pas le moins du monde. Il n’était pas venu là pour le consoler, simplement pour s’assurer qu’il ne fasse pas de conneries et l’aider à dessaouler fissa, après quoi il repartirait comme il était venu. Oui, très bon plan, on allait faire comme ça… « Et prends une douche. Froide. » soupire-t-il en levant les yeux au ciel. « Rapide aussi. » Il n’avait pas envie qu’il se taille les veines sous sa surveillance non plus. « Si dans dix minutes, tu n’es pas sorti, je viens te chercher. Ne m’oblige pas à faire ça, s’il te plait. » Ses iris sombres se plantent dans les siens, juste pour bien lui faire comprendre qu’il ne plaisante pas le moins du monde. « Je t’attends sur la terrasse. » Faisant comme chez lui, il se dirige sur l’immense balcon, respirant l’air frais avant de s’allumer une cigarette. Il lui fallait au moins ça pour conserver tout son calme. Ses prunelles reviennent régulièrement glisser sur sa montre hors de prix, surveillant la fin des dix minutes imparties et, alors qu’il jette son mégot par-dessus la rambarde, déjà prêt à débarquer dans la salle de bains, il tombe nez-à-nez avec Ashley. Il cille légèrement en le voyant débarquer sur le balcon vêtu d’une simple serviette qui ceint ses reins et, si son cœur manque un battement, il fait de son mieux pour n’en laisser rien paraitre. « Rentre. Tu vas attraper une pneumonie et si tu es incapable de chanter, je te ferai virer du spectacle. » Il ne plaisante qu’à moitié, comme ses doigts se posent sur son épaule, l’incitant à faire demi-tour pour le ramener à l’intérieur, refermant la porte-fenêtre derrière eux. Il était autoritaire à en crever mais il savait que c’était sans doute ce dont Ashley avait besoin à ce moment précis ; de quelqu’un qui prenne les rênes. Il peut lire dans ses prunelles brillantes que l’alcool fait toujours son effet et il s’assoit sur le canapé, entrainant le gosse à sa suite. Il attrape un plaid pour le lui passer sur les épaules, histoire qu’il n’attrape pas froid mais aussi histoire que sa demi-nudité lui soit un peu moins visible. Ca a tendance à réveiller des souvenirs et des envies qu’il était mieux de laisser enterrés là où ils étaient. « Parle moi. » Say anything, just talk.
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Mer 19 Oct - 23:53



LEOPOLD & ASHLEY
❝ Chasing monsters under your bed ❞

La sonnerie de l’interphone le réveilla, en sursaut. Ou plutôt, le tira de sa somnolence ? Il n’en avait aucune idée. Tout ce qu’il savait, c’était qu’en se levant brusquement de son lit pour aller répondre, la pièce tangua vivement, au point qu’il manqua d’en tomber à la renverse. Pathétique, hein ? Gosh, plus jamais d’alcool. Vraiment. Ce n’était pas pour lui. Il n’aurait jamais dû boire ce soir. Le trajet jusqu’à l’entrée dura probablement quelques minutes, comme il dût se tenir contre le mur pour ne pas tomber. Ce fut avec autant de difficultés qu’il appuya sur le bouton, avant d’être pris d’un haut le cœur. Et merde. « C’est moi. Leo. » Oh, Leo. Il était venu ? Merde bis. Il ne pouvait pas le voir comme ça. Pas alors que la pièce tanguait, que tout bougeait autour de lui, et que ses nausées doublées d’hauts le cœur ne le rendait pas des … il n’en avait aucune idée. Ce n’était pas vraiment non plus comme s’il avait envie d’être attirant ou quoi. Car c’était fini. Entièrement et totalement fini. Depuis quatre ans, en plus. Soit longtemps. Très très longtemps, même. Presque un cinquième de sa vie, pour être exact. Oui, ça en faisait du temps. A quoi est-ce qu’il pensait, déjà ? Ah oui, attirant. Mais pourquoi voulait-il être attirant ? Et pourquoi diable est-ce que la pièce bougeait, comme ça, hein ?

Il faillit retourner dans sa chambre, quand la sonnette retentit de nouveau. Il avait dû monter. Okay, il était arrivé. Cool. Et lui, il avait juste à faire quelques pas. Quelques petits pas de rien du tout. Il pouvait le faire. Et ensuite quoi ? L’accueillir avec son teint livide et blafard, et ses yeux rougis d’avoir trop pleurés ? Bon sang, ce qu’il pouvait être ridicule, et pathétique. Il ne savait pas s’il y avait des règles indiquant comment se comporter face à un ex petit-ami, mais il était certain que s’il y en avait, apparaître bourré avec les yeux bouffis en était totalement interdit et exclu. Il faillit se jeter dans ses bras, cependant, comme il alla lui ouvrir. Et il fut tellement soulagé de le voir là, sur le pas de sa porte, qu’il faillit en pleurer de nouveau. Il était vraiment là. Il était vraiment venu. Il s’était inquiété et il était là. « Joli appartement… » lui dit-il tout en lui sortant un tube d’il ne savait quel médicament. « Avale ça. Avec un grand verre d’eau. » Il acquiesça de la tête, avant de rejoindre péniblement la cuisine – c’était qu’il devait traverser toute sa pièce de vie et que celle-ci était plutôt grande, pour tout dire. Bref, toute la peine du monde, donc. Peut-être aurait-il dû lui demander de lui apporter un grand verre d’eau, ça aurait été plus simple. Sauf que non, bien entendu qu’il ne pouvait pas le lui demander. Déjà qu’il était venu, alors que l’heure de la nuit était pas mal avancée.

