:: MANHATTAN :: Midtown :: Broadway :: Imperial Theatre

 Ashed ❝ so you want to move with me? ❞

avatar
‣ Messages : 349
‣ Points : 898
‣ Age : 24
‣ Emploi : Enjolras, youtuber, auteur-compositeur (en stand by)
‣ Situation amoureuse : Célibataire
Mer 12 Oct - 20:50



FREDRICK & ASHLEY
❝ so you want to move with me? ❞

Tenant le bout de papier entre ses doigts, Ashley se dirigeait vers les loges, avant de s’arrêter devant l’une d’elle. Lorsqu’il avait vu cette recherche de colocation, il ne s’était pas réellement stoppé dessus. Lui-même ne recherchait pas de colocataire ou, tout du moins, il n’y avait jamais vraiment réfléchi. Il avait son penthouse, son grand appartement qu’il avait acheté à peine ses dix-huit ans atteints, et c’était tout. Oui, il avait plusieurs chambres de libre – trois, pour être exact – mais l’idée de les remplir ne lui avait jamais réellement traversé l’esprit. Et puis, serait-il à l’aise, avec un colocataire ? C’était qu’il avait ses petites habitudes, après tout. Déjà, il n’aimait pas le désordre. C’était véritablement quelque chose qui le mettait mal à l’aise. Alors, certes, lorsqu’il était pris d’une soudaine angoisse, avoir un peu de désordre pouvait l’aider à se calmer, comme il nettoyait et rangeait alors son appartement de fond en comble. Mais ce n’était pas non plus une raison pour se retrouver dans un dépotoir, simplement pour prévenir de sa future crise d’angoisse. Deuxièmement, il ne cuisinait pas. Du tout. Pire, il était un véritable danger en cuisine. Une fois, il avait souhaité une fois faire des pâtes, et celles-ci avaient cramé sur sa gazinière. Oui, il était donc parvenu à manquer de mettre le feu à son appartement, simplement en voulant se faire un plat de pâtes. Il faisait donc appel à des livreurs de repas à domicile, et se régalait ainsi à chaque fois. Donc le partage des tâches, ce n’était pas pour lui. Et puis, même. Ashley aimait bien sa tranquillité, finalement. Il aimait pouvoir jouer au piano à n’importe quelle heure de la nuit, lors de ses insomnies. Il aimait pouvoir répéter, encore et encore, jusqu’à être proche de la perfection – donc tout le temps, puisqu’il n’y était jamais proche – sans avoir à s’inquiéter à déranger quelqu’un. Alors pourquoi voudrait-il un colocataire, qui viendrait rompre son petit train de vie ?

Parce qu’il s’agissait de Fredrick. Et que le jeune homme vivait vraisemblablement à la rue. S’il n’avait pas donné suite à son annonce, n’y pensant même pas, il s’était mis à y réfléchir ces trois derniers jours. Ashley n’avait pas l’habitude de prendre les transports en commun, ou de marcher dans la rue – en dehors d’une promenade au parc, bien entendu – mais trois jours auparavant, profitant des derniers jours de beau temps, il avait décidé de marcher jusqu’au théâtre. Bien en avance, comme à son habitude, il ne s’était cependant pas attendu à croiser quelqu’un sur son chemin. Enfin, quelqu’un … Fredrick, plus précisément. Dormant à même le sol, dans la rue. Sa gorge s’était serrée, son ventre noué, et il avait été incapable d’avancer durant quelques minutes, le fixant inlassablement. Son premier réflexe avait été de faire un pas vers lui, dans l’intention de le réveiller et de lui parler, de lui demander ce qu’il faisait là. Mais il s’était stoppé. Il ne ferait que l’embarrasser, le mettre mal à l’aise, et il n’en avait aucunement envie, bien au contraire. Il avait alors repensé à cette annonce qu’il avait posté, et y avait réfléchi. Qu’est-ce que cela pouvait bien lui faire, d’avoir un colocataire ? Il pouvait simplement lui demander d’être ordonné. A partir du moment où il l’était, cela ne poserait pas de problème, non ? Et puis, ils jouaient ensemble dans Les Misérables, après tout. Donc il ne lui dirait rien s’il passait du temps à s’entrainer, non ? Peut-être même qu’ils pourraient s’entrainer ensemble. Bon, pour le piano à trois heures du matin, il faudrait qu’il y réfléchisse. Pour la nourriture, il commandait toujours trop, largement suffisamment pour une personne supplémentaire.

