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 Liam ♠ "Il y a des moments où, quelle que soit l'attitude du corps, l'âme est à genoux"

Invité
Jeu 17 Nov - 0:21

Liam Mathewsen
Comme l'âme est triste quand elle est triste par l'amour 

feat Iwan Rheon

Âge : 28 ans et on va pas vérifier mais je crois toutes ses dents.
Date et lieu de naissance : Le 15 Avril 1978 à Londres
Orientation sexuelle : Gaytastic.
Statut marital : Célibataire dans la vie, sur facebook aussi. Mais il faut avouer que dans sa tête c'est plutôt compliqué en ce moment, juste un petit moment d'égarement.
Métier : Après avoir fait des études de théâtre dans une école réputée, il a enchaîné les rôles dans différentes pièces, jusqu'à en venir au chant. Désormais, il brûle les planches de sa voix à Broadway, comme il l'a toujours rêvé.

who are you?

Liam, fils de Londres et des grandes villes est né dans un mariage qui partait déjà sur la mauvaise pente. Pendant des années ses parents se sont forcés à s'aimer pour lui. Pourtant un jour, son sourire d'enfant n'a plus suffit, et ils ont fini par divorcer quelques mois après qu'il ai eu ses 12 ans. Bien sûr, il resta en contact avec son père mais difficilement, car il s'envola pour Paris, le laissant à sa mère, qui elle, ne tarda pas à refaire sa vie. Gay, il a souvent été humilié pour avoir été différent, et d'ailleurs, c'est ce qui a déterminé son chemin dans la vie. Ce sont des petits détails, qui l'ont guidé vers la route du lumineux Broadway. Acteur, chanteur, mais aussi pianiste de talent, Liam a plusieurs cordes artistiques à son arc. Il a d'ailleurs dans un premier temps, quand il était enfant, voulu être professeur de piano , mais la passion du musical a dévoré son âme .Actuellement, il donne de la voix et du jeu dans la pièce Les Misérables, dont il adore le livre.




Caractère

Arrogant : Liam, il dit ce qu'il pense, il est clair, il est mordant. C'est vrai, qu'il a cette tendance à être un peu hautain, un peu supérieur aux autres, mais il a appris à grandir et à se faire seul, alors forcément, il a du gonfler son estime de soi pour survivre dans une société de requins. Il n'a aucun problème avec le sarcasme, et parle avant d'évaluer les conséquences, c'est comme ça, il préfère être direct et honnête, et être détesté pour ça, plutôt qu'être apprécié pour ce qu'il n'est pas • Capricieux : Comme il n’a jamais pu être un enfant gâté, il essaye de l’être aujourd’hui, aimant avoir tout ce qu’il veut quand il le veut. Et si jamais ne il doit attendre ou qu’on lui refuse quelque chose, il peut très vite devenir amer et désagréable • Ambitieux : Dans la vie, on ne lui a jamais rien servi sur un plateau d’argent, alors il se bat comme un lion, et n’a pas froid aux yeux. Aucun objectif n’est impossible à atteindre, à son sens, on peut tout avoir, si on travaille assez dur pour l’obtenir. • Sanguin : Aucune patience, aucune douceur, il répond du tac au tac, et peut se montrer violent sans aucun problème. Il fait ce qu’il lui chante sans se soucier des autres Séducteur : C’est vrai que, il a conscient de son charme et n’hésite pas s’en servir quelques fois, pour obtenir ce qu’il veut surtout. Mais ce n’est jamais très méchant, il aime s’assurer qu’il plaît, et en général, ça marche plutôt bien. • Perfectionniste, c’est vrai, qu'il n’aime rien laisser au hasard, et pour lui le dicton « vite fait, bien fait », ne veut pas dire grand-chose. Quand on fait quelque chose, on ne le fait pas bien, on le fait à la perfection et rien d’autre. On prend son temps, on prépare, on cogite, on développe. Et quand c’est fini, c’est jamais fini, on continue, on analyse, on améliore jusqu’à ce que personne ne trouve rien à dire. Et ça fonctionne pour tout, sa profession, ses engagements, ses relations, même un mur à repeindre on s’en fiche, même si un mur c’est un mur, ce sera le mur le mieux peint de la ville et ça s’arrête là. Hors de question de faire dans la demi-mesure. Tout doit être parfait à ses yeux, , sinon, c’est qu'il n’a pas réussi à faire ce qu'il voulait, et alors, on prend les mêmes et on recommence. • Joueur, bien sûr qu'il l'est, c’est pas un peu normal quand on est aussi jeune et attirant que lui ? Je veux dire il n'est pas venu au monde juste pour être agréable et souriant, bien au contraire, parfois, il faut s’agiter un peu, se laisser entraîner dans les aléas de la vie. Alors oui, il aime m’amuser de tout et de tout le monde sans exception, aime provoquer, aime chercher tout le monde, mais alors, qui êtes-vous pour le juger. Il s’éclate avec tout ce qui lui tombe sur la main que ce soit bien vu ou non, de toute façon, sa réputation est déjà faite alors, autant aller jusqu’au bout, et s’intégrer dans n’importe quelle situation amusante que la vie aura à lui offrir. Lui il joue, il attends juste quelques adversaires à sa taille. • Passionné :  Son cerveau bouillonne en permanence, il est toujours vi et passionné, son imagination est sans borne et il n’a que rarement des limites. Il vit à fond, et quand il aime, il, ne compte pas. Il ne laisse pas de limites à ses passions, il ne vit que pour elles. C'est ça qui le maintient debout, c'est ça qui le pousse à aimer la vie, à suivre chaque jour qui passe tambour battant, le coeur enflammé et la tête droite.


