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 CAM&GABI - dancing in the dark

Invité
Mar 18 Oct - 0:48

dancing in the dark
Camille & Gabrielle
I get up in the evening and I ain't got nothing to say. I come home in the morning, I go to bed feeling the same way. I ain't nothing but tired, man I'm just tired and bored with myself. Hey there baby, I could use just a little help. You can't start a fire, you can't start a fire without a spark. This gun's for hire, even if we're just dancing in the dark.


Le regard de l’animateur qui se tourne vers nous, yeux perçants, pupilles à vif complimentées d’un éclairage carmin qui évite toute confusion. C’est notre tour. Je me replace sur ma chaise, j’évite d’abord le sourire, le coup d’œil, la suite, avant qu’une main généreuse dépose devant nous 4 shooters remplis à plein d’un alcool aussi transparent que traître. Un petit mardi soir comme un autre, on s’était promis, un petit mardi sans prétention, une chanson ou deux, une pointe de pizza au coin, et on rentre tôt pour ne pas manquer les rediffusions de Big Brother. Quel déni, quand même. Je savais de suite qu’au moment où mes pas me guideraient à l’intérieur du bar, rien qu’à entendre les restes de Total Eclipse of the Heart qui résonnent sur les parois, déjà, je savais que ça ne se terminerait pas tôt. Pas ce soir, du moins. Comme d’habitude, en fait. Camille lève la tête plein d’espoir, avant de suivre du coude avec ce sourire qui annonce que la fin est proche. Je roule des yeux, j’éclate de rire, j’empoigne le reste du bout des doigts et je suis son influence. La prochaine tournée serait de ma faute de toute façon. Le reste de la salle commence à applaudir alors que les traditionnelles onces pré-performance font leur chemin, et je complète du deuxième shooter alors que mon ami s’essuie le rebord des lèvres et laisse son corps se projeter presque en un seul bond sur la scène. Les applaudissements et les cris se succèdent, à savoir qu’on était probablement devenus des habitués pour être passés ici au moins 10 fois depuis mon arrivée officielle à New York. Au final, on était des gens de routine, de coutumes, de règles toutes simples et faciles à suivre. Le karaoke en était une, claire, évidente. Le reste, c’était peu important. Cam, insatisfait de ma lenteur à le rejoindre, refait le chemin en sens inverse pour s’assurer que mes fesses viennent se poser près ses siennes et enjambent la salle pour venir enserrer mon poignet avec fougue – là, c’est impossible de reculer. Même si, entre vous et moi, j’avais pas du tout envie de faire marche arrière. C’était simplement par principe, par tradition – il était le plus flamboyant de nous deux, celui qu’on remarque, celui qu’on adore, celui qui brille de mille feux. J’étais l’effacée, celle qu’on apprécie pour son sourire, ses quelques blagues bien placées, ses poussées d’énergie quand il le faut. Bon, j’avais mes moments d’agitation aussi – j’avais appris du meilleur! – mais en sa présence, j’avais toujours un niveau de moins côté extravagance. Un tout petit niveau qui s’adaptait au fur et à mesure que les verres s’empilaient, nuance.

Parlant de verres, je sens bien vite une bière qui vient se glisser dans ma main libre, l’autre occupée à suivre la cadence que Camille a lancée, fier, star de cabaret, le temps d’un soir. On se retrouve vite derrière le micro commun, les projecteurs braqués, les premières notes du piano synthétique qui servent d’accompagnement au reste. Le bar est bondé, les yeux de mon meilleur ami sont brillants, la vie est belle, la bière est bonne, le reste sera pour demain. Et c’est presque un retour en arrière, 10 ans plus tard, qui vient m’assener lorsque je réalise que cette soirée bien normale, bien ordinaire, est le fruit de notre amitié qui a duré, qui dure encore, et qui durera toujours, j’espère. Merde, l’alcool commence déjà à faire son chemin, et je tombe dans le mélodramatique. J’éclate de rire alors qu’il fait la révérence, je tire la langue alors que l’animateur nous qualifie de vieux couple, et je laisse la musique faire le reste. Ce soir, ce sera une bonne soirée. De celles qu’on se souvient très, très longtemps.
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Mer 19 Oct - 14:02