Il finit donc par toquer quelques coups à la porte, avant d’attendre dans le couloir, se passant une main nerveuse dans les cheveux, attendant son invitation à entrer à l’intérieur. Lorsqu’il entendit sa voix, il se figea un peu, comme hésitant à finalement aller lui proposer. Il ne le connaissait pas vraiment, après tout. Enfin, il lui avait parlé à quelques reprises, que ce soit lorsqu’il jouait Fiyero dans Wicked, après plusieurs représentations, ou depuis le début des répétitions. Mais, à part cela, non, il ne le connaissait pas. Il ne savait pas comment il était dans la vie de tous les jours, comment il vivait, comment il se comportait. S’il serait un bon colocataire ou non. Mais, en même temps … Il revit son corps allongé dans la rue, et des frissons le prirent. Non, il ne pouvait décemment pas le laisser vivre ainsi. Qu’importe son comportement, qu’importe qu’il vienne déranger un peu son train train quotidien. C’était impossible pour lui de le laisser ainsi dans cette situation. Alors il finit par entrer à l’intérieur, avant de lui lancer un sourire, toujours un peu gêné. « Hey ! » le salua-t-il finalement sans vraiment le regard, comme ses iris virevoltaient dans la pièce, plutôt que de se poser sur lui. Levant sa main tenant le bout de papier, il reprit. « J’ai vu ton annonce ! Je voulais savoir si tu recherchais toujours un endroit où … » Il se stoppa, ayant peur que s’il disait « un endroit pour vivre », son collègue ne comprenne qu’il l’ait surpris dans cette position. « Bref, j’ai une chambre – trois, en fait – de disponible, si tu veux ! » continua-t-il, avant de finalement le regarder, tentant de calmer son cœur qui battait fortement contre sa poitrine, comme il sentait l’angoisse monter. Mais pourquoi était-il si nerveux, après tout ? Enfin, il avait une chambre de libre, il la lui passait, c’était pas non plus la fin du monde. Certes, il n’avait pas l’habitude de vivre avec d’autres personnes. Dès son adolescence, il s’était habitué à avoir la maison pour lui tout seul – sa grande sœur ayant déménagé des ses dix-huit ans, et son père et son frère plus souvent à Los Angeles que dans leur demeure newyorkaise – mais peut-être que tout se passerait très bien. Il n’avait pas à s’en faire. Au pire, il lui dirait que ça ne fonctionne pas. Il devait bien y avoir une période d’essai, un peu comme un emploi, non ? Et puis de toute façon, pourquoi ne s’entendrait-il pas avec lui ? A chaque fois qu’ils s’étaient parlé, Fredrick s’était révélé être une des personnes les plus gentilles qu’il n’ait jamais vue. « Juste … Enfin … J’avoue que je suis un peu … maniaque ? Enfin j’aime quand c’est rangé, quoi. Après dans ta chambre, tu fais ce que tu veux, hein ! Bien sûr ! C’est ta chambre ! Mais dans les parties communes … » Il se stoppa un instant, avant de se repasser une nerveuse dans les cheveux, glissant ses doigts entre ses mèches, les décoiffant sans le réaliser vraiment. « Ah, et j’ai des insomnies, parfois, aussi … Donc peut-être que tu devrais dormir avec des boules quies ? Car il m’arrive de me lever en plein milieu de la nuit pour jouer au piano ? Et chanter aussi parfois … Et bref, j’ai pas envie de te déranger non plus, tu vois ? » Il expira longuement, mal à l’aise, réalisant qu’il avait monologué des inepties, sans même lui laisser le temps de répondre. Si ça se trouve, il avait déjà trouvé un colocataire, ou alors il n’avait pas envie de vivre chez lui. Bref, si ça se trouve, il se prenait la tête pour rien. Ce ne serait ni la première fois, ni la dernière, fort probablement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
‣ Messages : 16
‣ Points : 40
‣ Emploi : Grantaire
‣ Situation amoureuse : Célibataire
Mer 12 Oct - 23:21

So ou want to move with me ?
Ashley & Fredrick
Une nuit de folie. Une vie à le regretter.




