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 Silas | hum along and dance

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‣ Age : 35
‣ Emploi : danseur étoile qui n'a pas eu le rôle principal de casse-noisette - a préféré être danseur dans la comédie musicale Chicago
‣ Situation amoureuse : célibataire depuis six mois, compliqué as fuck, pas pressé de se recaser
Dim 6 Nov - 23:37

Silas Dunn
Gotta get down

feat Cillian Murphy

Âge : 35 ans, il commence à se faire vieux, il le sait, et quelques part ça le terrifie. Ce n'est pas un Peter Pan, mais il est terrifié par la décrépitude du corps humain avec la vieillesse. Il a du mal à réaliser qu'il a potentiellement encore de belles année devant lui.
Date et lieu de naissance : 18 Août 1981, dans le Bronx. Il est du genre à penser qu'il vient du Bronx avant même d'être américain. Il tient aussi fortement aux origines Irlandaises de son père, même s'il regrette parfois d'être le gamin blanc comme neige du Bronx.
Orientation sexuelle : Plutôt tout, plutôt rien, plutôt aller vous faire voir avec vos questions personnelles. Aujourd'hui ça va mieux, ce n'est plus trop un sujet sensible. Mais il a eut l'habitude de grincer des dents à chaque fois qu'on lui parlait de sexe. Silas va à son rythme, on dira.
Statut marital : Célibataire entrain de tourner la page, inaccessible, ne désirant clairement pas rencontrer quelqu'un de nouveau. Il est pas du genre à tomber amoureux. Il n'est pas du genre à en avoir envie. Et quand il le fait - rarement - ça ne finit jamais bien.
Métier : Danseur étoile au Royal Ballet. C'est son boulot de rêve, il a travaillé dessus depuis jeune, c'est son salut, son rêve. Il sait qu'il est au sommet de sa carrière et qu'à partir de là ça ne va faire que décliné. La preuve, il n'a pas eu le rôle principal dans la dernière production. Du coup pour s'occuper dans son temps libre, il a décroché un rôle dans la comédie Musical Chicago. Il joue brièvement l'enfoiré assassiné par Roxie Hart et est l'un des danseurs du Cell Block Tango

who are you?

Silas est un phénomène un peu particulier. Difficile à raconter, difficile à imaginer, il faut le voir pour le croire. Petit blanc d'origine Irlandaise né dans le Bronx et élevé dans une famille métisse - noire, il a toujours essayé de s'intégrer. Pas facile d'être le caid noir de banlieue de base lorsqu'on a le corps sec, la peau aussi blanche et qu'on danse comme Billy Elliott. Alors certes il a un fort accent du Bronx - coupé à celui Irlandais qu'il a chopé à son père et dont il arrive pas à se débarasser, mais pour s'imposer dans son quartier - ou plutôt pas se faire détruire - il a fallut la jouer serré. Des conneries il en a fait, un tas, ses amis d'enfances on l'air d'être tout droit sorti d'un gang - et peut être qu'il le sont, qui sait, hein. Aujourd'hui, et cela bien malgré lui il ressemble à un hipster de base. Il est toujours habillé en matière stretch et moulante - parce que c'est confortable pour danser voyons, pas parce que ça fait gay - à une coupe de cheveux beaucoup trop design, est ami avec toute la communauté artistique d'Harlem ou il a vécu longtemps, et leur sert souvent de modèle pour leurs arts. Mais les apparences sont trompeuses. Il est au fond toujours un gamin du Bronx, pour qui la famille passe avant tout.




Caractère

Silas est vraiment différent suivant les situations dans lesquels ils se trouvent. Camélon professionnel, il a toujours su s'adapter à son environnement. Croisé le dans le fond du Bronx et vous aurez sa version la plus street, naturelle, qui n'a jamais finit le lycée, qui a eu quelque problème pour gérer sa colère. Descendez plus bas, à Harlem et vous aurez sa version la plus artistique, roi de la nuit et des pistes de danse, il est ouvert, sociable, un brin excentrique et terriblement amical, ne pensez pas qu'il flirt pour autant, c'est quelqu'e chose qu'il ne fait pas, ne sait pas faire, ne comprend même pas. Descendez plus bas dans les quartiers riches, au Lincoln Center là ou il danse par exemple, et vous aurez sa version la plus responsable, acharnée, passionnée, têtue, qui n'écoute pas les limites que son corps essaye parfois de lui imposer. Vous trouverez aussi l'hipster qui s'ignore, ou celui qui n'a  jamais l'air totalement à sa place malgré le faite que les apparences le placerait justement ici. Si vous allez dans le sud de Manhattan, ou même à Brooklyn, vous trouverez l'amoureux, celui qui rêvait de tout avoir. A non, tout ça c'est finit. Dans l'ensemble vous avez surtout quelqu'un qui ne juge pas, qui est loyal jusqu'au bout, et qui a un côté terriblement paternel. Totalement insensible au flirt, si vous espérer avoir un jour une chance avec lui, il faut surtout s'armer de patience, de persévérance, oublier le ridicule et être parfaitement clair. Silas est un Alien des relations amoureuses et a beaucoup de mal à se projeter dans celles-ci. Il est tombé amoureux une fois, il est sur que ça n'arrivera pas deux.