Après ce qui lui sembla être plusieurs heures, il finit enfin par le rejoindre dans le salon, après avoir avalé deux aspirines – il aurait probablement des crampes le lendemain, mais c’était le cadet de ses soucis right now. « Et prends une douche. Froide. » Douche. Froide. Okay. Bonne idée. Il le pointa du doigt en acquiesçant – bad idea – avant de soupirer longuement. Où était sa salle de bain déjà ? Ah oui, sa chambre. Elle était attenante à sa chambre. Right. Ashley tendit les bras vers lui, sans bouger cependant. Une façon tacite et silencieuse de lui demander de le porter et de l’y amener, puis de le doucher. Oui oui. Ce serait une bonne idée, ça. Mais apparemment ce n’était pas ce qu’avait prévu son ex petit-ami, comme il reprit « Rapide aussi. » Dans un soupir, il baissa les bras, avant de retourner dans sa chambre, continuant à prendre appuis sur le mur. « Si dans dix minutes, tu n’es pas sorti, je viens te chercher. Ne m’oblige pas à faire ça, s’il te plait. » Dix minutes. Okay. Dix minutes. Il leva un pouce en l’air, tout en continuant sa route. « Je t’attends sur la terrasse. » Un nouvel hochement de tête plus tard, et le voilà qui s’engouffrait dans sa chambre, puis dans sa salle de bain.

Il faillit se laver tout habillé – bon, en soi, il n’était qu’en pyjama, ça n’aurait pas non plus été la fin du monde – avant de finalement changer d’avis et de retirer son haut puis son bas. Si l’eau chaude lui fit du bien, il dût se forcer pour en changer la température. Mais Leopold avait dit « douche froide », cela voulait donc dire « douche froide ». Pas « douche chaude ». Et il devait donc l’écouter. Déjà qu’il avait fait tout ce trajet ici, inquiet pour lui, inquiet de le laisser seul. C’était bien bien plus qu’il ne méritait. Alors un peu d’eau froide ne pourrait pas lui faire du mal. Il ne sut pas exactement combien de temps il resta – probablement moins de dix minutes, puisqu’il ne vit pas son ex débarquer dans sa salle de bain ; même si c’était fort dommage, si on lui demandait son avis – mais il finit enfin par sortir de la douche, avant d’enrouler une serviette autour de sa taille. Quittant la salle de bain, et rejoignant sa chambre, ses yeux furent immédiatement attirés par son lit qui d’un coup l’appelait. Il pouvait presque entendre la voix de son oreiller. Oui oui. Mais non. Il devait rejoindre Leopold. Qui avait fait tout ce chemin pour lui, il ne fallait pas l’oublier, non plus. Alors il regagna la pièce de vie, ses doigts en profitant pour caresser son piano à queue sur le passage, comme il le rejoignait sur le balcon. Le froid le percuta immédiatement, et pourtant lui fit tout de suite du bien. Oh, il avait probablement le regard encore vitreux – et il se sentait encore pas mal alcoolisé, aussi, to be honest – mais c’était déjà bien mieux que tout à l’heure.

« Rentre. Tu vas attraper une pneumonie et si tu es incapable de chanter, je te ferai virer du spectacle. » Sa bouche s’ouvrit dans un O invisible, comme les doigts du producteur se posèrent sur son épaule, le poussant à l’intérieur – ou le faisant tituber, pour être exact. Il finit par l’entrainer sur l’immense canapé qui trône la pièce de vie, avant de l’enrouler d’un plaid, qui le réchauffa aussitôt. « Parle moi. » Il le regarda en biais, dans un mélange de gêne et de reconnaissance, avant de se coller un peu contre lui, posant sa tête dans le creux de son épaule. Totalement inapproprié, oui, il le savait. Mais right now, il s’en foutait, en fait. Il voulait juste se sentir bien, se sentir protégé. Comme si jamais rien ne pourrait l’atteindre. Comme s’il était totalement en sécurité. Et il avait toujours eu ce sentiment, dans ses bras. « J’aurais dû mourir à sa place. » dit-il simplement, comme s’il parlait de la météo, comme si ce n’était pas important. « Tout est de ma faute. Si j’avais pas parlé … Elle s’est suicidée à cause de moi. » Des larmes roulèrent sur ses joues, comme il continuait, toujours de ce ton détaché. « Je voudrais tellement échanger ma place avec elle, tu sais ? Parce qu’elle était rayonnante. Elle apportait tellement de bonheur … » Il pleurait silencieusement, à présent, même si sa voix était étrangement maitrisée et posée. Il se calla un peu plus contre lui, sa main venant se poser naturellement sur sa côte opposée. Il déposa un bref baiser à l’orée de son cou, avant de humer son odeur, comme pour s’en imprégner. « Moi je gâche toujours tout. Je suis bon à rien. A part à décevoir les gens. A les faire souffrir. Une déception qui amène de la souffrance. Ça me définit bien, hein ? » Après tout, s’il y avait bien une personne qui ne pouvait qu’être d’accord avec ce qu’il disait, c’était bien Leo, non ?
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Dim 23 Oct - 17:38