Ton reflet dans le miroir de ta loge ne te renvoie pas l’image de celui que tu avais l’habitude de côtoyer, de ce jeune homme fringuant, heureux de vivre et rempli d’espoirs. Peu lui importait sa petite carrière et l’humilité de sa vie : rien ne comptait hormis ses amis et un horizon qui s’annonçait toujours meilleur. Ce jeune homme-là n’avait peur de rien et il te manque. Terriblement. Et tu sens au fond de toi qu’il ne reviendra pas, du moins pas tant que tu n’auras pas réussi à te reprendre en main et à gérer la situation. Mais pour cela, il faudrait de l’argent. Beaucoup d’argent. Tu n’es pas né avec une cuillère dans la bouche et tu n’es que chanteur dans une comédie musicale qui, malgré un succès planétaire, ne te garantira jamais d’atteindre les podiums et de décrocher un contrat avec un studio. Tu n’as ni les crocs ni la hargne pour survivre dans ce monde : tu n’es bon qu’à chanter. Alors l’argent te manque et avec lui, tout le confort qu’il t’apportait : chaleur, nourriture décente, nouveaux vêtements et l’impression d’être encore un humain respectable.
Tu as tout perdu en une nuit de folie où Zoey avait trop bu : le réveil avait été très difficile, surtout pour toi qui était resté à jeun, car tu avais pleinement conscience des folies qu’elle avait faite et des dettes qu’elle avait contractées. Enfin que vous aviez contracté puisque tu étais dans la même merde, au même titre qu’elle. Ils n’avaient pas fait dans la dentelle : vous aviez joué ensemble, vous deviez payer ensemble. Et la somme était telle que tu avais fini par rendre ton appartement, la mort dans l’âme, incapable de payer ton loyer et conscient qu’après deux mois à le réclamer, ton propriétaire allait te mettre à la porte. Tu avais aussitôt posé une demande de colocation tout en sachant que tu n’aurais pratiquement rien pour la payer. Mais après une seule nuit passée dans la rue, tu avais compris que tu serais même prêt à mentir pour pouvoir avoir une chambre à toi et un toit solide sous lequel t’abriter.
Une première nuit où il avait plu des cordes… Tu étais arrivé trempé au travail, la gorge en feu et la honte chevillée au corps. Tu avais même cru tomber malade et sans voix, tu n’étais plus rien alors peu importait l’honnêteté et la bonne conscience, tu avais déposé ce mot en espérant que quelqu’un morde à l’hameçon. Priant même pour que cela arrive.
Une deuxième nuit et les hurlements d’ivrognes qui sortaient d’un bar tout proche t’avaient tenu éveillé toute la nuit, recroquevillé sur toi en espérant qu’ils ne te voient pas et n’aient pas envie de s’amuser à tes dépens. Tu étais arrivé avec de telles cernes que tu t’étais endormi dès la première pause.
Une troisième nuit et tu avais cru devenir fou : le froid, le bruit, l’humidité et la peur, terrible et toute-puissante, t’empêchant de dormir et de prendre un repos bien mérité.

Alors dans ce miroir, tu ne reconnaissais pas l’être qui te faisait face, et il t’effrayait un peu parce qu’il semblait avoir perdu tout espoir et toute vie.
La porte s’ouvre, tu entends seulement après coup les petits coups et tu sursautes, relevant un regard étonné vers l’homme qui vient d’entrer. Il ouvre la bouche et comble du miracle, de la chance – ou plutôt de la malchance – il te parle de ta recherche de colocation. Tu écarquilles les yeux, ces yeux bleus qui n’osent pas y croire, et l’écoutes t’énoncer ses petites conditions comme si c’était là la chose la plus naturelle du monde.
Tu as passé trop de nuits dehors pour même songer à s’opposer à quoi que ce soit. Trop de repas sautés, trop de chaleur envolés et d’espoirs anéantis : ce qu’il t’offre, c’est encore plus précieux qu’un sac rempli d’or !

Mais c’est Ashley Lamberts et juste pour cela, tu vas devoir refuser. Parce qu’il est évidemment hors de question que tu acceptes cela de l’homme que tu admires. Que pensera-t-il de toi quand il se rendra compte que tu peux à peine payer le loyer ? Que tu iras voler de sa nourriture dans ses placards quand tu auras trop faim et parce que tu n’auras pas pu te payer des courses ? Qu’il comprendra à quel point tu es minable et ridicule ?
Il est l’être que tu apprécies (vénères, adules, idéalises ?) le plus au monde, tu ne peux pas t’exposer à sa critique et son ressentiment ! Surtout pas lui !
Pourtant tu le laisses parler jusqu’au bout, incapable de l’arrêter dans son monologue précis et direct, tout en réalisant qu’il te propose tout ce dont tu rêves. Et le doute s’incruste : une nuit de plus et tu vas dépérir, mais une nuit sous le même toit que lui, ce serait t’exposer à son mépris, pire encore que la rue. Tu déglutis… et la douleur lancinante de ta gorge se rappelle à toi : encore une nuit et tu risques sérieusement d’abîmer ta voix. Chanter était déjà difficile, on t’a demandé de ne pas en faire trop en se rendant compte que tu couvais quelque chose, alors si tu perds ta voix, tu perdras tout. Et cette fois-ci, les remboursements exigés pour ta dette risquent de changer de nature.

C’est ce qui te décide : tu te relèves un peu brusquement et ignorant le bruit grinçant de la chaise sur le sol, tu hoches un peu trop rapidement la tête. Une de tes mèches de cheveux glisse du chignon que tu t’étais fait pour la répétition et tu la replaces derrière ton oreille d’un geste rapide, presque gêné.
- C’est parfait. Je veux dire… Peu m’importe le bruit, au contraire, ça me…
Changera des cris des ivrognes dans les ruelles ? Peut-être, oui. Sûrement.
- Ça m’ira très bien. Et je rangerai, je te le promets ! De toute façon j’aurai peu d’affaires.
Parce que tu n’as pas retrouvé ton gros sac que tu avais emmené de ton appartement après la première nuit passée dehors, sans doute volé pendant que tu avais réussi à t’assoupir. Il ne te restait que le strict minimum, un petit sac ce voyage sur lequel tu avais posé la tête pour dormir, miraculeusement échappé du vol.
- A combien est le loyer ?
Que tu ne paieras qu’en partie mais il n’est pas censé le savoir tout de suite.