Groupe / Musical

Quand bien même ce n'est pas son milieu de prédilection, Silas adore Broadway. Il aime le grain de folie et la tolérance qui règne là bas. Il a beau adoré les ballets et la danse classique, il est bien conscient que c'est un microcosme clos et pas forcément très tolérant. Sa soeur - demi soeur - bosse sur le Roi Lion, et il a pris l'habitude de s'intéresser à ce milieu. C'est pourtant extrêmement récent qu'il l'a regardé avec plus d'intérêt. Broadway c'est son plan de reconversation pour lorsqu'il ne pourra plus être danseur étoile. C'est pas la même chose, il le sait, mais il doit avouer que depuis qu'il a un petit rôle de danseur dans la comédie Musical Chicago ça lui plait bien. Il essaye d'être positif et de se dire que s'il fait attention à lui, il a encore de belles années dans le milieu. Parce que mon dieu, il n'aimerait pas être prof, il adore les gosses, mais il aurait vraiment l'impression de tomber en décrépitude.






Et toi? T'es qui?
‣ Pseudo / Prénom : Margaux // twisted sunshine ‣ Âge : 23, encore un peu ‣ Fréquence de Connexion : trop trop trop souvent pour le bien de mon mémoire ‣ Ce personnage, c'est :un inventé babe ‣ Tu nous as connu comment? : ‣ Un truc à dire pour finir? : le gif fait tout je penses

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Dim 6 Nov - 23:38

Story of my life


Acharnement, subst. masc.
Action de s'acharner; état de ce qui est acharné.

Il danse, sans répit. Il n’y a guère plus aucune notion de temps. Il ne sent plus ses muscles non plus, sans quoi il serait capable de les entendre pleurer, de les entendre se tendre et crisser de douleur. Il danse jusqu’à maîtriser le mouvement. Non, il danse jusqu’à le parfaite, jusqu’à ce que sa jambe tendue, virevolte gracieusement. Jusqu’à ce que chacun de ses mouvements soit maîtrise et grâce. Il danse jusqu’à ne plus se souvenir. Ne plus se souvenir de ce qu’il a été pour en arriver là, de ce qu’il n’a faillit pas être, de tout ce qu’il désirait et qu’il n’aura pas, de tout ce qu’il a et de tout ce qu’il pourrait perdre. Il danse jusqu’à ne plus exister. Il danse parce qu’il existe. Il danse pour exister.

On pourrait croire qu’il y a quelque chose de spectaculaire dans sa manière de danser, dans sa manière de s’entrainer. N’est-ce pas exceptionnel d’être si souple et si rigide à la foi ? Si stable et pourtant si fragile. Il y a un consensus dans chacun des mouvements qui paraît impossible à comprendre. Et pourtant, il n’y a rien d’extraordinaire. Des gens comme lui, Silas en voit des dizaines tous les jours, des acharnés, des gens qui ne lâchent rien, qui on les muscles en sang, l’âme en feu, et qui regarde ses rôles comme s’ils seraient les leurs, demain. Il n’y a rien d’exceptionnel, il n’y a surtout rien d’immuable. Il n’est pas le meilleur, ou plutôt il ne sait pas combien de temps il peut encore l’être. Tout est si stable, et si fragile. Il peut lever son propre poids  au dessus de sa tête avec une rigidité parfaite et pourtant il suffirait que le vent tourne pour que tout s’effondre.

Alors il s’acharne, parce que c’est la seule chose qu’il y a à faire, c’est sa seule échappatoire. Depuis qu’il a eu la chance d’entrer à la Royal School of Ballet, et surement un peu avant, pour calmer la colère, pour contrôler son humeur, il s’acharne. Parce qu’il vit son rêve, son exutoire, et qu’il ne saurait tolérer de le perdre.