Groupe / Musical

Il y a des moments dans la vie, qui ne s'expliquent pas, des évidences qui se forment dans nos coeurs sans que rien ne puisse jamais les déloger. Des larmes qui montent aux yeux pour une voix, pour une parole ou pour une musique. Lorsque Liam a découvert pour la toute première fois Les Misérables, c'est un peu de tout ça qui l'a envahi subitement, des pieds à la tête. C'était la pièce favorite de son père, acteur raté, qui a toujours passé sa vie à auditionner en vain. Il aurait toujours voulu jouer sur scène, chanter sur les mots de Victor Hugo. Mais il n'a jamais réalisé sans rêve, par manque de talent sans aucun doute. Alors quand Liam s'était tenu là, dans la salle, pour sa toute première pièce, avec son père, les larmes aux yeux, il avait saisi toute la magie du moment, et il avait finit par se laisser envoûter par les artistes, par les décors, par la musique. Tellement d'art, tellement de sentiments, tellement de beauté sur une seule scène. Non seulement, il avait désormais trouvé sa voie, mais il se l'était promis, pour son père, et en souvenir de ce moment, il jouerait un jour dans Les Misérables. Nombreux sont les personnages qui vous secoue le coeur et l'âme, ceux qui vous tirent la larme. Et pourtant, Liam s'était vu immédiatement en Marius. Intelligent, galant, doué, érudit. Un personnage fascinant, et surtout, les mots de sa lettre d'amour pour Cosette, ont su à jamais se graver dans sa tête. Tant de beauté et d'humilité dans une personne, est-ce possible ? Puisque oui, Liam avait alors grandi jusqu'à auditionner pour le rôle de sa vie.






Et toi? T'es qui?
‣ Pseudo / Prénom : Nash - P****   ‣ Âge : 2**   ‣ Fréquence de Connexion :Régulière ♥️‣ Ce personnage, c'est : Un scénario ‣ Tu nous as connu comment? : J'ai fouillé les partenaires des partenaires...‣ Un truc à dire pour finir? : Aie karamba  

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Invité
Jeu 17 Nov - 0:21

Story of my life



BORN THIS WAY

Avril. Ce soir-là, il faisait froid au dehors, et toute la ville de Londres, se réchauffait autant que possible. Certains étaient encore dans les rues, vêtus de leur plus beau manteau, rejoignant des amis peut-être, ou rentrant chez eux après une journée de travail. Certains étaient à la maison, assis dans un vieux canapé, auprès d'un chat, auprès de leurs enfants, accompagné d'un bon livre, ou encore du bruit incessant de la télévision. Quelque part en Londres, dans un hôpital de quartier modeste, des infirmières se préparaient à leur service de nuit, des médecins examinaient leurs patients, des familles attendaient des nouvelles de leurs proches. Dans le service maternité, derrière une porte gravée du numéro 120, allongée au fond d'un lit, une jeune femme aux cheveux bouclés, d'un noir corbeau magnifique et aux yeux noisettes, les main posées sur son ventre rond, pleurait presque de douleur. Elle sentait, que bientôt, la chambre de l'appartement qu'elle avait préparé, ne serait plus jamais vide. Ses cris déchiraient l'écho de la chambre, et il n'en fut pas plus, pour provoquer la danse des infirmières, qui, comme chaque jour de l'année, l'accompagnèrent dans la période de sa vie la plus éprouvante et la plus confuse qui soit, la naissance d'un enfant. La nuit était tombée sur Londres, et il était presque onze heures du soir, quand un petit cri d'enfant fut déployé. On s'en occupa, avant de le confier à la mère, épuisée, le sourire fatigué et les yeux usés. Le père avait fait tout ce qu'il avait pu pour arriver à temps, il arriva quelques minutes plus tard, mais qu'importe avait dit la mère, il aurait toute la vie pour se rattraper. Ils observaient ce petit bout de chair et d'amour avec toute la tendresse du monde, et son père ne put se retenir de laisser échapper quelques larmes, en découvrant le premier petit sourire du nouveau né. On avait laissé pendant un petit moment place au silence dans la salle. Ces deux jeunes gens venaient de devenir parents, pour la première et dernière fois de leur vie, en tout cas de façon  réunies. Il avait les yeux de son père, aura-t-il le caractère de son père ? Certainement pas, aucun ne le savait encore, mais ils partageraient la même passion pour la musique, un lien indestructible entre père et fils. Entre rires et larmes, la mère se décida à parler pour eux. Ce petit être, ne pouvait raisonnablement pas vivre sur Terre sans prénom. C'était sans doute la tâche la plus compliquée et qui avait fait appel à énormément d'hésitation. Si la décoration de la chambre, le choix des peluches avait été particulièrement amusant pour la dame, donner son identité à une personne était plus délicat. Ils s'étaient bien sûr accordés sur quelques prénoms, mais sans jamais vraiment comprendre les choix de l'autre. Alors, pour enfin donner complètement vie à l'enfant, la mère caressa doucement son petit nez, lui souriant, comme si elle attendrait un accord de sa part. Le père observait la scène, attendant que son épouse parle à sa place, il avait toujours été de ceux qui préfère observer. Elle proposa d'abord un prénom américain, son père fit une petite grimace. Ça ne lui avait pas convenu, il tenait à l'appeler autrement. Pour la première fois dans son couple, il s'opposa doucement à sa femme, comme porté par son nouveau rôle de père, qu'il prendrait à coeur durant toute sa vie. Il se pencha sur l'enfant, portant ses lèvres à son petit front tout doux. Le petit sursauta, découvrant la joie des premières tendresses. Ses yeux se plongèrent dans ceux de son papa, et à ce moment-là, certainement qu'un lien unique venait de prendre en forme entre les deux garçons. Le nouveau père n'eut pas de regard pour son épouse, comme si son avis ne changerait rien à ses envies. Il murmura contre la peau de son tout petit, le sourire aux lèvres, comme si son prénom était une évidence. « Tu t’appelleras Liam ». La mère aurait pu se demander bien longtemps les raisons de ce choix. Le prénom d'un parent éloigné ? La facilité de l'écriture ? Ou simplement parce qu'il était un grand fan de Liam O'Flaherty. Elle ne sut pas la raison du choix de prénom, et il ne lui dira jamais. C'était Liam, c'était tout. C'était venu comme une évidence, et maintenant qu'il était quelqu'un, le temps était venu pour lui de faire ses premiers pas dans le monde. Après trois jours de repos, il eu enfin le droit d'aller découvrir sa maison, son nid. On le ramena à la maison avec bonheur. Sa chambre avait été décorée avec soin, il faut dire que c'était le métier de sa mère, alors, elle avait mis tout son talent à la tâche. C'est aussi de cette façon qu'il rencontra son premier ami, le chaton Pudding. C'était sans doute mieux que n'importe quelle peluche, et il l'accompagnait durant ses heures de siestes, le berçant de ronronnements sonores, et de chaleur tendre produit par sa petite fourrure rousse. Toute la famille avait attendu son arrivée, et enfin, ce jour d'Avril. La vie de Liam venait de commencer.