Il allait avoir des jours, voire des mois pour regretter de s’être pointé à son appartement sans réflexion aucune. Comme si c’était le genre de trucs qui se faisaient entre ex, comme si l’entièreté de la chose n’était déjà pas assez embarrassante. Et pourtant, il avait beau prétendre ce qu’il voulait à qui voulait bien l’entendre, Ashley comptait toujours à ses yeux, en tous cas suffisamment pour qu’il se déplace jusque chez lui à la simple idée qu’il ne se sente pas bien. Encore sa stupide loyauté, son stupide instinct de protection quand il s’agissait des gens qui lui importaient. Il ignore malgré tout, volontairement, ses maladroites tentatives de rapprochement, notamment quand il tend les bras comme s’il espérait vraiment, qu’il le conduise jusqu’à sa salle de bains. No fucking way… Il lui laisse le temps de se doucher, de se défaire, un tant soit peu de ces bribes d’ivresse qui embrumaient ses pensées et ses actes. Après s’être installé à ses côtés sur le canapé, il finit par exiger, ou presque, qu’il lui parle. Parce que toutes ces sombres chimères qu’il ressassait, en broyant du noir, il fallait bien qu’elles sortent, à un moment ou à un autre. Il ne s’attendait, toutefois, pas vraiment, à ce qu’Ashley se colle contre lui, sa son visage blotti dans le creux de son épaule. Si son cœur manque un battement et qu’il se tend de façon presque instinctive, il ne trouve pas le cœur de le repousser, pas tout de suite, en tous cas… « J’aurais dû mourir à sa place. » lâche-t-il, de but en blanc, provoquant une grimace de la part du producteur. Il n’avait jamais été très bon pour consoler les gens, ça n’avait jamais été sa tasse de thé. Peut-être parce qu’il était naturellement joyeux et optimiste, de base, et que la tristesse le mettait mal à l’aise… Il se contente donc de soupirer, remuant la tête de gauche à droite en signe de dénégation. « Tout est de ma faute. Si j’avais pas parlé … Elle s’est suicidée à cause de moi. » Il sent plus qu’il ne les voit, les larmes rouler sur les joues du gosse et il se mordille nerveusement la lèvre inférieure, incapable de trouver les mots qu’il faudrait. « Je voudrais tellement échanger ma place avec elle, tu sais ? Parce qu’elle était rayonnante. Elle apportait tellement de bonheur … » Le regard de Leopold s’assombrit de façon considérable en l’entendant débiter des insanités pareilles mais il ne dit rien, pas encore et ce, majoritairement parce que le plus jeune vient de déposer un baiser au creux de son cou. Si son cœur s’emballe, sa raison, elle, lui envoie déjà un premier avertissement. Stop it« Moi je gâche toujours tout. Je suis bon à rien. A part à décevoir les gens. A les faire souffrir. Une déception qui amène de la souffrance. Ça me définit bien, hein ? » Un long instant de silence. Si Ashley avait été une déception pour lui ? Oui, bien sûr, en partie, mais il n’avait pas été que ça, fort heureusement. Et même si, au final, Leopold avait choisi de n’en garder que cet aspect, il ne pouvait pas décemment nier qu’il y avait eu plus, bien plus… « Arrête de dire des conneries, Ashley… » marmonne-t-il entre ses dents serrées, ses doigts l’incitant à se décaler de lui, l’air de rien, mais ça avait quelque chose de rassurant de ne plus le sentir si proche, avant que ses phalanges ne s’accrochent à son menton. Il le force à le regarder, ses iris se plongeant dans les siens. « You are shining too, you always have been… » Il soupire, relâchant son visage, détournant le regard. « Je l’ai vu dès la première minute, quand tu t’es assis à côté de moi, ce jour-là. Tu n’as jamais cessé de rayonner, depuis. » Il s’éclaircit la voix, un peu gêné par cette déclaration idiote. C’était tout à fait inapproprié mais, s’était-il dit, cela aurait au moins l’effet de lui remonter un peu le moral. Ses doigts s’attachent nerveusement au col de sa chemise, jouant avec le bouton le plus haut de celle-ci. « Enfin bref… On n’a pas été d’accord sur tout, pendant ces deux ans, mais je n’en ai pas gardé que des mauvais souvenirs, malgré ce que j’ai pu te laisser croire… » Bon, avec un peu de chance, il aurait oublié tout ça, demain après sa gueule de bois, et ce serait tant mieux. « Tu n’es pas responsable de le mort de ta mère, ce serait plutôt à ton père de se blâmer pour ça. Tu as voulu être honnête avec elle, lui dire la vérité et c’était tout à ton honneur. » Il soupire, haussant les épaules ; est-ce qu’il en savait vraiment quelque chose, lui pour qui la vie avait toujours été d’une simplicité absolue ? Certainement que non. « Si était vraiment ne serait-ce qu’un quart de ce que tu m’as toujours dit d’elle… Je pense sincèrement qu’elle ne voudrait pas te voir dans cet état. » Il a un fin sourire comme il reporte son attention sur son ex-petit ami, sur ce gosse qui lui avait vraiment fait tourner la tête à l’époque, contre l’avis de tous ses amis, choqués par leur différence d’âge. « Alors la prochaine fois que tu auras un coup de blues, oublie l’alcool et rabats-toi sur autre chose… Le chocolat, le sexe, peu importe tant que tu choisis quelque chose qui ne te fasse pas plus de mal que de bien. » Conseil avisé. Lui, il avait eu tendance à se vautrer dans des dizaines de lits différents, à l’époque, pour oublier la frustration causée par leur rupture. Ce serait mentir de dire qu’il n’avait pas cherché à tous prix à trouver des hommes qui lui ressemblaient, d’ailleurs. Est-ce que cela lui avait fait du bien ? Pas vraiment, à la réflexion, mais au moins avait-il conservé les idées claires, pendant ce temps… « Understood… ? » Un simple hochement de tête suffirait. « Tu devrais aller te coucher. Je resterai sur le canapé pour être sûr qu’il ne t’arrive rien. » Si chevaleresque
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Dim 23 Oct - 23:31