Adaptation, subst. fem.
Action de s'adapter ou d'adapter; résultat de cette action.
2. PHILOS., PSYCHOL. Modification des fonctions psychiques de l'individu qui, sans altérer sa nature, le rendent apte à vivre en harmonie avec les nouvelles données de son milieu ou un nouveau milieu :


Il ne sait plus lorsqu’il a eu conscience d’être différent. Peut être à cinq ans, lorsqu’il a rencontrer sa nouvelle petite soeur, Abigail, et qu’elle était aussi noir qu’il était blanc. Peut être à sept ans lorsque Rebecca est née, parfait mélange entre l’Irlande et l’Afrique. Ou même avant, lorsqu’il est entré à l’école pour la première fois et que ses futurs camarades l’ont regardés avec de grand yeux perplexes. Ou alors c’était lorsqu’on a commencé à se moquer de son accent particulier - il n’était même pas au courant d’en avoir un. Ou était-ce lorsqu’on lui a demandé s’il avait un problème de peau ? S’il portait des lentilles dans ses yeux ? Les questions étaient aimables, inquiète, on se demandait surement pourquoi il était si blanc, lorsque la femme qui venait le chercher tous les soirs à l’école à partir de ses cinq ans étaient si noire. Peut être parce que ce n’était pas vraiment sa mère, mais est-ce que sa faisait vraiment une différence ? C’était elle qui venait le chercher à l’école, qui lui faisait à manger, qui l’aidait à faire ses devoirs - et dieu ce qu’il détestait faire ses devoirs - c’était elle qui le bordait le soir. C’était encore elle qui l’avait inscrite à son premier cours de danse -après qu’il l’est demandé à demi voix - elle qui l’avait inscrite dans son dos à la Royal School of Ballet, pour qu’il fasse enfin quelque chose de sa vie. C’était sa mère, et peut être qu’il avait un problème de peau, peut être que c’était effectivement bizarre qu’il soit blanc. Il n’avait vécu comme ça. Quand bien même ce n’était que de la biologie.

La puberté n’avait rien arrangé. On ne devient pas noir en une nuit, et ses tentatives d’imiter l’accent et le style de ses camarades se soldait souvent par le ridicule. On ne devient pas non plus viril en quelques poils ou en quelques actions. Malgré le sport qu’il faisait, son physique était resté sec, quoique ciselé de muscle - mais qui apporte de l’importance à des muscles résultant de la danse chez un homme ? Il avait été un adolescent imberbe, au physique bien trop féminin. Il ne savait plus lorsqu’il en avait pris conscience. C’était sans doute dans le regard de son père, qui s’était détourné de lui pour regarder son jeune frère, Elie, qui donnait déjà toutes les promesses d’une virilité prometteuse. Il ne savait plus lorsqu’il avait chercher à s’adapter vraiment. Peut être ne l’avait-il pas fait. Il ne pouvait pas faire gonfler son corps, il n’allait pas se coller des poils. Il avait accepté son physique, et avait simplement travaillé un style. Il avait juste essayé de faire comme tout le monde. Les hommes étaient fort, il l’était contrairement aux apparences. Les hommes étaient violent, il avait toujours eu des problèmes de colère. Les hommes étaient dragueur, la danse lui donnait une sensualité ravageuse. Les hommes ne s’engageait pas, il n’avait pas un seul sentiment romantique dans tout son corps. Les hommes étaient protecteur, il avait l’instinct paternel développé et défendait ses soeurs comme la prunelle de ses yeux.

En quelques années de collège il avait réussit à devenir comme ses camarades, à donner le change, à se faire une place, à gommer les différences qui le terrifiait, que cela soit en réalité ou en apparence. En quelques années de collège il avait réussit à faire tellement d’erreur de jugement et de connerie d’adolescent qu’il se ferait finalement virer de son lycée à 16 ans et qu’il n’y retournerait pas. Il ferait aussi deux semaines de prison pour mineur pour une connerie. Ce n’était pas bien grave, c’était viril et cool, et à l’époque c’était tout ce qui comptait non ?

Sexualisation, nom. fem.
Action de sexualiser ; fait d'être sexualisé.
2. Apparition, au cours du développement d'un individu, des traits caractéristiques de l'un des deux sexes.

On y échappe pas. C’est à tous les coins de rue, dans tous les recoins de la tête, sur toutes les lèvres, dans tellement de scandale, et c’est même là au petit matin, même lorsqu’on ne le veut pas. On y échappe pas, on ne veut surement même pas y échapper. Mon sexe, ton sexe, le sexe que nous auront. Quatre lettres qui font tellement de chose, trop de chose. Et pourtant, ici, c’est la bouffée d’angoisse qui jaillit, c’est une pointe de perplexité qui surgit quand ses amis en parlent, c’est un haussement d’épaule qu’il retient. « Yes, she is pretty. No i don’t want to bang her. Why? Not my type. What’s your type ? Not her. » Il soufflait à répétition, un sentiment lancinant d’angoisse face à la fameuse question « What’s your type ? » Et s’il avait rien qui le faisait vibré ? Et s’il avait rien d’autre qui le faisait bander qu’un coup de biologie involontaire et peu excitant ? Et si à la place des coups de sang dont parle ses potes il avait toujours le calme du néant.