WELCOME TO MY LIFE


Le monde tournait, et les jours s'écoulaient. Les années furent belles, certaines furent plus difficiles que d'autres, mais peu importe, Liam avait eu une enfance normale, entre résultats scolaires moyens ou bons, ça dépendait de sa motivation du moment. Son père lui avait appris le piano très jeune, et il préférait répéter ses gammes plutôt que de plancher sur des exercices d'algèbre. La musique, était un véritable échappatoire pour son père, c'était sa passion, sa raison de vivre. Aujourd'hui directeur de théâtre, il avait longtemps rêvé d'être chanteur ou acteur, mais sans jamais réussir à attraper ses étoiles de rêve. Il n'avait jamais eu de talent, alors il s'était débrouillé pour se rapprocher de ce monde là d'une autre façon. Il avait réussi, mais son regret pour les paillettes et le monde de la scène était triste et amère. A ce moment-là, Liam était trop jeune pour s'en rendre compte, et il n'avait pas non plus remarqué le malaise qui s'était installé dans le couple de ses parents. Depuis quelques temps, un malaise gênant et silencieux avait pris place entre les deux. Tantôt les disputes, parfois les nuits sur le canapé, séparés. Quand on est enfant, on pense à des petits soucis sans conséquences, à des moments d'égarements entre adultes et qui ne sont pas franchement intéressants. Mais ce ne fut pas le cas, et l'état du couple s'aggrava. Bien sûr, l'amour s'était envolé, rejoignant deux autres jeunes gens, les délaissant, les abandonnant dans des sentiments négatifs, des rancunes silencieuses et dangereuses, et au milieu se tenait Liam. Il avait 12 ans à cette époque, et ce fut un soir, alors qu'il n'arrivait pas à s'endormir, qu'il avait décidé de rejoindre ses parents au salon afin de pouvoir  mendier encore une petite heure de télévision, ou de caresses au vieux Pudding, qui tenait encore à peine debout. Pourtant, ce soir-là, il avait préféré rester en haut des escaliers. Il entendait ses parents se disputer plus violemment que d'habitude, et même si il ne comprenait pas tout, il avait au moins compris, qu'il ne les verrait plus jamais se tenir la main, plus jamais se sourire comme avant. En fait, le père avait surpris sa femme avec un autre homme, alors qu'il était revenu beaucoup plus tôt du travail, bouquet de roses en main, une lettre posée entre les fleurs, lui proposant de faire un petit frère ou une petite sœur à Liam. Enfant qui ne verrait jamais le jour, tout comme leur prochain anniversaire de mariage. La scène avait été tellement classique qu'elle aurait pu en être ridicule. Il avait ouvert la bouche bêtement, laissant tomber son bouquet au sol. En grand émotif, il avait pensé d'abord à pleurer toutes les larmes de son corps, mais il s'était retenu, se mordant la lèvre. La colère l'avait emporté, les cris. Il était reparti, et revenu bien vite pour s'occuper de Liam. C'était ce soir-là, que le mot divorce fut prononcé pour la première fois. Les choses s'étaient alors enchaînées plutôt rapidement. La mère eu la garde, le père le droit sur les vacances et certains week-ends, son travail étant juger trop prenant pour qu'il puisse l'assumer pleinement. Pourtant, Liam ne s'était jamais senti abandonné par son père, qu'il appelait chaque soir, sans exception. Sa présence masculine dans la maison fut remplacée par celle d'un beau-père qui avait testé le canapé plusieurs fois avec sa mère, cet homme, responsable de la rupture de ses parents. Inutile de préciser que Liam l'a tout de suite détesté. Il faut dire qu'entre ses propos à la limite du racisme et son intolérance à la différence, il n'y avait pas grand-chose à en tirer. Ce qui avait plu en lui à sa mère, il ne le devinera jamais. Alors qu'il avait eu 14 ans, son père fut muté à Paris, en France. A partir de là, la vie devint alors plus compliquée et plus terne. Si le piano lui permettait d'oublier un court instant sa perte, la réalité de la vie le rattrapait bien trop souvent. Il allait le voir en vacances bien sûr, et tomba rapidement amoureux de la ville. Rentrer à Londres était pour lui un déchirement. Il n'aimait plus grand-chose là-bas. La seule chose qui trouvait encore grâce à ses yeux, c'était les quartiers animés, ees grands spectacles et les concerts philharmoniques donnés dans les quartiers chics. Cet amour du spectacle, commençait doucement à naître en Liam, discrètement. Oui, c'est tout ce qui lui donnait encore l'amour de Londres, ça, et ses amis de classe bien sûr. Ce fut des années compliquées, et il faut dire qu'il n'accepta jamais vraiment le divorce de ses parents, bien qu'il comprenait que ce soit mieux pour son père. Il se détournait de plus en plus de sa mère, qui se désolait de l'attitude froide de son fils. Mais trop tard, il avait choisi, il avait prit parti. Lui, il rêvait de s'envoler pour la capitale française, de faire sa valise et de claquer la porte. Cette idée ne restera pas un rêve, il ne le savait pas encore c'est tout. Et puis les années passèrent ainsi, entre rancune et leçons de piano, lentement.

