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 Forgive me. Please. Please. Pleaseeeeeee. [pv Fredrick]

Invité
Mar 8 Nov - 11:01


« FREDRICK PARKER!!! »

J'aurais pu modérer le ton de ma voix. J'aurais pu ne pas hurler à m'en déchirer les poumons pour être certaine qu'il m'a bel et bien entendu. J'aurais pu, mais je ne l'ai pas fait. J'ai hurlé suffisamment fort pour que toutes les personnes ici présente puisse m'entendre, mais surtout lui. Particulièrement lui. Je me moquais bien des regards médusés qu'on pouvait me jeter, lui jeter ou même nous jeter de concert. Tout ce qui m'important était de le faire stopper ses pas. Je voulais qu'il arrête de bouger, qu'il se fige sous la surprise avant de se laisser tenter par cette envie de simplement se sauver en courant. Il était totalement hors de question que je le laisse filer aussi facilement même si je sais qu'il en meurt d'envie. Je sais qu'il me fuis comme la peste depuis quelques temps, trop longtemps. Je ne supporte simplement plus cette situation. J'ai fais une bêtise. Je le sais. Je l'assume. Personne n'est parfait non? Personne ne peut se vanter de l'être et assurément pas moi. Je suis une ode à l'imperfection. On devrait me remettre un trophée pour la peine tant je suis imparfaite. Il le sait pourtant. Il me connait. Il a passé suffisamment de temps avec moi pour savoir que je suis un cas désespérée, une hyperactive qui agit bien avant de réfléchir la plupart du temps et ce soir-là... Disons que ce soir-là je me suis cassé la figure en beauté et je l'ai attiré dans ma chute qui a été d'une certaine violence. Il faut le dire. Ça n'empêche pas que je déteste cette situation, ce qu'il en est devenu de nous. Ce n'est pas comme si j'avais fait exprès après tout. Pas totalement.

J'étais maître de la quantité faramineuse d'alcool qui me coulait dans le sang à ce moment-là. Le flot que je n'ai pas contrôlé parce que je me suis laissée emportée par l'ivresse qui enivre au point de nous faire croire qu'une petite gorgée de plus ne nous fera flotter qu'un peu plus. Une toute petite gorgée en plus pour sourire un petit peu plus. C'était si simple. Ça l'a toujours été. Simplement enchaîner les verres jusqu'à ce qu'on en vienne à ne plus réellement sentir les muscles trop mous de notre corps. Boire jusqu'à en oublier tout ce qui fait de notre existence notre existence pour se concentrer sur le moment présent. Danser sur les tables comme s'il n'y avait pas de lendemain et surtout tenter de ne pas se vomir les tripes dans un coin même si ça fait le plus grand bien et qu'après on peut simplement continuer sur notre lancée.

Ça semble beau, merveilleux et parfait, mais ça engendre aussi de la merde. De la grosse merde. De la gigantesque merde. Aller, venez jouer ça va être sympa. Ça l'a semblé l'espace d'un instant. En fait ça l'a semblé jusqu'aux tous derniers instants. Jusqu'à ce moment où on nous a gentiment fait comprendre que les billets pariés depuis le début de la partie ne l'étaient pas que pour le plaisir et qu'il faudrait maintenant débourser le gros montant. Comment est-ce que j'aurais pu gagner en étant bourrée? Je me le demande. Si seulement ce n'était que ça le soucis, mais non. Il a fallût que j'insiste, que je le convainque qu'on s'amuserait lui et moi. Allerrrr ça va être sympa. Il était un peu trop tard pour l'écouter quand le mal a été fait. C'est compréhensible qu'il ne veuille pas me parler après ça. J'aurais probablement fait la même chose après avoir dégrisé si je ne m'étais pas sentie si coupable. À défaut de quoi j'ai simplement laissé l'eau couler un peu sous le pont dans l'espoir qu'il trouverait la bonté de me pardonner le pétrin dans lequel je nous ai malencontreusement foutu.

Sauf que... c'est bien joli de laisser l'eau couler sous le pont, mais là je n'en peux plus. Je n'en peux plus de la culpabilité et je n'en peu plus de ne pas pouvoir faire des sorties avec lui à l'occasion. Il me manque. Il me manque énormément et j'espère plus que tout arriver à obtenir son pardon. Je suis même prête à me mettre à genoux à ses pieds pour le supplier en affichant une mine de chat potté. Vous savez les gros yeux globuleux, mais pourtant si mignons comme dans les films?