LEOPOLD & ASHLEY
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« Arrête de dire des conneries, Ashley… » protesta-t-il après s’être décalé un peu, avant de poser ses doigts sous son menton, comme il le lui relevait pour le forcer à le regarder. « You are shining too, you always have been… » continua-t-il avant de lâcher un soupir et de le lâcher, détournant les yeux par la même occasion. Mais, Ashley, lui, il avait envie de le regarder encore. Il sentait ses yeux s’humidifier de nouveau, mais pour une toute autre raison à présent. Il était lumineux, lui aussi ? Vraiment ? Malgré tout ce qu’il lui avait fait ? Alors même qu’il le détestait à présent, qu’il en avait d’ailleurs toutes les raisons, il continuait à penser cela de lui ? « Je l’ai vu dès la première minute, quand tu t’es assis à côté de moi, ce jour-là. Tu n’as jamais cessé de rayonner, depuis. » Et c’était tellement honnête, tellement dit avec une gêne et un embarras ne pouvant que prouver qu’il le pensait réellement, qu’Ashley s’en sentit submergé par l’émotion. « Enfin bref… On n’a pas été d’accord sur tout, pendant ces deux ans, mais je n’en ai pas gardé que des mauvais souvenirs, malgré ce que j’ai pu te laisser croire… » Ses lèvres s’étirèrent dans un sourire lumineux – justement – qui contrasta étonnement avec ses yeux encore rougis par ses pleurs. Il essuya d’ailleurs ses joues humides du revers de ses mains, avant de renifler un peu – pas très glamour, certes, mais ce n’était pas vraiment comme s’il essayait de l’être, en cet instant.

« Tu n’es pas responsable de le mort de ta mère, ce serait plutôt à ton père de se blâmer pour ça. Tu as voulu être honnête avec elle, lui dire la vérité et c’était tout à ton honneur. » Le comédien perdit son sourire aussitôt, comme il baissa la tête. Il n’en savait rien, de ça. Bien sûr qu’il était responsable de la mort de sa mère. S’il ne lui avait pas dit la vérité, alors elle n’aurait pas été brisée. Certes, c’était son père qui l’avait trompée mais, il l’avait prévenu de ce qu’il arriverait si sa mère venait à être au courant. Il l’avait prévenu, mais lui l’avait tout de même fait. Parce qu’il avait été égoïste, parce qu’il avait voulu soulager sa conscience. Et son père avait eu raison. Elle avait été brisée par la vérité, et avait préféré mettre fin à ses jours. S’il s’était tu, s’il avait gardé le secret comme son père le lui avait ordonné, alors elle serait toujours en vie aujourd’hui. « Si était vraiment ne serait-ce qu’un quart de ce que tu m’as toujours dit d’elle… Je pense sincèrement qu’elle ne voudrait pas te voir dans cet état. » La tête toujours baissée, il acquiesça brièvement. Oui, certes, il était probable qu’elle n’aimerait pas le voir ainsi. Elle n’avait jamais semblé lui en vouloir de lui avoir dit la vérité. Elle avait été choquée, s’était mise à pleurer. Elle avait été brisée et avait sombré dans la dépression. Mais elle ne l’avait jamais grondé.

Pour autant, Ashley ne pouvait réagir autrement. Il ne savait pas comment faire. Et, surtout, comment pouvait-il vouloir vivre, alors même qu’il l’avait tuée ? Comment le pouvait-il, alors qu’il avait ôté la vie de la mère de ses frères, de la femme de son père ? Il en était tout bonnement incapable. « Alors la prochaine fois que tu auras un coup de blues, oublie l’alcool et rabats-toi sur autre chose… Le chocolat, le sexe, peu importe tant que tu choisis quelque chose qui ne te fasse pas plus de mal que de bien. » Il releva aussitôt la tête, vivement, comme sa bouche s’ouvrit sans qu’un son n’en sorte. Est-ce qu’il avait bien entendu ? Leopold lui proposait réellement de coucher avec lui pour lui remonter le moral ? Mais … whut ? Quand est-ce que c’était arrivé, ça ? « Understood… ? » Apparemment, oui. Il lui demandait même s’il comprenait. Mais … Comment pouvait-il lui proposer cela ? « Tu devrais aller te coucher. Je resterai sur le canapé pour être sûr qu’il ne t’arrive rien. » Wait. Il y avait un bug, là-dedans. Il lui disait qu’il devrait aller se coucher – pour ensuite le rejoindre ? – avant de préciser qu’il dormirait sur le canapé. Ses sourcils se froncèrent, comme vraiment il peinait à comprendre. A moins que … Il voulait coucher avec lui, mais ne pas dormir avec lui. Comme il lui avait expliqué faire en général, en quelque sorte – c’était bien en ça que consistait des coups d’un soir, non ? Se taper quelqu’un, puis partir ensuite.