TEENAGE DREAM


Il le savait depuis un moment maintenant, il n'osait juste pas se l'avouer. Depuis toujours sans doute, qu'il avait cette différence en lui, peut-être que c'était venu à sa naissance, il n'en savait trop rien. Au début, c'était des regards appuyés, des frissons en sa présence, des yeux rêveurs et pétillants quand Liam s'en approchait, des rêves tendres et fiévreux plein la tête. C'était devenu une évidence, mais il aimait un garçon. Il l'avait compris progressivement, et avait mis du temps à l'accepter, mais avait compris au fil du temps, qu'il avait le droit d'être lui, d'aimer qui il en avait envie. C'était quelqu'un de plus âgé que lui, mais il sera toujours attiré par des hommes plus vieux que lui. Il était stagiaire en tant que professeur de piano dans son école de musique. Il avait sans doute peut-être 23 ans, ou plus, peu importe. Ses cheveux miel étaient souvent attachés, ses yeux bleus fixaient toujours les mains de Liam avec intensité. Il était toujours là, à l'observer pendant le cours. Liam avait d'abord craqué pour son regard, puis pour sa voix, et bien sûr pour sa musique. C'était le premier garçon dont il tomba amoureux, c'était celui qui l'avait révélé. Il lui avait aussi donné son premier baiser, mais ça ne nous regarde pas. Pendant un an, il avait laissé cette petite histoire s'installer entre eux, faite de baisers tendres, de sourires, de musique, tout en romance et sans rien de plus ni de moins. L'histoire aurait pu continuer, aurait pu durer, mais ce ne fut pas le cas. Un an après cette découverte sur lui-même, un après le début de cette relation cachée mais de toute beauté, tout était parti en fumée. Un soir de Mars, lors d'un spectacle organisé par l'école de musique, Liam, en attendant son tour, était allé se réfugier dans une salle de classe avec son professeur, juste le temps de lui souhaiter bonne chance et pourtant. Parfois, le hasard fait mal les choses, parfois, la vie change à cause de petits instants croisés, de minutes mal placées. Ce fut le cas ce soir-là. C'était bête, c'était inattendu, mais c'est arrivé pourtant. Le beau-père de Liam s'était levé de son siège, il avait accompagné son épouse dans un élan de pur bonté. Mais bien sûr, ce genre de musique ne l'intéressait guère. Il avait voulu aller prendre l'air, fumer une cigarette, ou peut-être aller aux toilettes, les raisons de son départ étaient inconnues, et la mère ne l'avait pas retenu. Il était sorti de la salle, quittant le reste des parents. Pénétrant dans le couloir, les mains dans les poches, il avait cru entendre un bruit venant de la salle d'à côté. S'arrêtant un instant, il attendit une minute pour s'assurer qu'il ne rêvait pas. Mais non, le bruit était bien réel. Il s'était alors approché de la salle. La porte n'était pas fermée à clef, elle était à peine entrebâillée. A l'intérieur, Liam était avec son jeune professeur de piano, mais ça, le beau-père n'allait pas tarder à le découvrir par lui-même. Peut-être que si il n'avait pas poussé cette porte, le reste de l'adolescence de Liam se serait bien passée, peut-être que si ils n'avaient pas été en train d'embrasser Ceylan, le drame n'aurait pas eu lieu. Mais voilà, les deux garçons, se tenaient par la main, dans les bras l'un de l'autre, réunis, en silence. La porte s'était ouverte en fracas, sur le visage écarlate du beau-père. Le silence de l'instant fut rapidement rompu par les insultes et les cris d'indignation de celui-ci. Bien sûr, il n'avait jamais compris l'amour universel, et il était de ces gens particulièrement arriérés, qui se croyait supérieurs aux autres par leur façon de penser. Le monde s'était écroulé sous les pieds de Liam. Il aurait voulu se faire tout petit pour s'en aller loin de cet endroit, loin de la ville, à cet instant il aurait voulu fondre sur place. Mais jamais, il n'aurait souhaité être un autre. Alerté par les cris, nombre de personnes étaient venu rejoindre la scène. La soirée n'avait pas été plus longue que cela. La mère retira Liam de l'école, quelques semaines après Ceylan s'en alla de la ville, et personne ne sut jamais si cette scène en avait été la raison. Liam avait 16 ans, et sa vie venait de changer sans qu'il ne s'en rende compte. Les semaines ne furent pas longues après le drame, avant que son beau-père ne l'attende un jour de son retour de classe. Il avait pris un sac, jeté des affaires du jeune garçon au hasard à l'intérieur, ne se préoccupant pas du reste et des pleurs de la mère. Il avait simplement jeté le sac devant la porte d'entrée quand Liam était arrivé. Il venait de le mettre à la porte, simplement parce qu'il aimait les garçons. Liam avait pris son sac, sans poser de questions. Au fond, la situation n'arrangeait d'un côté, il ne supportait plus de vivre avec eux. Il avait lancé un regard accusateur à sa mère en prenant son sac. Elle était donc devenue stupide et soumise à ce point. Il avait commencé à pleuvoir, quand Liam tourna le dos à la maison de son enfance. Il observa le ciel qui grondait, et il fit ses premiers pas, quittant la rue, sans jamais se retourner. Il s'en alla simplement.