« Te sauve pas pitié! Ça fait une heure que je te cherche partout. Je veux juste parler. Deux minutes, deux secondes même. Aller s'il te plait... Je jure que je n'ai pas la moindre goutte d'alcool dans le sang et que je suis totalement en contrôle de mes actions et paroles. »

C'est peut-être tourner le fer dans la plaie et raviver les souvenirs qui le font me fuir comme la peste, mais je ne sais pas pourquoi j'ai senti le besoin de lui faire part de ce détail tout sauf nécessaire.
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Mar 22 Nov - 20:35

Forgive me. Please. Please. Pleaseeeeeee
Zoey & Fredrick



Cette voix, tu la connais par cœur, et tu sais ce qu’elle cherche quand elle hurle ainsi ton prénom. Tu sursautes quand même, surpris et pris au dépourvu, et tu te crispes instinctivement parce que depuis quelques semaines, cette voix te fait grincer des dents et te pousse à prendre la fuite ventre à terre. D’habitude, tu l’entends avant de la voir venir, et tu arrives à lui échapper assez rapidement, trouvant n’importe quel prétexte pour fausser compagnie à ceux qui t’entourent avant que Zoey ne débarque et t’aperçoive. Parce que tu sais pertinemment ce qu’elle veut, et que tu ne veux pas le lui octroyer. Tu as toujours été faible face à elle : faible au point de dire oui à une sortie alors que tu prévoyais de te reposer pour affronter un lendemain chargé, faible au point de céder à tous ses caprices, faible au point de toujours lui dire oui. Faible au point de partager une dette impressionnante qui t’a littéralement foutu sur la paille et t’a obligé à fuir ton appartement, incapable de payer ton loyer, et à te retrouver à la rue.
Merde, juste à cause de son charmant petit minois, de son caractère frondeur et de ses sourires incroyables, tu t’es retrouvé dans un pétrin international, un de ceux que tu n’aurais jamais cru voir t’arriver à toi. Toi ! Le gars rangé, propre sur lui, toujours soucieux de bien faire pour arriver à ses fins, un peu trop gentil aussi, un peu trop couillon. Toi à qui on aurait offert le Bon Dieu sans confession, tu as merdé au point de te retrouver à dormir dehors : tout ça à cause d’elle et de son incapacité à refuser quelques verres trop chargés en alcool ! Elle avait été trop loin cette fois-ci :  tu lui avais déjà beaucoup pardonné, et tu aurais pu continuer à le faire si les conséquences de ses bêtises ne vous avaient pas totalement pris à la gorge.
La revoir alors que tu ne savais pas si tu pourrais payer ces types à la fin du mois, et prendre le risque qu’ils viennent réclamer leur fric en personne ? C’était beaucoup demander, même à toi qui avait la main sur le cœur, alors tu l’avais banni de ton existence pour mieux digérer cette défaite monumentale dans une vie que tu espérais plus prometteuse.
Tu tentes la fuite : c’est humain. Elle aura beau hurlé, tu essayes quand même de lui fausser compagnie et tu amorces un mouvement vers la droite, pensant qu’elle abandonnera si jamais elle te voit te sauver aussi lâchement. Mais Zoey n’est pas femme à abandonner malheureusement et elle continue sa route comme une fusée, te bloquant le passage et te sautant dessus avec frénésie comme si elle avait compris. Compris que cette fois-ci, tu ne pardonneras pas aussi facilement que les autres fois. Il y a de quoi, elle est allée trop loin et même si elle assume et comprend ses erreurs, les conséquences que tu subis actuellement sont trop difficiles pour toi : ce serait trop facile de lui pardonner d’un claquement de doigt et de reprendre votre relation d’avant, celle faite d’un mélange de complicité et d’amitié réelle et sincère. Cette amitié-là, tu n’étais pas sûr d’arriver à la ressentir comme avant et à t’y sentir à l’aise, de toute évidence.
Elle t’arrête et ses mots sont désespérés : tu lèves les yeux au ciel d’agacement, comprenant qu’elle t’a piégé et que tu n’arriveras pas à t’en débarrasser facilement. Tu la connais ta Zoey : quand elle tient quelque chose entre ses dents, elle est pire qu’un pit-bull et ne lâche jamais.
- Tient donc, t’es à jeun, vraiment ? C’est une grande première, ça veut dire que je n’aurai pas besoin de cacher mon portefeuille ?
Ta voix est ironique et transpire une amertume qui ne te ressemble pas. Mais tu as trop douillé dernièrement pour arriver à te montrer même neutre vis-à-vis d’elle : tu lui en veux.
- Ecoute Zoey, laisse-moi passer. J’ai aucune envie de te parler, c’est la merde noire en ce moment alors t’es gentille, mais tu me lâches. Je crois que tu en as assez fait jusqu’à présent, t’es pas d’accord ?




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