© Gasmask


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
‣ Messages : 349
‣ Points : 898
‣ Age : 24
‣ Emploi : Enjolras, youtuber, auteur-compositeur (en stand by)
‣ Situation amoureuse : Célibataire
Jeu 13 Oct - 0:01



FREDRICK & ASHLEY
❝ so you want to move with me? ❞

Si sa gêne était palpable, celle de son collègue l’était tout autant, comme il se leva brusquement de sa chaise dans un bruit sourd qui le fit presque sursauter, après avoir gardé le silence pendant quelques instants, vraisemblablement perdu dans ses pensées. Peut-être pesait-il le pour et le contre, comme lui-même l’avait fait ces derniers jours. Il n’en savait rien. « C’est parfait. Je veux dire… Peu m’importe le bruit, au contraire, ça me… » Un soupir de soulagement s’échappa de ses lèvres à sa réponse. Tant mieux ! Vraiment, il n’avait aucune envie de le déranger, ce n’était pas le but. Mais il se souvenait tellement des réflexions de son père, lorsqu’il était plus jeune et ne parvenait pas à trouver le sommeil. Il lui avait bien fait comprendre à quel point il pouvait être dérangeant à marcher en long et large, ou à sortir prendre l’air. Donc qu’aurait-il pensé de ses escapades musicales nocturnes, alors ? La peur que cela puisse donc déranger Fredrick l’avait soudainement prise, et il s’en sentait donc rassuré. « Ça m’ira très bien. Et je rangerai, je te le promets ! De toute façon j’aurai peu d’affaires. » Autre soupir de soulagement, et il finit même par se détendre un peu, comme il lui lança un petit sourire. Si en plus il rangeait et était ordonné, alors tout ne pourrait qu’aller bien ! Ashley n’aurait pas de subite crise en voyant le désordre, et pourrait donc se sentir serein en rentrant chez lui.

« A combien est le loyer ? » Oh, voilà une question à laquelle il n’avait absolument pas réfléchi. Heu … Combien est-ce que ça pouvait bien coûter, une chambre dans un penthouse d’environ 200 m2 ? Et du coup, ne louait-il que la chambre, ou le reste en faisait-il partie aussi ? Le fait est qu’il n’avait strictement aucune idée du prix du marché locatif. Il était propriétaire, n’avait eu à payer qu’en une seule fois, et n’y avait plus repensé depuis. Cela devait probablement valoir assez cher, une location dans l’Upper West Side. Surtout dans un grand appartement avec terrasse. Mais … Il n’en avait rien à faire. Il n’avait pas besoin de cet argent. Il pouvait même bien lui donner un dollar symbolique que cela lui irait tout aussi bien. Sauf qu’il doutait que cela n’aille à son collègue. Et qu’il ne pouvait pas vraiment lui dire « Je sais que tu vis dans la rue, que t’as pas vraiment d’argent, donc viens juste squatter une de mes chambres, tant que tu respectes mes petites habitudes ». Ce serait terriblement déplacé. Et la dernière chose qu’il voulait, c’était qu’il puisse croire à de la pitié venant de sa part. Parce qu’étrangement, cela n’en était pas. Il y avait bien réfléchi ces trois derniers jours. A l’exception de ses doutes à propos de son quotidien, ce ne serait pas si mal de vivre avec quelqu’un, après tout.

Certes, il avait l’habitude de vivre seul, mais la solitude, en revanche, était parfois quelque peu pesante. Il avait bien quelques amis, mais ils travaillaient tous et il n’avait pas vraiment envie de les déranger en leur demandant des nouvelles. Il ne les voyait donc que quand eux avaient du temps, soit pas si souvent, finalement. Il était très proche de son frère, presque fusionnel, même, mais ils habitaient à l’autre bout du pays et leurs emplois du temps chargés les empêchaient de s’appeler tant que ça – ils en restaient donc aux multiples sms par jour, avec quelques FaceTime parfois. Bref, depuis qu’Hannah et lui avaient rompus, il devait bien reconnaître qu’il était plutôt seul. Et si c’était une chose à laquelle il avait finie par s’habituer, il se disait que cela ne serait pas si mal que ça, d’avoir quelqu’un à la maison le soir, avec qui parler. Et Fredrick était réellement une personne adorable, de ce qu’ils avaient pu parler. Nul doute qu’il s’attacherait rapidement à lui. Enfin, si son collègue en avait envie, bien entendu. Si ça se trouve, il ne comptait que s’enfermer dans sa chambre en rentrant, et leurs contacts ne seraient qu’au départ et au retour à la maison. Il ne lui en tiendrait absolument pas rigueur, par ailleurs. Donc, certes, une grande partie de sa proposition résidait dans le fait que Fredrick n’avait nulle part où vivre, quand lui avait plusieurs chambres de libre, dont il n’avait pas besoin. Certes, Fredrick, lui, avait besoin de cette chambre, et ce serait donc égoïste de sa part de l’en empêcher simplement par peur de changer ses habitudes. Mais il y avait aussi le fait que, finalement, cela ne le dérangerait pas tant que ça, d’avoir quelqu’un chez lui.