Il s’en sentit attristé, bien évidemment – ses émotions étaient de véritables montagnes russes, en cet instant. Parce qu’il n’était donc qu’un parmi tant d’autres, finalement. Enfin il ne savait pas à quoi il aurait dû s’attendre, de toute façon. A rien, très clairement. Avant qu’il ne parle de sexe, il n’y avait même pas pensé, pour tout dire. Mais était-ce ce qu’il voulait véritablement ? Coucher avec lui pour noyer son chagrin, pour se changer les idées ? Il n’en savait rien. Mais il faisait confiance à Leopold pour savoir ce qu’il y avait de mieux pour lui. Il était sobre, contrairement à lui. Et puis, la douche lui avait du bien. Les aspirines aussi. Alors s’il disait que coucher avec lui lui ferait du bien, il avait probablement raison aussi. « Tu as probablement raison. » commença-t-il d’une voix très peu maitrisée, et un peu rauque aussi. « On devrait faire ça. » reprit-il, comme il appuya ses mots d’un hochement de la tête. Mais son regard vitreux était plus perdu dans le vague que posé sur son ex petit-ami. Parce qu’il ne parvenait pas à réfléchir. « Enfin … » Il laissa sa phrase en suspens un instant, comme il fronça des sourcils. Enfin quoi ? Enfin rien. Leopold savait ce qu’il y avait de mieux pour lui. Il lui faisait confiance. S’il lui disait qu’ils devaient faire ça, alors c’était qu’ils devraient le faire. « Oui, nan. Si tu dis qu’on doit faire ça, alors on doit le faire. Tu sais mieux que moi. Moi là je sais pas grand chose. Pas que je sache grand chose d’ordinaire non plus. Mais là encore moins. » lâcha-t-il tout en continuant de hocher de la tête.

Il se leva donc tant bien que mal, le plaid tombant de ses épaules au passage, avant de se positionner devant lui. Il trembla un peu, sans réellement savoir pourquoi. L’appréhension, peut-être ? Il lui faisait totalement confiance, pourtant. Il ne devrait pas avoir peur. Vraiment. Alors, ses doigts à l’orée de sa serviette de bain, il inspira longuement pour se donner du courage, avant de la laisser tomber au sol. Sans même attendre que son ex petit-ami ne réagisse, il s’installa à califourchon sur ses genoux, le cœur cognant brutalement contre sa poitrine, l’étourdissant un peu plus. Puis il l’embrassa.
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Jeu 27 Oct - 21:14