TIME OF MY LIFE

Liam tenait à finir son lycée normalement, il voulait être comme les autres, réussir dans la vie et se prouver qu'il était capable de réussir même dans des moments compliqués. Il voulait terminer sa période scolaire, la tête haute. Alors, jeté de la maison, il avait eu la chance de pouvoir traîner chez des amis à lui, passant de famille en famille, comme un gamin qu'on s'échangeait de temps en temps. Il avait de la chance, car il échappa à la rue. Son père était au courant de la situation, et bien sûr, il lui avait proposé de venir le rejoindre, mais Liam tenait a avoir son diplôme avant. Alors, il lui avait fait croire que tout allait bien, qu'il était de façon permanente chez son meilleur ami. Il avait toujours aidé talentueux pour les petits ou grands mensonges, même si il n'étais pas toujours fière d'en user avec son père. Il ne cherchait pas à revoir sa mère, il passait de temps en temps, quand il savait son beau-père au travail, juste pour lui dire qu'il était bien vivant. Et puis les visites finirent pas se transformer en simple coup de téléphone. Elle ne lui manquait pas, il n'avait pas besoin d'elle dans sa vie. Fière de ce qu'il était en train de devenir, un garçon indépendant et qui assumait sa différence, il était désormais heureux de se montrer tel qu'il était, et ne cachait plus son attirance pour les garçons, ni à ses amis, ni au reste de sa famille, qu'il ne voyait plus beaucoup non plus. Au fond, personne ne lui manquait réellement à part son père. Et il avait hâte de terminer ses petites études pour aller le rejoindre. La fin du lycée ne fut pas facile. Son homosexualité mise à jour, il était bien souvent contraint de subir ce qu'il avait déjà vécu avec son beau-père. Certains l'humiliaient, riaient de lui, d'autres simplement, le tourmentait. Pourtant, il n'a jamais essayé de se cacher, et il préférait assumer ce qu'il était au grand jour, accentuait ses manières et son comportement, juste pour provoquer ceux que ça gênait. Il se fichait des autres, il se fichait de leur avis et de leurs envies. Il était libre et il assumait. Depuis qu'il avait été mis à la porte, il avait pris conscience que la vie ne serait pas tendre avec lui, parfois, la différence effraye, mais il en était fière. Rapidement, il avait pu faire un tri dans ses amis, rien que pour ça. Il avait gardé à ses côtés, une poignée de proches, qui le comprenait et le soutenait. Au final, il avait cette chance, comparée à d'autres, de ne pas se retrouver complètement seul. Son père lui, l'avait accepté sans aucun problème. Il aimait son fils en entier, et pour tout ce qu'il est. Comme un père se doit d'aimer son enfant, il n'y a rien de plus à ajouter. Les familles des amis étaient au courant de la situation familiale, et un petit mouvement de solidarité s'était mis en place pour l'aider à finir ses études dans le meilleur cadre possible. Là ou Liam avait eu la plus grande chance de sa vie, selon lui, c'était que la mère de son meilleur ami possédait un piano. Elle était professeur de chant à ses heures perdues, s'occupant le reste du temps de la maison et de sa petite famille. Autrefois, elle avait été une cantatrice plutôt appréciée, et les affiches de ses spectacles parcouraient le salon. Elle avait rapidement trouvé une nouvelle fibre artistique en Liam, celle du chant. Elle lui avait appris à développer sa voix, à aimer le chant, et de là, un nouvel amour pour l'art s'était formé. Elle l'emmenait de temps en temps à un récital, par ci par là, elle l'emmenait à l'Opéra. Elle ravissait ses oreilles et son âme. Et puis, elle lui avait parlé de Broadway. Ce nom, lui rappelait quelque chose. Ah oui, les rêves perdus de son vieux père. Ce nom résonna en lui, et il ne revint en sa mémoire que plus tard. Pendant tout le temps de son séjour chez son ami, il profitait du talent et de la science de cette deuxième mère, dévouée aux arts et à la passion. Son meilleur ami ne comprenait pas ça, alors elle trouvait en Liam une oreille attentive. Elle lui avait enseigné tout ce qu'elle savait, et sa voix se transforma, il commença à la connaître, la maîtriser, grave et belle, juste et envoûtante. Elle savait au fond d'elle, que le monde du spectacle n'attendait que lui, mais elle le laissa tracer sa route, persuadée que tout ça ne servira pas à rien. C'est jusqu'à enfin obtenir son diplôme, qu'il avait alors vogué de maison en maison, parfois se cachant dans caves ou greniers lorsque les parents n'en voulaient pas. Quoi qu'il en soit, une bonne partie de sa fin de lycée avait été plutôt joyeuse mine de rien, et surtout grâce aux semaines passées au foyer de son meilleur ami. Mais le temps était finalement venu pour lui de s'en aller, vers ses rêves et ses projets. Doucement, il avait nourri l'envie de devenir acteur, de produire du rêve, de donner de sa voix et de son âme, oui de faire autant de choses aussi belles et artistiques à la fois. Le lendemain de sa fin d'école, il prit l'avion, enfin. Accompagné de son sac et de quelques affaires, rejoignant alors Paris et ses quartiers chics.