« Je t’avoue que je n’y ai pas vraiment réfléchi … » lui répondit-il en toute honnêteté – en même temps, malgré le fait qu’il soit comédien, il restait incapable de mentir, alors à quoi bon ? Par omission, à la rigueur, mais même cela restait relativement rare. « C’est quoi ton budget ? Tu ne l’avais pas mis sur l’annonce. » lui demanda-t-il ensuite, se disant que c’était finalement encore ce qu’il y avait de mieux. Ainsi, il ne lui donnerait pas un prix ridiculement bas qui pourrait le gêner. Ou un prix bien trop élevé, qu’il ne pourrait se permettre de lui donner. « Je ne connais pas du tout les prix du marché … » reprit-il en haussant ses épaules avec une nonchalance mal jouée, comme il restait nerveux et ne savait finalement quoi dire. Mais les silences, ce n’était pas vraiment ce qu’il préférait, donc bon, il préféra reprendre. « Ton budget est le mien. Je m’en moque en fait, to be honest. » Peut-être n’aurait-il pas dû dire ça. Peut-être aurait-il mieux valu qu’il lui donne une fourchette de prix, et le laisser choisir le prix le plus bas. Peut-être, oui. Mais ce serait plutôt ridicule, finalement. Il était un Lamberts. Son père était un réalisateur mondialement connu, son frère un acteur tout autant célèbre ou presque. Et bref, ce n’était un secret pour personne que l’argent n’était pas un problème, pour lui. Et, même si Fredrick ne l’avait pas su, il l’aurait probablement compris en rentrant chez lui – chez eux, si son collègue acceptait. Alors peut-être que ça ne se faisait pas, mais finalement, il se sentit mieux simplement en ayant été un peu plus honnête avec lui. A quoi bon faire semblant, après tout ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
‣ Messages : 16
‣ Points : 40
‣ Emploi : Grantaire
‣ Situation amoureuse : Célibataire
Jeu 13 Oct - 18:39

So ou want to move with me ?
Ashley & Fredrick
Une nuit de folie. Une vie à le regretter.




Tu as tout de même du mal à y croire, parce que pour un peu, tu te pincerais pour être sûr que tu ne rêves pas. Ashley Lamberts dans ta loge qui te demande de devenir son colocataire ? A d’autres ! Tu n’es ni son ami et encore moins quelqu’un qui compte réellement pour lui : tu n’es qu’un partenaire de chant, collègue sur la même comédie musicale et même si vos rôles sont appelés à jouer tout le temps ensemble, vous n’avez guère échangé que quelques conversations au détour d’un café ou autour de la table du repas le midi… Rien de réellement solide entre vous, rien de concret : quelques sourires, quelques conversations à demi complices. Certes tu dois admettre que tu t’entends bien avec lui car vous semblez être taillés du même bois : vous pensez la même chose, avez les mêmes gouts et ce sans même que tu aies eu à te forcer et à simuler pour lui plaire ! Ashley te plaît, oui, et pour sentir son regard se poser sur toi, tu ferais beaucoup de choses, tu l’avoues bien volontiers. Mais tu n’as pas eu à le faire et cela t’a soulagé : tu aurais détesté devoir lui mentir même dans le but de te rapprocher un peu plus de lui. En réalité, Ashley est quelqu’un de simple et attachant, et ton admiration pour lui n’a jamais cessé de grandir après ces quelques mots échangés, comme si dans le fond, ton cœur avait compris qu’il était fait pour toi. Du moins c’est ce que tu t’acharnes à croire et à penser, incroyablement accroc à son sourire et amoureux de sa voix. Le personnage est déjà fantastique et particulièrement charismatique, mais quand il chante, il se transforme littéralement et tu es tombé amoureux de ce chant si particulier, fragile et fort à la fois, capable de t’émouvoir comme peu ont réussi à le faire. Il se donne à fond pour son personnage et tu apprécies réellement son enthousiasme et son professionnalisme… Bref, tu adores Ashley Lamberts et vu la tournure des choses, tu vas aller vivre avec lui.
Avec lui. Avec Ashley Lamberts. Avec ton idole.
Tu déglutis et cesses presque de respirer quand il commence à réfléchir au loyer, parce que ce sera ton cheval de bataille malheureusement : s’il te demande trop cher, tu ne pourras jamais accepter. Parce que tu peux gruger en ne payant que la moitié du loyer, mais pas seulement le quart ou moins que cela encore. Tu connais Lamberts, il suffit de voir ses vêtements et ses ‘repas’ du midi : certains se contentent de boîtes à bento maison, lui revient toujours avec de la nourriture préparée et achetée chez un traiteur. Un midi, cela passe, tous les midis, on sent l’argent qui coule de ses poches. Cela dit, il suffit de tilter sur son nom et on comprend vite comment Ashley a l’habitude de vivre : père fortuné, connu mondialement, nombreuses réussites et les photos dans tous les tabloïds… Difficile de croire qu’Ashley Lamberts se contente d’un peu d’argent de poche par mois pour vivre. D’ailleurs, tu réalises maintenant qu’il doit vivre dans un certain standing qui ne te correspondra pas, surtout du point de vue prix ! Mais c’est trop tard et tu te vois déjà être obligé de refuser son offre pourtant généreuse quand il finit par t’avouer que ton prix sera le sien.
Tu clignes des yeux, n’osant y croire. Vraiment ? Il ne plaisante pas ? Il accepte… ton prix à toi ? Est-ce parce qu’il se moque du loyer et qu’il désire seulement de la compagnie ? Ce serait possible après tout, on raconte bien que les fils de riche sont les êtres les plus solitaires au monde mais…
Ashley Lamberts, solitaire ? Impossible.
Il a seulement un coeur gros comme la main et tu en fais encore la découverte, même si cela ne devrait plus t’étonner.
Tu prends une grande inspiration : il a affirmé s’en moquer donc il ne sera peut-être pas surpris si tu lui annonces un prix ridiculement bas, n’est-ce pas ? C’est dans la logique des choses… Tu dois rougir légèrement car tu sens tes joues te brûler alors que tu finis par capituler dans un sourire gêné :
- Je comptais mettre entre 200 et 350$ pour être honnête. Je sais que c’est très peu, mais je cherchais quelque chose dans mes moyens…
C’est vraiment peu quand on connaît bien la ville et le prix de ses loyers, mais tu ne pensais pas que Lamberts en personne viendrait te proposer une de ses chambres. Alors tu enchaînes un peu trop rapidement, parce que cette possibilité commence à faire naître des espoirs fous en toi :
- Mais je peux faire la cuisine, le ménage et le repassage ! J’suis plutôt doué pour tenir un intérieur et donner un coup de main pour quoi que ce soit !
Ton ton est pressé, presque pathétique et tu te sens obligé de lui mentir pour garder la tête haute :
- C’est juste que je suis un peu coincé : je dois rendre mon appartement le plus rapidement possible et je n’ai nulle part où aller.
Tu as déjà rendu ton appartement, il n’a pas besoin de le savoir. Et tu n’as pas envie qu’Ashley Lamberts découvre quel être pathétique tu es en réalité. Un homme incapable d’arrêter une amie ivre de jouer dans un casino douteux, incapable de mettre des limites et de ne pas se laisser emporter dans des bêtises qui le dépassent. Un homme qui n’a pas eu la volonté de dire non, et qui a préféré la lâcheté et la peur que d’affronter ces hommes-là. Tu n’as pas la carrure des grands et tu le sais, mais tu n’as pas envie que l’homme que tu admires par-dessus tout depuis quelques mois, l’homme qui lui a la carrure et la prestance des plus grands, le comprenne. Tu veux être à ses yeux un colocataire acceptable et pourquoi pas, s’il l’accepte, un ami solide. Quelqu’un sur qui il pourra compter alors ton sourire s’agrandit légèrement et tu ajoutes :
- En plus je fais des tiramisu comme personne.