Il se rassure un peu, se détendant considérablement comme il voit le jeune homme cesser de pleurer, sécher ses pleurs et lui dédier un sourire. Good, parce qu’il n’avait jamais été très bon pour consoler les gens, à la réflexion. Il se félicitait lui-même d’avoir réussi avec autant d’aisance ; peut-être était-ce parce qu’il le connaissait bien ? Il l’ignorait et, au fond, ça n’avait pas d’importance, ce qui comptait, c’était la fin, pas les moyens. « Tu as probablement raison. » Le gosse capitule enfin, se rangeant à son avis et Leopold achève de se détendre ; si Ashley acceptait finalement d’aller se coucher alors les ennuis étaient définitivement terminés. Il soupire longuement, soulagé, s’attendant à le voir battre en retraite vers sa chambre et y passer une nuit réparatrice. « On devrait faire ça. » Wait, what ? Il hausse un sourcil interrogateur comme il ne comprend pas ce que ce « on » vient foutre là… Est-ce qu’il avait parlé d’un on, lui, à un moment ou à un autre ? Il ne lui semblait pas. Il en est encore là à passer en revue les dernières bribes de discussion qu’ils venaient d’avoir pour comprendre si Ashley avait vraiment une logique, ou s’il débloquait complètement à cause de l’alcool. Il n’était pas encore parvenu à se décider quand le comédien reprend. « Enfin … » A nouveau, il lui lance un regard plein d’incompréhension. Enfin, quoi ? Vraiment, il ne suivait plus du tout là, à se demander lequel des deux était bourré. Il était pourtant presque sûr que ce n’était pas lui… « Oui, nan. Si tu dis qu’on doit faire ça, alors on doit le faire. Tu sais mieux que moi. Moi là je sais pas grand chose. Pas que je sache grand chose d’ordinaire non plus. Mais là encore moins. » Il le regarde se lever sans réagir, majoritairement parce qu’il ne comprend plus rien et qu’il a l’impression de se retrouver au beau milieu d’un dialogue de sourds. Il finit par décider de le laisser faire. Après tout, il lui a bien conseillé d’aller se coucher, pas vrai ? Il ne pourrait que profiter d’une bonne nuit de repos… Si Ashley se positionne devant lui, il ne comprend le stratagème qu’au moment où la serviette qui ceint ses reins glisse sur le sol, lui découvrant une nudité qu’il connaissait bien, mais… Là n’était pas la question. What the… ? Sa mâchoire se décroche presque, littéralement, trop surpris pour penser à dire quoi que ce soit, encore moins à bouger. Il tente désespérément de ne pas laisser son regard s’attarder sur des parties de son anatomie qu’il n’aurait pas dû être en mesure de voir, à l’heure actuelle, faisant de son mieux pour garder sa ligne d’horizon un peu plus haut que ce qu’il lui mettait sous le nez. Il n’avait pas encore eu le temps de faire montre de la moindre réaction que, déjà, le jeune homme s’asseyait à califourchon sur ses genoux, ses lèvres s’emparant des siennes. Si ce baiser provoque en lui une décharge électrique qui court tout le long de sa colonne vertébrale, il n’y répond pas, de prime abord, trop abasourdi. Finalement, bien malgré lui, ses mains quittent le bord du canapé pour remonter glisser sur les cuisses dénudées du plus jeune, surprises par la douceur de sa peau. Il finit par approfondir le baiser, un peu trop demandeur, comme si cela lui avait terriblement manqué et, en un sens, c’était le cas, avant que finalement, sa conscience, son odieuse conscience ne reprenne le dessus. Il le repousse lentement, le souffle court et les yeux trop brillants, comme il détourne le regard en prenant soin de ne pas le baisser. « Wow, wow, wow, wait… Qu’est-ce que tu penses que tu es en train de faire, exactement… ? » Il inspire profondément avant de reporter son attention sur le gosse un peu ivre, son regard se plantant dans le sien avec sérénité. « Ce n’est pas ce que… Je veux dire que je n’ai pas… » Il soupire, passe une main nerveuse sur son visage. C’était vraiment difficile de se contrôler… Après tout, il était dans la fleur de l’âge et, en temps normal, il n’aurait jamais refusé de telles avances mais… il s’agissait d’Ashley. D’Ashley bourré, qui plus est. Il ne pouvait pas lui céder, tout en sachant très bien qu’il y avait de fortes chances que le Lamberts le regrette amèrement demain. Qu’ils le regrettent tous les deux, d’ailleurs… « Ecoute… Si je me suis mal fait comprendre ou mal exprimé, j’en suis vraiment désolé mais… I didn’t mean that… » Il se mordille la lèvre inférieure, profondément gêné, d’autant plus que le fait de l’avoir complètement nu sur ses genoux, a commencé à provoquer une réaction d’autant plus malheureuse au niveau de son entrejambe. « I truly am sorry but I don’t do drunk ex-boyfriends… » Il s’éclaircit la voix légèrement, détournant le regard une nouvelle fois et bénissant sa peau foncé qui cachait plutôt bien le rouge qu’il sentait lui monter aux joues. Il inspire profondément, expirant de la même façon, cherchant à faire retomber la pression sanguine au niveau de sa virilité, priant surtout pour qu’Ashley ne l’ait pas remarquée et qu’il ne le prenne pas comme un encouragement à poursuivre sur cette voix. « Dis, ça te dérangerait de… ? » Il déglutit avec difficulté, prenant sur lui pour ne pas le virer manu militari de sa position mais, il s’en doute, se montrer trop brusque avec lui ne ferait que le replonger dans ses pensées sombres. Peut-être même qu’il se remettrait à pleurer. Please, no… Il se contente donc de lui indiquer la place vide à côté de lui, non sans oublier de lui préciser. « Tu devrais te rhabiller aussi… Tu… vas… prendre froid… » Pire excuse pathétique du monde mais bon, il n’avait jamais prétendu être un bon acteur, non plus. Il replonge son regard dans le sien, presque suppliant. S’il te plait, ne fais pas d’histoires…
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Jeu 27 Oct - 22:13



LEOPOLD & ASHLEY
❝ Chasing monsters under your bed ❞

Ses mains se posèrent sur son torse, comme il déposa ses lèvres sur les siennes. Il ne saurait dire s’il se montrait tendre ou non, probablement parce que son esprit n’était pas vraiment clair, et qu’il se demandait lui-même ce qu’il était en train de faire. Une partie de lui lui soufflait que c’était une très mauvaise idée. Sa conscience, probablement. Qu’il n’était pas comme ça. Qu’il ne pouvait simplement coucher pour oublier ses problèmes, oublier sa tristesse à la limite du désespoir. Et encore moins avec lui. Leo lui-même lui avait dit qu’il passerait ensuite la nuit sur le canapé – c’était bien ce qu’il avait dit, non ? Il eut un doute, soudainement, comme son ex petit-ami ne répondait toujours pas à son baiser. Et puis, ne le regretterait-il pas le lendemain ? D’avoir juste couché pour coucher, sans sentiment ? Enfin, sans sentiment … C’était Leo, en même temps. Ce n’était pas non plus un total inconnu. Et puis, était-il réellement en état de penser ? Tout ce qu’il savait, c’était que Leo avait eu raison de lui dire de prendre une douche. Que Leo avait eu raison de lui donner ces cachets d’aspirine. Que Leo lui avait mis un plaid sur les épaules pour le réchauffer. Bref, que Leo prenait soin de lui. Alors il lui faisait entièrement confiance. Il pourrait mettre sa vie entre ses mains, en cet instant, tellement il lui faisait confiance.

Et lorsque les doigts de son ex petit-ami se posèrent sur ses jambes, pour ensuite remonter sur ses cuisses, il frissonna. Il avait beau être entièrement nu, il n’avait absolument pas froid. Au contraire puisqu’une douce chaleur commença à s’infiltrer dans son bas ventre, pour venir le réchauffer entièrement. Et lorsque les lèvres de Leopold s’ouvrirent enfin, que sa langue commença une danse endiablée avec la sienne, il ne réfléchit plus. S’il en avait à peine été capable quelques instants plus tôt, maintenant, il était plus proche du vide sidéral. Rien d’autre n’importait que cette sensation qu’il retrouvait enfin. Celle d’être parfaitement à sa place. D’être parfaitement bien, apaisé. Par un simple baiser. Il ne bougerait de là pour rien au monde. Qu’importe que son jean rêche frottait douloureusement contre sa peau nue. Qu’importe que ce ne soit, peut-être, pas une très bonne idée de faire ça. Qu’importe que cela ne lui ressemblait pas. Il était bien. Il était en sécurité. Il flottait presque sur un petit nuage, comme il répondait à son baiser.