Quand il nous manque quelque chose, cela devient une obsession. Il cherche, il regarde, et moins il trouve, plus il cherche. Les belles filles ne manquent pas dans le Bronx. Il y en a des sublimes, des filles, des femmes. Il y en a pour tous les goûts vraiment, sauf si ce qui le fait vibrer c’est la blanche bourgeoise coincée, ça il n’y en a pas. Pour le reste, le choix est vaste. Mais non, aucune Zohra, Lea, Maria, Isis, Cleo ne l’intéresse plus que ça. Il les aime toute, et il n’en aime aucune. Elles sont jolies, elles sont sympas. Il ne les aime juste pas comme ça. Et parce qu’on finit par lui poser la question, une soirée ou il a mis le feu au planche, dansant sans interruption jusqu’à sentir sa gorge se dessécher, « Your type isn’t guy ? ». Il a envie de cogner son pote pour seulement poser la question. Pas parce que ça le vexe. Et alors si c’est les hommes son genre ? Mais parce qu’il sait que si son pote lui pose la question, c’est à cause des clichés. Si on ose lui demander, c’est parce qu’il fait de la danse, que s’il y met un peu de volonté, il ressemble carrément à une nana, et parce qu’en dehors de pouvoir faire danser tous les filles, ses potes savent qu’il s’en tape pas une. C’est cliché, et c’est la rage qui monte. Parce que non, le cliché, il y a pensé aussi, et les Marco, Paul, Zeke, William, Jake, Bilal et Driss ne lui plaise pas plus que ça. Il adore ses amis, mais il leur glisserait pas la main dans le pantalon, il ne les embrasserait pas brutalement contre un mur. Il n’y penserait même pas. Parce qu’il n’y a rien de moins sexy que ce qui peut lui venir à froid dans sa tête.

Trop vite, il y a urgence, et c’est le besoin d’être normal qui frappe à sa porte. Il prend la plus jolie qu’il peut avoir, la plus douce et la plus gentille. Il sait qu’il va être un connard. Il sait qu’au fond il s’en fou, et qu’il prend la facilité. Il en prend une qui l’aime bien depuis trop longtemps. Il l’a jamais remarqué, mais ses amis lui ont dit. « Dude, don’t be a dick, she dig you, she’s hot. ». Oui. Oui. Okay. L'ami fidèle va contre celui qui s'en fou, qui oublie. Il lui faudrait du temps pour se rendre compte que s'il pouvait apprécier tout le monde, pour ce qui était d'aimer il lui fallait une petite éternité. Ça viendrait, c'était venu, avec les bonnes personnes, pas avec celle que lui avait proposer ses potes, mais ça avait pris du temps. Du temps et beaucoup de sueur de la part de l'autre, pour des résultat qu'ils jugeait souvent bien trop faible. L'antithèse violente qui se faisait entre un Silas avec sa famille, ou même moins évidement avec ses amis et en couple était à donner la nausée à quiconque avait passé six mois à essayer de le conquérir. Est-ce qu'il s'en rendait compte ? Pas vraiment. Il essayait trop, ou il essayait pas assez. Il calquait sur son besoin évident de monogamie et d'engagement des précepte que certains amis Don Juan sans âme lui dictait. Il sexualisait et rendait casual des relation pourtant basée sur la confiance et une certaine amitié. C'était absurde d'être si mauvais à ça. 

C'était allé mieux avec la maturité, lorsqu'il avait arrêté de trop en faire, lorsqu'il avait accepter sa différence. Il ne fallait pas lui demander d'étiquette, il avait toujours eu l'impression que ça relevait de la stigmatisation. L'attraction venait avec la confiance et la tendresse, voilà tout. Il aimait quand il voulait et ceux qui trouverait quelque chose à redire se prendrait son poing dans la gueule, non, ça aussi avec la maturité il avait arrêté. 

Maturité, nom. Fem.
Période de la vie caractérisée par le plein développement physique, intellectuel et affectif.
État de l'esprit, d'un talent qui est parvenu à la plénitude de son développement.