PARIS JE T'AIME

Paris, ses lumières, ses pavés, ses amoureux, ses boutiques, et surtout son art. Désormais, la vie de Liam se faisait dans la capitale française. Vivant avec son père dans un des plus beaux arrondissements, il se sentait pleinement heureux. Son père était toujours directeur de théâtre, visant silencieusement l'Opéra. Liam était baigné dans l'art, il s'y noyait littéralement, et il aimait ça. Rapidement, il trouva son bonheur en intégrant une prestigieuse école de théâtre, son père en était fière, il suivait ses traces et ses rêves, mais lui, en avait le talent. Il avait décroché une place en étude au Conservatoire, son piano était au sommet, mais il avait décliné l'offre. Les planches et le jeu, la musique et le chant, le drame, la comédie, tant de choses qui le passionnait à lui en faire brûler l'âme. Le piano passa après, l'amour de la scène n'attends pas. Il fut rapidement considéré comme un élève brillant, et sa maîtrise du chant fit toute la différence sur les autres. Polyvalent, passionné, créatif, il excellait dans ses études. Sa vie parisienne lui convenait, entre amis, soirées sur les terrasses, dîners mondains en compagnie de son père, stages au théâtre, découverte de nouveaux amis. Il vivait heureux, et il vivait pleinement. C'est comme si la France était le pays qui savait lui parler, qui l'avait révélé. Il se sentait chez lui, et enfin en paix. Il n'avait pas oublié ses amis de Londres bien sûr, il était encore en contact avec eux, mais il se laissait aller dans sa nouvelle vie, se laisser perdre pieds dans ce qui semblait être le début des étoiles et des paillettes. Remarqué dans de nombreux cours, certains producteurs et comédiens commençaient à connaître un peu son nom. Oh bien sûr, le fait d'avoir un père directeur de théâtre aidait aussi. Mais les connaissances ne font pas tout, c'est son talent qui faisait le reste. C'est aussi à Paris, qu'il s'était transformé en vrai coureur. Séducteur, sûr de lui, arrogant sans doute parfois, il était totalement lui, et n'hésitai pas à exagérer. Il aimait tenir un tableau de chasse sur les acteurs qu'employait son père, il traînait dans les cours des années supérieures rien que pour lancer des sourires en coin aux étudiants, il passait ses nuits dans les bars. Il aimait plaire et il aimait se faire du monde, il fallait le dire, Liam aimait se faire plaisir, de façon charnelle et fiévreuse, il collectionnait les français comme son père collectionnait les vieilles affiches de Broadway. Ce fut environ vers ses 22 ans, que sa voix apparut en lui comme une évidence. Son père devait son rendre à New-York pour affaires, et pour son plus grand plaisir. Liam l'accompagna. Et bien sûr, Broadway fut au programme. La plus vieille avenue du Nord de Manhattan lui tendait les bras. Et c'était là, d'un coup, que tout bascula. La magie opéra, et son âme, devant toutes ces lumières, ce bruit, cette animation, ces rues folles et spectaculaires, que l'âme de Liam s'embrasa, dans un souffle d'art, son coeur s'emballa de façon immédiate, et ses yeux brillèrent. L'âme de l'art, l'âme de New-York venait de faire un trou béant dans son corps et dans sa tête. Son père l'emmena voir un show, passage obligatoire. Et il l'avait suivi sans un mot, les frissons dans le corps et des affiches dans la tête. Là, installés dans la salle, au meilleur rang possible, son père souriait. Liam observait la scène, ébahi. Le show débuta alors, trop de décors, trop de voix majestueuses, trop de beauté, c'est tout. Il s'était envolé, il se croyait dans les étoiles, et il s'imaginait sur scène, lui aussi. Son père avait abandonné son rêve depuis longtemps, mais il venait de transmettre tout ce désir d'art et de gloire à Liam, sans même le savoir. Pendant tout le spectacle, Liam avait laissé ses émotions l'emporter, pleurs, peine, excitation, admiration. Il était confus mais il n'avait jamais rien vu de plus beau. Silencieusement, son père observait de temps en temps ses réactions. Il n'en avait pas espérer autant. Les larmes lui montèrent aux yeux, et il se concentra à nouveau sur le spectacle. A cet instant, Liam s'était promis d'être sur scène lui aussi, de faire un parcours de gloire et d'applaudissement, de musique, de paillettes. Acte premier, fin, Marius apparaît alors sur scène. Tout de suite, en Liam, quelque chose se passe, ça remue, ça admire. Si élégant, si érudit, si amoureux, si romantique, ce personnage, qui lui fait tant penser à son père, ce personnage, qui le touche en plein coeur. Son âme bondit, et son coeur se trouve au bord des yeux. Il se sent prêt, et tout paraît comme une évidence. Ce personnage, il l'incarnera un jour, et ce sera son plus grand rôle. Lorsque Do You Hear the People Sing ? résonne dans la salle,  c'est le festival des émotions, Liam est emballé, il est tout simplement envoûte. Lorsqu'il se lève, ses mains brûlent d'applaudissement. Il s'imagine déjà là, il se voit déjà accompli. Le temps d'un sourire à son père, et la soirée s'achève. Maintenant, ses journées seront différentes. Elles auront un sens.