Et pourtant, sans qu’il ne parvienne à comprendre ce qu’il s’était passé dans sa tête, l’homme arrêta tout, brusquement. Essoufflé, le producteur détourna son regard de lui, le laissa perdu, toujours nu, toujours à califourchon sur ses genoux. Qu’est-ce qu’il se passait ? Pourquoi est-ce qu’il arrêtait ? Pourquoi est-ce qu’il ne retirait pas son haut, à la place. Comme pour signaler son mécontentement, il tenta, vainement, d’en attraper les pans pour le lui remonter. « Wow, wow, wow, wait… Qu’est-ce que tu penses que tu es en train de faire, exactement… ? » Il posa son regard perdu, et toujours un peu vitreux, sur lui, sans comprendre. « Ce n’est pas ce que… Je veux dire que je n’ai pas… » Quoi ? Il n’avait pas quoi ? Pourquoi est-ce qu’il arrêtait ? Est-ce qu’il s’y était mal pris ? Est-ce qu’il avait fait quelque chose de mal ? L’avait-il mordu, sans faire attention ? Non, il n’en avait pas le souvenir. L’écrasait-il de tout son poids ? Non, probablement pas, Leopold en avait eu l’habitude fut un temps, et Ashley n’avait pas vraiment pris de poids depuis cette époque. Mais alors quoi ?

« Ecoute… Si je me suis mal fait comprendre ou mal exprimé, j’en suis vraiment désolé mais… I didn’t mean that… » Comment ça ? A propos de quoi ? Quand s’était-il mal exprimé ? « I truly am sorry but I don’t do drunk ex-boyfriends… » Ses yeux se remplirent de larmes sans qu’il ne comprenne réellement pourquoi. Ou plutôt, si, parce qu’il comprenait, tout compte fait. Leopold n’en avait pas envie. Leopold ne se sentait pas parfaitement à sa place, parfaitement bien, en l’embrassant. Il ne se sentait pas comme si rien d’autre n’existait. Il ne se sentait pas apaisé. Il le détestait. Il le lui avait dit. « Dis, ça te dérangerait de… ? » La tête baissée, ne le regardant même plus, il ne savait pas vraiment ce qui le dérangerait ou pas. Ce qu’il savait, c’était que ces larmes qu’il était parvenu à sécher, avaient de nouveau envie de s’échapper. Et il ne comprenait pas pourquoi. Parce que lui-même s’était dit que cela lui semblait être une très mauvaise idée. Alors pourquoi était-il à deux doigts de pleurer face à ce rejet, hein ? C’était ridicule. Et cette constatation lui donna encore plus envie de pleurer, malheureusement.

« Tu devrais te rhabiller aussi… Tu… vas… prendre froid… » Oui, il avait froid, tout à coup. Alors même que quelques instants plutôt, la chaleur se propageait en lui à la manière d’un incendie, le voilà qui se sentait frigorifié. Mais il était totalement incapable de bouger. Parce qu’il n’en avait pas envie. Parce qu’il voulait de nouveau se sentir bien. De nouveau se sentir comme si tout était à sa place. « Je comprends pas. » avoua-t-il, tout penaud, la tête encore basse. « T’as dit que … » Il renifla un peu, signe qu’il allait se mettre à craquer de nouveau. Et il n’avait même pas le courage de s’en empêcher. « T’as dit que je devais me rabattre sur le sexe. » Il acquiesça brièvement de la tête, osant reposer son regard sur lui, avant de le rabaisser aussitôt. « Et qu’on devrait coucher. Et qu’ensuite tu dormirais sur le canapé. » Une larme coula sur sa joue, et il l’essuya brusquement, agacé contre lui-même, contre ces larmes qu’il ne comprenait même pas. « Alors pourquoi tu veux plus ? T’étais pas bien là ? T’en avais pas envie ? » Il bougea un peu, pour s’installer un peu plus confortablement sur ses genoux, réalisant en se reculant que, si, il semblait pourtant en avoir envie. Mais donc … pourquoi, alors ? Une nouvelle larme coula, comme ses lèvres tremblèrent. « J’ai fait quelque chose qu’il fallait pas ? » lui demanda-t-il d’une petite voix, le regardant en biais, à la manière d’un petit garçon se faisant gronder sans en comprendre la raison.
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Voilà, il avait fait une connerie, une de plus, pour changer. Qu’est-ce qui lui avait pris de parler de sexe, aussi ? Fallait-il qu’il soit stupide à en crever ! Bien sûr qu’Ashley n’allait se focaliser que là-dessus, il aurait tout de même pu y penser avant… ! Le pire dans tout ça, c’était qu’il avait presque failli le laisser faire. Il n’avait pas pu s’empêcher de lui rendre son baiser, il n’avait pas pu empêcher son corps de réagir non plus et il ne pouvait que maudire cette putain de tension entre ses jambes. Lui dire de se rhabiller et d’aller se coucher, oui, ça c’était une bien meilleure idée que celles qu’il avait pu avoir jusque-là. Sauf que, bien entendu, ça provoque reniflements et yeux brillants chez le jeune Lamberts, ce qui ne fait qu’accentuer son sentiment de culpabilité à lui… « Je comprends pas. T’as dit que … » Le brun renifle et il le sent trembloter sur lui comme il réalise d’ailleurs qu’Ashley n’est pas descendu de ses genoux. Fait chier« T’as dit que je devais me rabattre sur le sexe. » What ? Il ouvre la bouche, un brin surpris, remuant la tête de gauche à droite. Non, il n’avait pas dit ça, enfin pas que… N’avait-il pas parlé de chocolat aussi ? Hein ? «Et qu’on devrait coucher. Et qu’ensuite tu dormirais sur le canapé. » What, what, what ? Non, il n’avait définitivement pas dit ça. Il se mord la lèvre inférieure en voyant une larme rouler sur sa joue. Merde. A vouloir faire mieux, il n’avait réussi qu’à faire pire… « Mais je… » commence-t-il naïvement, tentant de se justifier sans parvenir à trouver les mots et, fort heureusement, Ashley poursuit, lui épargnant une diatribe aussi vaine qu’inutile. « Alors pourquoi tu veux plus ? T’étais pas bien là ? T’en avais pas envie ? » Et comme pour répondre lui-même à sa question, il bougea légèrement sur lui, s’asseyant pile poil sur cette érection qu’il cherchait à lui dissimuler, provoquant un léger gémissement qui se termine en soupir. « J’ai fait quelque chose qu’il fallait pas ? » Leopold inspire profondément, cherchant à refreiner l’envie qu’il pouvait avoir de l’allonger brusquement sur ce foutu canapé et de lui redonner un avant-goût de ce qu’ils avaient pu avoir quelques années auparavant. Oh, pour sûr, il lui aurait tout fait oublier, tout jusqu’à son nom. Il lui aurait offert une nuit d’intense satisfaction, l’une de celles dans lesquelles on se perd. Rien qu’à songer à l’idée, il se sent se tendre davantage, ce qui n’est pas du tout, ce qu’il souhaitait faire. Pas du tout« Ecoute, Ashley… » Il soupire, passant une main nerveuse sur son visage. « …Tu n’es pas dans ton état normal, tu es… ivre et… » Il esquisse une moue ennuyée, finissant par hausser les épaules, résigné. « Tu ne fais pas ça, je veux dire… coucher sans sentiments, juste pour le plaisir de l’acte… » Il esquisse un léger sourire qu’il veut rassurant, qu’il tente de faire doux au possible. « Ce n’est pas que je n’en ai pas envie, Ash, parce que… Enfin… » Il se fend d’un léger rire cristallin. « De là où tu es, j’imagine que tu peux très bien sentir à quel point j’en ai envie, non ? Tu es beau et désirable, kiddo… » Il a un sourire presque désolé, comme il en est presque à s’excuser de lui refuser un peu de plaisir. « Je sais juste que demain tu le regretteras et je n’ai pas envie de profiter de ton ébriété pour t’inciter à faire des choses que tu ne souhaiterais pas en temps normal… » Et s’il le savait avec autant de certitude, c’était qu’il le connaissait bien, oh oui, terriblement bien. Et puis, ne lui avait-il pas confirmé cela lui-même, quelques jours plus tôt, dans son bureau ? Même s’il le désirait, même s’il crevait d’envie de satisfaire ses pulsions les plus primaires avec lui, il n’était pas du genre à abuser des gens pour obtenir leurs faveurs. Il n’avait jamais eu besoin de ça et si ce n’était pas lui, maintenant, ce serait un autre, plus tard. « Maintenant, si une fois sobre, tu veux du sexe sans implication émotionnelle derrière, juste pour le plaisir, je suis ton homme. » Il lui dédie un sourire radieux, passant son pouce sur la joue du plus jeune pour essuyer le sillon humide tracé sur sa peau par ses larmes. « Est-ce que tu veux bien descendre de dessus moi, maintenant, s’il te plait ? » Son sourire s’accentue davantage comme il récupère le plaid du bout des doigts pour le lui tendre. « Ce n’est pas que tout ça soit désagréable, hein, je t’assure mais… je n’ai jamais été habitué à juste regarder sans toucher… » Non, lui il était plutôt du genre à agir selon son instinct, à ne pas réfléchir au lendemain. Tant qu’ils avaient un préservatif, il ne lui fallait rien de plus pour être certain de passer une bonne soirée. Du plaisir sans lendemain, sans prise de tête, sans promesses vaines et non tenues. Parfois, ils se rappelaient, se donnaient quelques nouvelles et se revoyaient pour d’autres nuits endiablées, parfois, au contraire, chacun disparaissait de son côté sans un regard en arrière. Tout ça n’était que pure alchimie des corps. Sous le jeune comédien, il se dandine un peu, se mordant la lèvre inférieure ; tout ça n’arrangeait en rien sa condition des plus inappropriées, c’était certain. Puis finalement, devant le comique de la situation, il finit par exploser d’un rire nerveux, avant de se reprendre, contenant du mieux qu’il le pouvait les éclats de son rire cristallin, trop peureux de le vexer. « Je suis désolé, c’est juste que toute cette situation est juste… improbable… » Il inspire profondément, desserrant le col de sa chemise, pour mieux respirer. « Tu devrais aller te coucher, Ashley, vraiment, ça te ferait du bien, je te jure… »

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