© Gasmask

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
‣ Messages : 349
‣ Points : 898
‣ Age : 24
‣ Emploi : Enjolras, youtuber, auteur-compositeur (en stand by)
‣ Situation amoureuse : Célibataire
Jeu 13 Oct - 22:17



FREDRICK & ASHLEY
❝ so you want to move with me? ❞

« Je comptais mettre entre 200 et 350$ pour être honnête. Je sais que c’est très peu, mais je cherchais quelque chose dans mes moyens… » Ashley n’avait aucune idée de si c’était une fourchette de prix raisonnable ou non. Vu comment son collègue avait l’air gêné, les joues étrangement rougies, ce n’était probablement pas le cas. Et il se sentit mal en y pensant. Pour lui, 200$, ce n’était rien. C’était une somme qu’il pouvait dépenser en un repas, s’il décidait de se rendre dans un resto huppé de Manhattan. Il était capable de dépenser au moins dix fois plus sur un coup de tête, lorsqu’il avait une folie passagère et avait l’envie subite de s’acheter quelques vêtements sur internet. Il baissa donc les yeux à cette pensée, comme il n’avait jamais réellement réfléchi à la chance qu’il avait de venir d’une famille fortunée. Tout simplement parce qu’il n’avait jamais eu besoin d’y réfléchir. Depuis son plus jeune âge, il avait toujours eu tout ce qu’il souhaitait, d’un point de vue matériel. Qu’il s’agisse de cours avec les plus grands professeurs de musique ou de théâtre, ou même des jouets ou vêtements. A seize ans, juste après l’obtention de son permis, il avait eu droit à une voiture qui valait au moins cent plus que le budget mensuel de son collègue. Et, s’en étant lassé depuis, il en avait changé deux fois, avant de finalement abandonner l’idée de conduire pour faire appel à une compagnie de chauffeur privé.