Mais il n'était pas resté le petit con qu'il avait été adolescent. Il n'avait pas continué sur la pente de conneries. Comme on pouvait voir l'un de ses potes se marier trop tôt, fonder une famille et se ranger immédiatement, Silas avait grandit d'un coup. Il était rentré à la Royal School of Ballet. Et s'il avait toujours eu la plus grande tendresse pour ses amis du Bronx, qu'il considérait à terme comme sa famille, il reconnaissait qu'il avait été stupide, un abrutit même et que ce n'était pas en se faisant virer du lycée et en enchaînant prison pour mineur et travaux d'intérêt général qu'il allait aller loin dans la vie. Rompre avec ceux qui ne faisait pas le changement, qui continuait à finir au poste et prenait des peines plus longues n'était pas facile. Mais au final, il avait été catégorisé comme chiant - lire ici responsable - et ils avaient tous tourné les talons. Il s'était fait de nouveaux amis, il avait trouvé dès jeux moins dangereux que la drogue et les petits vols stupides. Il avait grandit. Il avait travaillé pour gagner sa vie en dehors de ses cours. Quand il avait eu son premier rôle il avait pris un studio minable mais si chaleureux à Harlem et il n'avait jamais bougé de là. Ou presque. C'était sa vie d'adulte et ça lui plaisait. Au moins, pour la première fois de sa vie il avait un but, et il était atteignable. 

Engagement, nom, masc.
Acte par lequel on s'engage à accomplir quelque chose ; promesse, convention ou contrat par lesquels on se lie. 
1. Ensemble des obligations envers des tiers.
2. Pour les existentialistes, acte par lequel l'individu assume les valeurs qu'il a choisies et donne, grâce à ce libre choix, un sens à son existence.

L'engagement avait toujours été problématique. En dehors de sa famille avec lesquels il avait toujours été un prince et quelques précieux amis, Silas oubliait, passait à côté de beaucoup de chose et ne s'engageait clairement pas. Et si c'était mignon a vingt ans, à vingt cinq, a trente ans passé, ses amis de plus en plus casé commençait à se foutre doucement de sa gueule en lui disant « all you need is one ». Il leur mettait la main dans leur gueule et regardait leur bambin avec une tendresse stupide. Il grognait pour qu'on arrête de lui coller une horloge biologique lorsqu'il n'en avait clairement pas. Pourtant il était de ceux qui rêve d’être père. De ceux qui imagine leur vie de famille, avec leur logement un peu miteux, mais tellement confortable et avec tellement d’amour. Parce que c’est comme ça qu’il a grandit, et que quand bien même il aurait des choses à redire à son père - s’il pouvait, si seulement il avait osé - il avait été bien élevé, il avait été aimé souvent, soutenu parfois. Et c’était con, mais dans le quartier c’était déjà beaucoup. Il ne se plaignait pas, il aimait la vie chaotique qu’il avait eu. Et quelque part il avait surement envie de reproduire là même.

Est-ce qu’il avait pensé à ça en ramassant un nouveau frénemi de son frère en prison un soir ? Non, ni les six mois d’après, ni même l’année suivante. Il avait fallu lui reconnaitre du charme, et un certain talent pour la persévérance. Est-ce que c’était ce qui avait tout changé. Peut être, c’était difficile à dire. Silas s’était clairement réveillé un matin, six mois plus tard en se disant pourquoi pas. De pourquoi pas, en oui, tout était aller à son rythme. Surement qu’il avait eu de la chance de tomber sur quelqu’un de patient. Et les rêves avaient défilé dans sa tête, ceux qu’il avait mis à la poubelle, ceux qu’il n’attendait plus vraiment. Il s’était laissé domestiqué, et avait même appris des rudiments de tendresse amoureuse.

Tout ça pour ça. Tout ça pour que ça s’écroule. Sur un coup de tête, peut être, il n’en savait rien, et il ne voulait pas savoir. Dans les cartons les rêves et les souvenirs, il fallait tourner la page, revenir à son habituelle solitude et s’occuper de sa famille. Avait plus qu’à regarder son rêve s’envoler en fumer. Il en avait surement trop voulu, trop demandé. C’était absurde. Il n’avait qu’un engagement, il n’en avait jamais eu qu’un. Ils étaient cinq, et maintenant ils avaient besoin de lui. Le reste, franchement, était moins important.

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Lun 7 Nov - 15:25

Quelle perfection !
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Lun 7 Nov - 18:09

Cillian Murphy
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Lun 7 Nov - 21:34

Il est beau hein ?
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Cillian Murphy.... Tu veux ma mort c'est ça ? IL EST TROP PARFAIT !!! maintenant je suis obligé de rester scotcher à tes gifs
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Mar 8 Nov - 22:37

Ai-je vraiment besoin de te faire tout le blabla?

Silaaaas

ps: t'es validée


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