LES LUMIERES DE LA VILLE

Paris. Désormais, Liam arrive à la fin de ses études. Il ne vit que pour son rêve de Broadway et de musical. Il ne vit que pour rejoindre New-York, la ville où il sent battre son âme et son coeur comme jamais. Il en est persuadé, il doit faire sa carrière sur les planches de la ville. Il veut, faire partie de ce monde, de cette gloire et de toute cette magie. Encouragé par son père, il décide de mettre de l'argent de côté aussi rapidement que possible, dans le but de s'établir là bas. De faire sa vie, de faire son spectacle à lui. Il sait que la connaissance de l'art de a langue française sera un plus, alors, il ne doute pas de sa victoire. Diplômé de son école de théâtre, les années passent mais pas sa rage de réussir. Il passe chaque vacance à travailler, il fait tout ce qu'il peut pour partir le plus rapidement possible. A la la sortie d'école, rapidement, ceux qui ont suivi son parcours de premier de la classe, ne tardent pas à le retrouver. Il commence à faire ses pas, ses armes. Dans un premier temps, il enchaîne des petits rôles, mais c'est déjà une récompense pour lui. En un an, il passe aux seconds rôles, dans Antigone, dans Le mariage de Figaro, bientôt ses débuts sont remarqués, et son père parle de lui à qui veut bien l'écouter. C'est à 23 ans, qu'il perce et brûle la scène au théâtre de son père. La salle est pleine, on veut voir le nouveau prodige. Les critiques sont là, la joie et la pression aussi. Liam récite son texte avec talent, avec aisance, et sans mot de travers. Hamlet le lance, et la presse spécialisée le couvre de compliments. C'est le début de l'assurance et du succès Parisien entre initiés. Rapidement, la somme tant attendue pour New-York pointe le bout de son pécule. Pourtant, il se donne encore quelques temps, par amour du théâtre, et surtout désireux d’acquérir encore plus d'expérience à son savoir faire. Un grands rôle s'offre encore à lui, dans Le Cid, bien sûr. Cette fois, il se sent enfin prêt. Il a presque 25 ans, dans un an. Le moment est venu, l'appel de la musique est trop forte, il a besoin de show, de lumières et de paillettes. De spectacles à l'américaine, de danse, d'âme vivante. Alors, après avoir dit au revoir au milieu, à Paris, à sa tour Eiffel, à ses pavés et ses cafés, le temps de dire au revoir aux amis, aux professeurs qui lui ont tant appris. Dire au revoir à son père, le remercier de lui avoir fait découvrir tout ce monde, toute sa future vie. L'âme à l'aventure, Liam n'a pas vraiment de projet, où vivre, comment s'en sortir, car bien sûr, il n'est pas stupide, il sait qu'il ne suffira pas de débarquer en ville et de décrocher les rôles dont il a envie. Mais son air arrogant et son ambition lui suffit. Il sait qu'il ira loin, il a du talent, et personne ne peut lui enlever ça. Le temps de profiter une dernière petite semaine de la vie à la Parisienne, le temps de remplir une valise. Pas besoin de prévoir son arrivée, pas besoin de réfléchir à sa vie, il veut y aller comme dans les séries, comme dans les films, débarquer en ville et improviser, comme il a toujours su le faire en classe. Alors c'est Février, qu'il quitte enfin Paris. Son amour de France devra désormais vivre sans lui, mais son coeur bat déjà pour New-York. Son voyage fait, il arriva en matinée, avec sa valise, ses rêves d'étoiles, le voilà en Amérique. Il ressemble à tous ces grands enfants dont le coeur est rempli d'espoir et de chansons. Il ressemble à tous ces garçons arrogants et persuadés qu'ils vont crever les affiches de Broadway de leur tête. Et il y arriverait, c'était certain. Sa première nuit, il la passa dans un hôtel, et rapidement le lendemain, il avait programmé ses journées et presque ses années. Il passa les deux premiers mois à se débrouiller, en bons plans et nuits chez des rencontres de soirées. Les débuts ne furent pas faciles, mais ils ne le sont pour personne. Doucement, il commença enfin à s'habituer à sa nouvelle vie. Il eu la chance de trouver un emploi à mi-temps dans un théâtre, avec de nombreux étudiants, aidant au guichet, de temps à autre en coulisse, pour la maintenance. Ce fut, grâce à ce petit travail, qu'il avait obtenu son premier rôle, trois fois rien, mais quand même. Il avait tout bêtement chanté pendant son travail, pensant la scène vide. En réalité, le producteur n'était pas bien loin, et cherchait justement de quoi finir son casting, un coup de chance de la vie, même en choeur, il aurait dit oui. C'est aussi bêtement que ça, et parce que sa voix l'avait frappé, que le producteur lui donna un rôle plus que mineur, mais peu importe, An American in Paris  fut son premier show. Encouragé, il débuta alors les castings, son père n'hésitant pas à lui donner un coup de pouce quand ses relations étaient possibles, juste pour l'informer, sans jamais tricher. Il s'engagea d'abord dans les choeurs pendant presque un an, et ça aurait pu être plus, mais son premier rôle correct arriva un jour, après s'être rendu à une annonce donnée par son colocataire du moment, étudiant en danse.