Quand il y pensait, Camille avait toujours détesté déménager. Il ne s'était jamais senti aussi seul que lors du trajet New York-Paris l'Aout de ses quatorze ans et lors de celui Paris-New York de celui de ses vingt et un ans. Et pourtant, lorsqu'il était parti pour Paris c'était justement parce qu'il était seul et malmené à New York... mais il n'avait jamais tant pleuré, les doigts crispés sur sa peluche du Roi Lion, jusqu'à s'endormir, que dans ce foutu trajet d'avion. Maintenant il trouvait ça stupide. Il avait vécu les meilleurs moment de sa vie à Paris. Il s'était découvert une nouvelle famille. Une famille qui certes ne pouvait pas réellement remplacer celle qu'il avait laissé derrière lui aux États Unis, mais tout de même... Une bonne famille de substitution qui lui fit passer le mal du pays. Et puis au fond... toute la durée de son voyage en France il était conscient que ce n'était que ça, un voyage à durée plus ou moins déterminée... Il finirait par revenir à New York, il n'y avait aucune raison de pleurer. Son déménagement dans l'autre sens avait été un nouveau déchirement. Il avait choisit de rentrer. C'était lui qui s'était inscrit à NYU, plutôt que d'intégrer une école Française... Pourtant il avait une pointe de douleur lorsqu'il pensait à ce qu'il laissait derrière lui. Et lorsqu'il serrait Gabrielle dans ses bras une toute dernière fois, il avait l'impression d'abandonner une autre famille. Et il n'avait aucune idée de il pourrait la revoir. Certes aujourd'hui, tout n'était qu'une question d'argent... Mais il comprenait que ça ne soit pas si simple de faire un Paris-New York et qu'elle avait sûrement d'autre chose à faire -d'autre gens à aimer surtout. Alors forcément lorsque dans leur dernier Skype elle avait dit les mots magiques Camille avait cru mourrir de bonheur. "Je viens vivre à New York, j'espère que ton canapé est prêt" qu'elle avait dit. Il n'en fallait pas plus. Camille tout bienheureux qu'il était ne pouvait pas imaginer mieux qu'avoir ses deux familles en un même point. Parfois il se demandait ce qu'il pouvait avoir fait pour mérité autant de bonnes choses. Parce qu'au fond il n'était pas dupe, Gabrielle n'aurait pas débarqué sur le pas de sa porte si tout allait parfaitement bien. On ne traversait pas un océan pour aucune raison.


Quoiqu'il en soit Camille était aux anges. Certes il n'avait pas attendu que Gabrielle revienne pour être heureux - ou pour faire des erreurs. Mais ça n'empêchait. Peut importe à quel point il était heureux par lui même - et il était souvent stupidement heureux - il l'était encore plus avec Gabrielle. Déjà parce qu'il avait l'occasion de parler Français... et que mine de rien ça lui manquait pas mal, et puis il aimait la folie rafraîchissante de son amie. Il aimait à la folie le fait d'avoir une sœur de son âge a qui on peut tout dire, avec qui on peut tout faire. Il adorait Kennedy, il n'y avait aucune comparaison à faire... Mais justement parce qu'elle était différente. Gabrielle ne protégeait pas Camille, il n'en avait pas vraiment besoin avec elle. Lorsqu'ils tombaient pour d'écorcher les genoux ils tombaient tous les deux et ils restaient allongé au sol écroulé de rire - et peut être un peu de douleur. Parce qu'ils n'était pas des frères de sang ils avaient se rapport l'un à l'autre où ils n'avaient guère de limite l'un avec l'autre. Ainsi au fond, lorsque Camille avait sortie une soirée calme dans un karaoké, un mardi soir, il savait qu'ils n'en feraient rien. Camille et Gabrielle n'avait jamais su faire de soirée calme, mise à part lorsque trop épuisé par les soirées précédentes ils se relouaient dans leur couette l'un contre l'autre et qu'ils regardaient un film communément de fille. Mais des qu'ils mettaient le pied dehors cela annonçait généralement une soirée jusqu'au petit jour. Une part de lui pleurait déjà sur la journée du lendemain qui allait être si-si douloureuse. Mais même La dessus il plaignait plus Gabrielle -quoique la plus part du temps il l'a jalousait d'avoir trouve un boulot sur le set des Misérables.


Bref tout ça n'était pas la question. Ils étaient là, à quelque seconde à peine de monter sur scène et de faire leur show et diable il se sentait bien. Il riait aux éclats - ce qui n'était pas un exploit en soit pour Camille, mais c'était jolie, ça lui allait bien - et tirait sur la main de celle qui se faisait désirer, comme à son habitude. Oh elle lui avait manqué. Était elle au courant que maintenant qu'elle était aux État Unis il ne l'a laisserait plus jamais repartir ? Elle allait devoir se trouver un fiancé rapidement, ou alors il serait obligé de l'épousé. En soit il était pas contre l'idée, ils auraient un très beau mariage sans doute... Mais maintenant que le mariage gay était passé, il devait avouer que son petit cœur de princesse espérait mieux qu'un mariage avec sa meilleure amie. Donc elle allait se débrouiller pour rester à New York, elle n'avait pas le choix.


Il avait tout donné dans sa chanson, comme à son habitude. Camille était une véritable reine du karaoké. Il avait le rythme dans la peau, la juste dose d'assurance et de ridicule, il se lâchait complètement, il était heureux -passablement éméché déjà - et ça lui allait bien. Lorsqu'il sorti de scène avec Gabrielle sous un tonnerre d'applaudissement franchement mérité, il éclata de rire , attrapa son amie par les épaules et souffla "God! Tu m'as tellement manquée !" Il rit, lâcha des épaules et attrapa un verre que lui tendait le barman, son cocktail favoris, Aw, il s'en souvenait... il commençait définitivement à trop venir ici... "tu ne me laisse plus jamais !" Il souffla dans un rire omettant clairement de mentionner que c'était lui qui était parti et non pas l'inverse. "I'm so lost without you!" Il rit, les joues rouges d'alcool déjà. "J'étais seul pour écouter et chanter mes chansons française... en dehors de Piaf personne me suit." Il ricane. Son accent anglais est violent lorsqu'il a bu. Mais oui, il souffrait d'être à moitié un frenchie dans l'âme aux États Unie... il avait un brin souffert d'être un américain à Paris aussi.




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