Clairement, ils venaient de deux mondes complètement différent et Ashley se demanda s’il ne mettrait pas mal à l’aise Fredrick, lorsqu’il viendrait vivre chez lui et assisterait à sa façon de dépenser. Parce qu’il y assisterait forcément. Qu’il s’agisse de ses commandes gargantuesques de nourriture – c’était qu’il ne parvenait jamais à choisir, en même temps, tout lui semblait très tentant – ou de sa façon de dépenser simplement sur un coup de tête. Mais il se mordilla la lèvre inférieure à cette pensée, se traitant d’idiot, comme il se rappelait que Fredrick vivait à la rue et qu’il valait probablement mieux pour lui assister à tout ça plutôt que de passer encore une nuit à l’extérieur. Il eut à peine le temps d’ouvrir la bouche pour lui répondre un « yeah, sure, ça me va » que le jeune homme reprit, d’un ton pressé. « Mais je peux faire la cuisine, le ménage et le repassage ! J’suis plutôt doué pour tenir un intérieur et donner un coup de main pour quoi que ce soit ! » Il fronça des sourcils, ne comprenant pas vraiment. Enfin, pourquoi est-ce qu’il lui proposait ça ? Il n’allait pas non plus devenir sa gouvernante, ce n’était pas vraiment le but.

Il voulait le lui dire, lui dire de ne pas s’inquiéter pour ça mais, de nouveau, il ne lui en laissa pas le temps, reprenant. « C’est juste que je suis un peu coincé : je dois rendre mon appartement le plus rapidement possible et je n’ai nulle part où aller. » Il haussa un sourcil en le regardant, fixement, avant de détourner le regard pour ne pas le gêner. Mais le fait est qu’il venait tout juste de lui mentir, et qu’Ashley le savait parfaitement. Il n’avait plus d’appartement, il en avait probablement déjà rendu les clés. C’était soit ça, soit il aimait passer ses nuits à même le sol dans la rue, alors que le temps se faisait de plus en plus froid. Comme il en doutait fortement, c’était donc probablement la première solution. D’ordinaire, Ashley détestait le mensonge. Oh, l’omission n’était pas quelque chose qu’il tenait rigueur, lui-même le pratiquant – il évitait, bien entendu, mais il n’en avait parfois pas le choix, qu’il s’agisse de son orientation sexuelle qu’il ne pouvait décemment pas avouer à son père, homophobe, ou à présent avec Fredrick, pour ne pas le mettre plus mal à l’aise qu’il ne l’était déjà – mais le mensonge, non, c’était réellement quelque chose qu’il n’acceptait pas. Pour autant, pour une rare fois, il ne l’en blâma pas. Après tout, il ne pouvait comprendre ce que le jeune homme devait ressentir.

«En plus je fais des tiramisu comme personne. » Cette fois-ci, un petit rire s’échappa de ses lèvres, et ses iris allèrent se poser dans les siennes. Il se passa une main dans les cheveux, continuant de se les ébouriffer, avant de lui répondre. « J’aime pas le chocolat … » Un nouveau petit rire plus tard, et il se mordilla la lèvre inférieure, n’arrivant étrangement pas à calmer sa gêne. Mais c’était une habitude, chez lui, en même temps. Ashley n’était jamais réellement à l’aise, toujours doutant de faire ou de dire quelque chose de mal, qui risquerait de décevoir quelqu’un ou, pire encore, de le blesser. C’était l’une de ses hantises, d’ailleurs. Et, malheureusement, sa franchise pouvait parfois jouer en sa défaveur. C’était probablement pour cette raison que, non, jamais il ne parviendrait à être parfaitement à son aise. Seul Leo avait réussi à lui faire ressentir ce sentiment d’apaisement et encore, au fil du temps, ce sentiment avait bien rapidement dépéri, comme il passait plus son temps à angoisser à propos d’un éventuel coming out plutôt qu’à vivre leur relation.  

« Plus sérieusement … Quoique, réellement, je n’aime pas le chocolat … Mais bref, pour revenir au sujet. Vraiment, y’a pas besoin. Enfin …. Si j’avais envie d’une gouvernante, j’en embaucherai une. » lâcha-t-il finalement, avant de presser des paupières en baissant brièvement la tête en arrière. Bah voyons, bien joué, Ashley, de lui balancer que tu voulais aisément t’en payer une, comme si c’était rien. Enfin, c’était le cas pour lui mais … Bref, c’était malvenu de sa part de le dire si franchement. Il se racla un peu la gorge, essayant de reprendre consistance, avant de lui lancer un sourire gêné. « Ce que je veux dire, c’est que ça me va. Enfin … J’ai une chambre de libre, t’as besoin d’un endroit où dormir, t’y es le bienvenu. 200-350$ ça me convient.  Si t’es mon colocataire, on partagera juste les tâches, c’est tout. J’imagine que ça se passe comme ça, une colocation, non ? A partir du moment où t’es soigné, et où mes habitudes bizarres ne te dérangent pas, moi ça me va. » Il haussa une épaule avec une certaine nonchalance, puis lui lança un petit sourire, plus franc cette fois-ci. « Ça te va ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
‣ Messages : 16
‣ Points : 40
‣ Emploi : Grantaire
‣ Situation amoureuse : Célibataire
Mar 22 Nov - 20:12

So ou want to move with me ?
Ashley & Fredrick
Une nuit de folie. Une vie à le regretter.