NEW YORK NEW YORK

Sweeney Todd marqua son entrée définitive dans le monde de la scène. Jouant le jeune homme amoureux de la fille du barbier, sa prestation fut remarquée, et largement critiquée, positivement surtout, et bien lui en fit. Il s'était montré doué, et sa performance rendit fière son père, qui était venu spécialement pour le voir. Le moment était donné, il ne fallait pas laisser tomber. C'était dur, une fois sur scène, de ne pas y tomber, surtout dans un monde rempli de talents, rempli de nouveaux espoirs et de jeunes étoiles. Liam était convaincu d'être la plus brillante de sa génération, et il le savait, on était déjà vieux jeune dans ce milieu. Il était fébrile, retrouva, lors de sa dernière, le producteur qui lui avait donné sa chance quelques temps plus tôt. Cet homme fut comme un manager, comme un frère et presque parfois comme un père. Il croyait en Liam et Liam croyait en son aide. Il avait eu raison. Il ne laissa pas Liam retomber des planches, même si, il ne décrochait pas d'abord les rôles principaux, il restait dans le coeur du public et son restait sur les affiches, il réussissait à rester la tête hors de l'eau, ce que peuvent arrivaient à faire. Un second rôle ne tarda pas à se présenter à lui, et la compétition avait été rude pourtant, son petit style faux français et la grande maîtrise de sa voix fit la différence. Il joua dans West Side Story, ce n'était pas son rôle favoris et alors, ce fut le début du succès. Il avait alors prouver au public qu'il savait varier les genres, il savait passer du glauque, au rire, et il avait déjà prouver sa capacité à tirer les larmes à Paris. A ses yeux, sa carrière commençait à prendre forme. Et pourtant, il ne perdait pas de ve ce qu'il considérait comme le rôle de sa vie. Il attendait sagement, qu'un jour enfin, se présente à lui la mise en scène de la pièce qu'il considérait comme la plus belle œuvre de sa génération, celle qui avait tant fait pleurer son père. Il rêvait de faire prendre vie les mots de Victor Hugo. Alors, il n'abandonnait pas, et jouait ses rôles avec ses tripes et avec son coeur. Après quelques temps de galère, il fut suffisamment reconnu pour avoir de quoi vivre seul, dans un appartement pour le moment modeste, mais qui aurait cru que un peu plus tard, il aurait eu de grandes baies vitrées donnant sur la ville et ses immeubles qui touchent le ciel. Enfin, il fut projeté dans les étoiles, il fut à l'affiche de Wicked, qui fut un des plus grands succès de Broadway, emportant la gloire de toutes les autres pièces au passage. De là, il ne resta pas inactif, mais son nom fut reconnu, et il n'eut plus à se battre comme un lion, les choses allaient mieux dans sa vie, et il se sentait enfin artiste. Il respirait, il aimait sa vie, il brûlait les planches, comme il l'avait toujours voulu. Le temps défilait, et la goire restait, grandissait, les mois sur scène se succédaient et il n'avait pas de problème à rester populaire, sa belle gueule, ses mots français et sa passion, ça faisait tout son personnage. Et puis, le jour arriva, ce jour tant attendu, tant désiré, où l'oeuvre qui avait décidé de sa carrière fut étudiée pour être remise en scène. Son père avait appris la nouvelle, et au début, n'y avait pas cru. Les Misérables était à nouveau prévu dans les rues de New-York. Liam n'y croyait pas, il avait tellement voulu avoir son tour de gloire dans cette pièce, pour lui, pour son père. Heureusement, l'admiration et la fascination qu'il portait pour le personnage de Marius, lui permit de mettre toute son âme et toute sa passion au moment de faire ses preuves. Il avait été rappelé. C'était déjà plus qu'il n'avait attendu. Et puis, par un miracle, par une bonne étoile où peut-être juste par la force de son talent, et aussi son côté un peu français, il décrocha, enfin, le rôle de Marius, celui qu'il considérait, comme le plus beau rôle possible. C'était son rêve qui continuait. Alors qu'il pensait tout avoir réussi, qu'il pensait vivre comme il le voulait, il avait fait une rencontre inattendue un soir. Lin Chavez, était venu à sa rencontre. Il avait fait semblant de ne pas le reconnaître, il avait toujours admiré sa performance dans cette pièce. Et bien sûr, cette rencontre le troubla plus que de raison. Il avait désormais le coeur en vrac. La gloire et les chansons étaient de son côté, mais il commençait à peine à en profiter, que voilà son âme tourmentée. La vie continuait, et Liam ne regrettait rien des années passées, entre galère et joie. Il vivait son rêve, celui que son père n'avait jamais pu voir. Il était fière de son fils, c'est tout ce qui importait à Liam. Quand à Lin, il perturbait de plus en plus le petit coeur de Liam, qui se ne l'avouait pas. Les amours, les chansons, le rôle de Marius...Liam, à ses 28 ans, était accompli. Et il était lui-même, comme il s'était toujours promis de le faire.



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Jeu 17 Nov - 0:24

C'est du scénario plus qu'express quand même
Officiellement bienvenue et bon courage pour ta fiche
Si tu as besoin de quoique ce soit, tu sais ou me trouver




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Jeu 17 Nov - 0:58


Ca c'est de l'efficacité
BAH du coup je suis grave contente pour Lin, d'autant plus que ton début de fiche a l'air kewl Bon courage pour tout le reste, tu n'hésites surtout pas si tu as la moindre question okay?
Je t'enverrai un MP quand j'en aurai fini avec ma masse monstre de boulot, on avait commencé à réfléchir avec Lin pour un lien avec le scéna

ET BIENVENUE


magnificent loser
(c) anaelle
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Jeu 17 Nov - 16:35

Merci vous deux !
Je vais essayer de faire une toute belle fiche ♪ !
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Jeu 17 Nov - 21:50

Liam

J'ai tout lu et c'est parfait, tout me va. Il est devenu un peu plus chou sous ta plume ce qui ne me derange absolument pas

Hate de rp avec toi
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Invité
Jeu 17 Nov - 22:07

Il sera moins chou quand il te traitera de Daddy
Contente que la fiche te satisfait en tout cas
Hâte de RP aussi !
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Ven 18 Nov - 3:50

Liam, ce scéna est so cool .
Bienvenue
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Ven 18 Nov - 20:55

WILLKOMMEN, Bienvenue
Validation



Félicitations !


Quelle fiche c'est parfait pour Lin, c'est parfait pour moi va bruler les planches de Broadway avec ton Marius. T'en a pas la caractère, mais tu as bien une tronche de jeune premier

Comme on est sympas   on s'est occupés de rajouter ton avatar au bottin, ainsi que ton métier par ici vu que tu es un acteur de musical Par défaut nous acceptons pas les doublons de prénom, et du coup ton pseudonyme a été ajouté dans le bottin des noms et prénoms. En revanche, si tu as envie d'avoir des cousins et cousines impromptus tu peux nous le signaler pour ouvrir ton nom de famille

Bien évidement, comme sur tout forum, tu peux aller poster ta fiche de liens pour te faire plein d'amis et planifier tes rps   Si tu as du mal à te trouver un partenaire de RP, tu peux aussi venir en demander ici on passera forcément te voir Tu peux aussi signaler où vit ton personnage histoire de te trouver des voisins  

Ensuite, puisque tu as été ajouté au groupe correspondant à ton musical préféré, cela veut dire que tu peux l'aider à rester à l'affiche le plus longtemps possible Pour cela il faut aider ton groupe à gagner des points. Tu trouveras les explications détaillées et demandes dans cette partie là

Et en vrai, si tu es perdu, non seulement tu peux venir nous poser des questions (  ) mais en plus tu peux toujours te référer à ce master post pour te guider dans l'essentiel de Bobby.  

BON JEU        








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Liam ♠ "Il y a des moments où, quelle que soit l'attitude du corps, l'âme est à genoux"


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