Il n’aime pas le chocolat. C’est bête mais tu enregistres l’information dans un coin de ton esprit : il n’aime pas le chocolat. Et c’est comme si tout d’un coup, tu planifiais l’ensemble de tes futurs menus et bannissait à jamais le chocolat de tes desserts, juste parce qu’Ashley Lamberts n’aimait pas cela. Tu es pire qu’accroc, tu es mordu au plus profond de toi-même et le seul espoir de pouvoir contenter Ashley en préparant des plats qu’il aimera t’arrache quelques espoirs complétement fous et déraisonnables. Habiter avec lui n’est sûrement pas une bonne idée parce que si la moindre petite information sur lui te rend aussi bête, qu’est-ce que cela sera quand tu le croiseras le soir, devant la porte de sa chambre, que tu le verras sortir de la salle de bain à moitié habillé ou qu’il te sourira le matin en guise de bonjour ? Tu vas en devenir fou… Et en même temps, ces seules idées te donnent envie de commettre cette bêtise : mieux vaut avoir des remords que des regrets, n’est-ce pas ? C’est terriblement tentant, une cerise sur un gâteau à la crème et tu n’as jamais su résister à la tentation… Sans compter que les choix ne sont pas nombreux : refuser cette offre plus que généreuse et retourner à la rue, ou l’accepter et subir la torture d’être si proche d’Ashley sans pouvoir rien faire d’autre que rêver, encore et encore… La rue ou la torture : dans le fond, le choix est simple. Tes cernes parlent pour toi, ta voix fatiguée aussi : tu vas finir par la perdre à dormir ainsi au froid, tu en ressens déjà les premiers symptômes, et un chanteur sans voix ne va jamais loin. Ce job, cette comédie musicale, c’est ta dernière chance, le dernier salaire qu’il te reste et tu ne peux pas le laisser tomber, encore moins prendre le risque de tout gâcher bêtement.
Alors tant pis pour ton cœur, tu vas devoir céder. Tant pis pour ta fierté aussi, et si tes joues rougissent quand tu énonces le loyer que tu comptais mettre, elles te brûlent carrément quand tu comprends que Lamberts se fiche éperdument de ton argent. Il ne voulait pas renflouer son compte en fin de mois mais désirait juste un peu de compagnie chez lui. A aucun moment tu ne te doutes de ses véritables intentions : tu acceptes son offre incroyable, le prenant comme argent comptant, considérant une nouvelle fois que Lamberts est un être à part, doté d’un cœur aussi grand que lui. Un cœur en or.
Tu lèves les yeux au plafond un court instant avant de passer ta main pour ramener tes cheveux en arrière, regardant Ashley comme s’il était un miracle vivant :
- Merde mec, c’est… je ne sais pas quoi dire. Merci, vraiment !
Tu en as un sourire qui dépasse probablement tes oreilles : le soulagement envahit ta poitrine et te réchauffe. Plus besoin de retourner dehors, plus de peur ni de froid, et enfin un lit au chaud et auprès d’un homme fantastique…. Même si plusieurs murs vous sépareraient probablement.
Ton sourire est réellement beau et tu en abuses en regardant ton idole, avant d’abuser de plus belle en demandant, les jours toujours aussi rouges :
- Puis-je venir dès ce soir ? Pour… enfin, mes affaires sont prêtes, quitte à faire, autant ne pas retarder les choses n’est-ce pas ?
Mentir encore une dernière fois, par fierté mal placée. Mais tu ne pourras jamais avouer au grand Lamberts que tu dormais dans la rue : certaines choses n’étaient pas envisageables quand il était question de lui.
- Et t’auras le premier loyer le plus vite possible, promis !
Tu es tellement ému que tu sens une boule d'émotion se former dans ta gorge et tu détournes le regard : il te sort d'une merde noire et ne s'en rend même pas compte. C'est dans ces moments-là que tu aimerais bien ne pas être seul, avoir une épaule sur qui se pencher et s'appuyer, et encore plus un ami à qui se confier. Il y avait bien Zoey autrefois, mais depuis ce sale coup tu n'arrives plus à lui faire confiance et cela est compréhensible. En réalité, tu es plus seul que jamais, même si tu vas aller vivre aux côtés de l'homme dont tu es amoureux. Belle ironie du sort, parce que lui doit peine t'avoir remarqué !
Tu t'obliges à déglutir pour cacher ton émotion et lui sourit de nouveau :
- Du coup on fait comment ? Tu rentres à quelle heure ce soir ? J'essayerai de finir en même temps que toi pour t'accompagner...




© Gasmask

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas

 
Ashed ❝ so you want to move with me? ❞


 :: MANHATTAN :: Midtown :: Broadway :: Imperial Theatre
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [JEU] BUST A MOVE: Boom les petite bulles [Payant]
» Heroes on the Move ' PS3 )
» Don't Move !
» Move Painting
» [résolu][Cherche] Minidraco avec Vitesse Extrême (Egg Move)

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum